Zojo-ji à Tokyo, Moines pratiquant une cérémonie bouddhiste

Zojo-ji

Le temple aux cérémonies de moines bouddhistes

L'avis Kanpai
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Zojo-ji est le temple principal de l’école du bouddhisme japonais Jodo (courant de la Terre Pure). Il est situé à proximité de la Tokyo Tower, dans le quartier de Shiba de l’arrondissement Minato. Il abrite les sépultures d’une partie de la dynastie des shoguns Tokugawa, ainsi que plusieurs Biens Culturels.

Les origines du temple Zojo-ji remontent au IXe siècle et il aurait été fondé par un disciple de Kukai (secte Shingon), un peu plus au nord du côté de Hirakawa-chô. En 1393, il passe dans le giron du courant de la Terre Pure Jodo, dont il devient un des piliers à l’est du pays.

Lorsque Tokugawa Ieyasu reçoit les provinces de l’est en 1590, il choisit les temples Zôjo-ji et Kan’ei-ji comme temples funéraires (菩提寺 bodaiji) de son clan. De Kan’ei-ji, il reste une pagode et le pavillon du Tosho-gu au parc de Ueno, et Zôjô-ji rejoint son emplacement actuel en 1598. Il abrite toujours plusieurs tombes d’anciens shoguns de la dynastie Tokugawa.

Témoignage de l’époque d’Edo

Si aujourd’hui le temple ne possède plus que quelques pavillons, il n’en était pas de même durant l’époque d’Edo (1603 – 1868) au cours de laquelle le lieu s’était développé en un important monastère hébergeant des milliers de moines et qui s’étendait sur l’ensemble de l’actuel Parc de Shiba.

De son âge d’or, seule la porte principale Sangedatsu-mon 三解脱門 est parvenue jusqu’à nous. Édifiée en 1622, cette entrée monumentale se trouve sur l’avenue Hibiya-dori et mesure 21 mètres de haut, par 19 mètres de large et 9 mètres de profondeur. Sa galerie supérieure abrite une triade bouddhique et les statues de 16 disciples Rakan. Elle a été classée Bien Culturel National en 1915.

Zojo-ji à Tokyo, Plaquettes ema et omikuji

Lieu de culte vivant et dynamique

La plupart des édifices ayant été détruits soit par des incendies (notamment en 1873 et 1909) soit par les bombardements de 1945, les pavillons actuels sont des reconstructions de la seconde moitié du XXe siècle. Trois nouveaux bâtiments ont même été construits entre 2009 et 2011 :

  • Le pavillon Enko-daishi-do en l’honneur de Hônen, le fondateur de la secte de la Terre Pure,
  • Gakuryô, lieu de vie et de formation des futurs moines du mouvement,
  • et le pavillon Ankoku-den, nouveau réceptacle de l’image bouddhiste vénérée depuis Ieyasu, Kurohonzon Amida Nyorai (黒本尊阿弥陀如来 "l’Amida Nyorai noir").

En 2021, le toit du pavillon principal Daiden est rénové et recouvert de 60.000 tuiles en titane, un chantier d’une ampleur inédite sur le plan mondial, afin d’améliorer sa durabilité, sa résistance aux incendies, typhons 🌀 et séismes tout en préservant son aspect traditionnel.

Zojo-ji à Tokyo, Vue sur la Tour de Tokyo

Mais le plus intéressant est sans doute d'assister à une cérémonie de moines bouddhistes. Il n'y a malheureusement pas de planning régulier pour les prières mais en général un prêche ouvert à tous a lieu le dimanche matin. De plus, certaines festivités sont publiques, comme Hana Matsuri, la commémoration de la naissance de Bouddha tous les 8 avril.

Au cœur d’un quartier d’affaires, on ne peut pas vraiment manquer le Zojoji, qui se trouve à quelques encablures seulement de la Tokyo Tower 🗼, dont l’attractivité a décliné depuis l’ouverture de la Tokyo SkyTree. Le complexe est également ponctué d’une centaine de statues de Jizô destinées à apaiser les âmes des enfants décédés et d’une salle d’exposition consacrée à Tokugawa Ieyasu et aux trésors du temple.

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Par Kanpai Mis à jour le 13 avril 2022 Zojo-ji