Illustration mot de l'année 2021 : Shohei Otani

Top 10 des mots de l'année au Japon

Les tendances de 2021 : Jeux Olympiques et Coronavirus

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Pour un aperçu de l'année 2021 vue par les Japonais, il est possible de se pencher sur le choix du mot de l’année, dévoilé début décembre dernier par la maison Jiyû Kokuminsha, éditrice de l’encyclopédie annuelle Gendai Yôgo no Kiso Chishiki ("Dictionnaire du vocabulaire contemporain"), en association avec U-Can, autre éditeur et organisme de formation à distance. Une trentaine de mots a été examinée pour aboutir à la sélection d'une dizaine, nommée U-Can shingo-ryûkô go top 10 ("Top 10 U-Can des néologismes et mots tendances"), comme tous les ans à la même période depuis 1984.

Le jury était composé de six personnalités et intellectuels du monde universitaire, des arts, de la presse éditorialiste et du divertissement, et présidé par la directrice de publication de l’encyclopédie. Les dix mots ou expressions du classement final ont été choisis pour ce qu’ils représentent de la société japonaise en cet instant T.

On s’y attendait avec la tenue des JO 🏅 reportés en 2021, le sport a fait partie du quotidien des Japonais cette année (un tiers des mots), tout autant que le Coronavirus 🦠 représenté directement par sept mots, mais qui constitue l’arrière-plan de plusieurs autres. La politique intérieure japonaise est la grande absente de ce classement, toutefois les athlètes japonais y sont célébrés. Fermé au monde depuis près de 2 ans, le Japon, ou du moins le jury de Jiyû Kokuminsha, semble porter un regard nouveau sur la jeunesse, à la fois en souffrance, mais porteuse d’espoirs.

リアル二刀流 (Real nitôryû)/ショータイム (Shô-time) : les mots de l’année 2021

Les deux mots ex-æquo font référence à Shohei Ohtani (né en 1994), membre japonais de l’équipe de ligue majeure de baseball des Angels de Los Angeles depuis 2018. En 2021, il a cumulé les performances et les prix dans sa discipline. Il est même devenu le premier joueur depuis 1919 à pouvoir jouer au même niveau aux postes de batteur et de lanceur, d’où le terme "Real nitôryû" ("véritable technique à deux sabres"). Shô-time est un jeu de mot sur son prénom, Shôhei, diminué en "Shô" et auquel a été accolé "time" pour donner le mot anglais showtime, annonçant le spectacle lorsqu’il entre sur le terrain.

Ses résultats sportifs et son esprit compétiteur font la fierté des Japonais, ainsi que ses airs de gendre idéal et sa réputation de gentillesse. À noter que le récipiendaire du prix réside aux Etats-Unis…

Reste du top 10 : sport, Covid et jeunesse

2. うっせぇわ (Ussee wa)

Ussei wa est le titre d’une chanson interprétée par Ado (née en 2002), sortie en octobre 2020 et rapidement devenue numéro 1 des ventes et des vues en streaming. Dans un langage peu amène (le titre signifie "la ferme !"), la chanteuse exprime ici toute la révolte et l’exaspération ressenties par la jeunesse face aux injonctions incessantes de la société. Le refrain est un véritable "ver d’oreille" qui se retient dès la première écoute. Le clip animé aux tonalités sombres met en scène une lycéenne exprimant toute sa violence intérieure et réclamant le droit d’être elle-même.

3. 親ガチャ (Oya gacha)

Oya gacha est un mot valise composé de "oya" signifiant "parents" et "gacha" l’onomatopée que produisent les machines de gachapon, ces distributeurs de jouets en capsules. Il exprime l’idée que dans la loterie de la vie, le destin d’une personne est tributaire de la famille dans laquelle elle est née, sans que ses efforts ou sa volonté ne puissent y changer grand-chose. Ce sentiment d’inégalité serait de plus en plus répandu parmi les plus jeunes, leur rendant les valeurs traditionnelles d’effort et de persévérance particulièrement pénibles car ils n’y adhèrent plus. Un phénomène qui a pris une ampleur particulière avec la crise du coronavirus.

