Villa Shugaku-in (Kyoto), pavillon traditionnel japonais

Architecture traditionnelle japonaise

Un héritage millénaire

L’architecture traditionnelle japonaise est caractérisée par un usage massif du bois, pour tout type de construction :

  • la maison traditionnelle, qu’elle soit paysanne (minka) ou citadine (machiya),
  • les temples et sanctuaires,
  • les demeures impériales ou aristocratiques,
  • les châteaux, même fortifiés,
  • les pavillons de thé.

De nombreux styles se sont développés au fil du temps pour faire face à différents usages, à des conditions climatiques diverses selon les régions (typhons 🌀, neige ❄️, etc.) et aux fréquents tremblements de terre.

Les éléments caractéristiques de l’architecture japonaise traditionnelle sont notamment :

  • Une structure poteaux-poutres,
  • Les portes coulissantes fusuma à l’intérieur et shoji à l’extérieur,
  • Le sol couvert de tatami,
  • L’utilisation de papier de riz translucide pour couvrir les ouvertures,
  • Une toiture imposante pour résister aux intempéries et protéger du soleil.

Cette dernière peut être couverte de tuiles, de chaume ou d’écorce d’arbre. Les édifices sont souvent placés sur pilotis, légèrement surélevés par rapport au sol. La transition entre l’intérieur et le jardin est assurée par un espace intermédiaire, l’engawa, sorte de promontoire abrité servant également de couloir extérieur. Toute maison ancienne est dotée d’un genkan, un petit hall d’entrée où l’on se déchausse avant de "monter" dans les pièces à vivre.

De nombreux édifices d’architecture traditionnelle sont aussi classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le spécialiste de la construction était le charpentier (daiku 大工).

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