4. ゴン攻め (Gon zeme) /ビッタビタ (bitta bita)

Ces deux mots expressions ont été employées par Ryô Seijiri, skate-boarder professionnel, lorsqu’il commentait les épreuves de sa discipline aux JO sur la chaîne de télévision publique NHK. Le skate board est un sport méconnu au Japon, et les termes techniques ont pu désarçonner un public traditionnel, d’autant plus que Seijiri employait un langage direct et enthousiaste, sans les circonvolutions habituelles des présentateurs télé. "Gon zeme" pourrait être traduit par : "particulièrement proactif" et "bitta bita" par "avec précision" ou plus familièrement "au millimètre". Par ce choix, le jury parvient tout de même à se fendre d’une pique aux dirigeants du pays, à qui il propose de suivre l’exemple du jeune sportif dans sa franchise.

5. ジェンダー平等 (Jendâ byôdô)

Gender byôdô – l’égalité des sexes, qui s’est immiscée dans la conversation nippone à la suite des dérapages misogynes de Yoshirô Mori, alors président du Comité d’organisation des JO de Tokyo (et habitué de sorties controversées et faux-pas durant toute sa longue carrière politique). Ses propos ont porté un éclairage très négatif sur le Japon sur le plan international, ce qui n’a pas laissé les Japonais de marbre.

La quasi-absence des femmes aux postes décisionnaires a globalement été pointée du doigt. Cependant, par la mise en avant de ce mot, le jury a voulu aussi évoquer les conséquences moins visibles de l’inégalité entre hommes et femmes, comme l’inégalité financière et les préjugés inconscients qui nuisent aux femmes dans la société.

6. 人流 (Jinryû)

Le terme signifie "flux de personnes" et son usage a pris de l’ampleur avec le Corona. C’est un mot-clé essentiel dans la gestion de la crise sanitaire, pour la mise en place des mesures de préventions telles que les "3 mitsu" (mot de l’année 2020), la distanciation sociale, et l’application des différents états d’urgences qui ont jalonné l’année 2021. Comprendre comment circulent les personnes permet aussi de mieux appréhender les vagues passées, voire les futures.

7. スギムライジング (Sugimuraijingu)

Sugimuraijingu fait référence à Hidetaka Sugimura, compétiteur lors des jeux paralympiques dans la discipline de la boccia, un jeu apparenté à la pétanque, adapté aux personnes atteintes de paralysie. Grâce à sa botte secrète, le "raising", un geste extrêmement précis et difficile qu’il a néanmoins réalisé plusieurs fois, il a remporté la médaille d’or en individuel cet été.

8. Z世代 (Zeddo sedai)

La génération Z (né/es entre 2e moitié des années 1990 et 2010) a retenu l’attention du jury car elle caractérisée par son usage naturel du smartphone 📱. Grâce à cet objet qui connecte au monde entier, la jeunesse peut acquérir de nouvelles connaissances, trouver des amis à l’autre bout du monde et partager des passions, sans pour autant parler la même langue. Les jeunes championnes japonaises de skateboard en sont le parfait exemple, elles qui pratiquent un sport quasi inconnu ou mal vu dans leur pays, mais qui ont pu se hisser au niveau international en trouvant motivation, encouragements et conseils grâce aux nouvelles technologies.

La génération Z est vue comme celle du partage libre des connaissances, de l’émulation mutuelle, en contradiction avec la culture de la transmission du maître à l’élève dans un cadre restreint.

9. ぼったくり男爵 (Bottakuri danshaku)

Le surnom peu flatteur de Bottakuri Danshaku ("Baron de l’Arnaque" que l’on imagine bien figurer dans les aventures d’un Lupin) est celui qui a été retenu pour désigner Thomas Bach, le président du Comité Olympique. Bottakuri Danshaku est la traduction de "Baron Von Ripper-off" expression employée dans un éditorial du Washington Post dont l’écho a été retentissant au Japon en mai, alors que la 4e vague de Covid commençait et que l’inquiétude grandissait quant à la sécurité des JO à venir. Le président du CIO et plus globalement les politiciens y étaient accusés de privilégier l’argent à la sécurité et de pratiquer une politique du deux poids, deux mesures. Thomas Bach a en effet été vu s’adonner avec insouciance à la "balade à Ginza" lors d’une de ses visites-éclairs à Tokyo, alors que les athlètes, ayant subi périodes d’isolement à l’entrée dans le pays et tests réguliers n’étaient même pas autorisés à faire un peu de tourisme.

10. 黙食 (Danshoku)

Directement lié à la crise du Covid, danshoku signifie "manger en silence", une injonction faite par voie d’affichage dans les restaurants, pour éviter les risques de contamination au cours de conversations animées autour d’un plat. Le mot symbolise la lassitude de devoir se contrôler jusque dans les moments de convivialité et de détente.

Les Jeux Olympiques bien représentés

En cette année de JO, le sport se taille la part du lion, avec 2 mots ex-aequo en première place et 10 concernant les Olympiades. Le terme エペジーーン (epejiiin) a été consacré grâce aux réseaux sociaux et marque la médaille d’or remportée pour la première fois par l’équipe masculine d’épée ; カエル愛 (kaeru ai / vive les grenouilles) est le cri poussé par Sena Irie (née en 2000) en remportant la première médaille d’or féminine du Japon en boxe catégorie poids plumes. Le karaté, sport emblématique de l’archipel, est représenté par チャタンヤラクーサンクー (chatan’yara kûsankû), le nom du kata exécuté par Kyou Shimizu (née en 1993) et qui lui a permis de remporter une médaille d’argent. チキータ (chiquita) est un terme de tennis de table, dont la médaille d’or en double mixte a été remportée par Mima Ito (née en 2000) et Jun Mizutani (né en 1989).

Intéressante également est la phrase du commentateur des épreuves de skateboard sur Fuji 🗻 TV : 13歳、真夏の大冒険 (jûsansai, manatsu no daibôken / "la grande aventure de l’été de [mes] 13 ans") pour parler de la plus jeune championne olympique japonaise, Momiji 🍁 Nishiya (née en 2007) médaillée d’or en skate board. À noter que les médaillées d’argent (Rayssa Leal) et de bronze (Funa Nakayama) sont âgées respectivement 13 et 16 ans. Enfin, les ピクトグラム pictogrammes, ces animations diffusées lors de la cérémonie de clôture des JO ont ému les internautes japonais.

Le Coronavirus est bien sûr toujours d’actualité, représenté directement par 7 mots et sous-tendant de nombreuses thématiques abordées cette année. Sur le plan sociologique, マスク会食 (masuku kaishoku / banquet masqué) est en relation directe avec danshoku, 路上飲み (rojônomi) désigne le phénomène de consommation d’alcool sur la voie publique qui a pris de l’ampleur à la suite des mesures de fermetures et de restrictions pendant les états d’urgence. Sur le plan médical, les mots 変異株 (hen’i kabu) le "variant", 副反応 (fuku hannô / effets secondaires) parlent aussi à un public occidental concernant le virus et les vaccins. Les soins à domicile 自宅療養 (jitaku ryôyô) sont la solution encouragée par les autorités pour éviter l’engorgement du système hospitalier.

Enfin, dans le contexte de crise sanitaire, et plus largement de manque de main d’œuvre, ヤングケアラー (yangu kearâ / young carer/ jeune aidant) met en lumière les mineurs chargés d’un rôle de soutien dans leur famille, que ce soit pour prendre soin d’un membre âgé, handicapé, ou pour pallier les défaillances de parents rendus incapables d’assurer leur rôle quelle qu’en soit la raison. Cela n’étant pas sans conséquences sur leur éducation et leurs opportunités d’avenir.

Le divertissement est peu présent, mais on note tout de même la présence de イカゲーム (Ika gêmu) Squid Game, qu’on ne présente plus, et de ウマ娘 (Umamusume / "les filles-chevaux") une de ces séries et jeux vidéo 🎮 dont le Japon a le secret. Ce n’est certes pas cet anime qui va redorer le blason de l’archipel concernant les objectifs de développement durable de l’ONU, les SDGs également au classement, sur le sujet de l’égalité des sexes. La santé des femmes entre néanmoins en ligne de compte au travers de フェムテック (femu tekku / Femtech) qui désigne les nouvelles technologies au service de celle-ci, et en particulier de la fertilité. Comme en France, le NFT (Jeton non fongible) a également occupé certaines conversations de 2021. Plus anecdotique, マリトッツォ (maritottsuo / maritozzo) est une pâtisserie italienne à base de pain et de crème qui a fait les délices des palais japonais.

推し活 (oshikatsu) est une expression dont le sens s’est rapproché de celui d’otaku pour parler des jeunes qui consacrent une partie de leur temps à une passion ou à un artiste, activités qui ont été mises à mal par le Coronavirus. Le mot vient des "recommandations" des réseaux sociaux. Enfin, ととのう (totonou), littéralement "être prêt" (ou "être cuit" ?) désigne l’état de bien-être particulier dans lequel les amateurs de sauna se trouvent après avoir pratiqué leur activité favorite.

Ce Top 10 offre une autre vision du Japon, et du regard que certains Japonais peuvent avoir sur leur pays. Le jury de Jiyu Kokuminsha ne cache pas son désaccord avec la politique du gouvernement en place, ce qui peut paraître étonnant si l’on s’en tient aux clichés sur l’uniformité de la société japonaise. La lecture de l’argumentaire du jury et l’analyse du contexte permettent de découvrir que de nombreuses expressions et courants sont à l’œuvre, et qu’ils ne passent pas toujours les filtres de la langue et de la culture pour parvenir jusqu'à nous.

Illustration mot de l'année 2020 : pancarte San mitsu (ou 3C) tenue par Yuriko Koike (gouverneure de Tokyo)

Années précédentes

Les termes en rapport avec le sport occupent une place importante. La politique n'est pas en reste, et l'ancien Premier ministre japonais Shinzô Abe a souvent été impliqué, que ce soit en raison de décisions politiques controversées ou d'affaires.

2020

  1. 3密 (san mitsu) ou 3C) : slogan développé par le Ministère de la santé japonais courant mars 2020, pour prévenir la diffusion du Coronavirus en évitant les 3C : Confined spaces (espaces confinés 密閉 mippei) ; Crowded places (endroits bondés 密集 misshû) ; Close-contact settings (contacts rapprochés 密接 missetsu).
  2. GoToキャンペーン (GoTo Campaign) : campagnes de subventions exceptionnelles allouées pour soutenir l’économie pendant l’épidémie de Coronavirus. Si elles ont globalement permis le maintien d’une certaine activité, elles ont encouragé les brassages de population dans le pays et indirectement contribué à la diffusion du Covid-19.
  3. 鬼滅の刃 (Kimetsu no yaiba) : Demon Slayer, manga de Koyoharu Kotoge, dont la publication a pris fin en mai 2020. Le film Demon Slayer - Le Film : Le train 🚅 de l'infini est sorti en octobre 2020 et a pulvérisé tous les records du box-office japonais.

2019

  1. ONE TEAM : slogan de l’équipe japonaise de rugby les Brave Blossoms pendant la Coupe du monde de rugby 2019, pour souligner positivement la diversité des origines de ses membres, la moitié n’étant pas de nationalité japonaise.
  2. 計画運休 (keikaku unkyû) : "l'annulation programmée" qui désigne l’arrêt préventif de tous les moyens de transports avant le passage d’un typhon 🌀, expression souvent employée en 2019 où ces phénomènes météorologiques ont été particulièrement puissants et destructeurs.
  3. 軽減税率 (keigen zeiritsu) : la "modération de la taxe", du nom de la mesure temporaire qui vise à rendre plus acceptable l’augmentation de la TVA à 10%, en ne l’appliquant dans un premier temps que sur les produits moins essentiels.

2018

  1. そだねー (sodanee) : "c'est bon", expression popularisée par l'équipe féminine japonaise de curling qui a remporté une médaille de bronze aux JO d'hiver de 2018 à PyeongChang ;
  2. eスポーツ (isupootsu) : "e-sport", le sport électronique, dans lequel un Japonais a remporté une médaille d'or lors d'un championnat asiatique à l'été 2018. Sodanee et e-sport sont en tête du classement ;
  3. #MeToo : le fameux hashtag se place en dixième position.

2017

  1. インスタ映え (Insta bae) : "Instagrammable", pour marquer le développement du fameux réseau social ;
  2. 忖度 (sontaku) : "conjecture", ex-aequo avec "Insta bae", c'est un terme employé par le fondateur du groupe Morimoto Gakuen, dans le scandale de détournement de fonds publics et de falsifications du même nom impliquant le Premier ministre Shinzô Abe ;
  3. J アラート (J araato) : "J ALERT", en quatrième place, désigne le système d'alerte à la population, utilisé pour signaler un danger, particulièrement sollicité en 2017 par les tirs de missiles nord-coréens.

2016

  1. 神ってる (kamitteru) : "il est divin", souligne l'exploit d'un joueur de baseball qui a réussi des home run décisifs sur deux matchs de suite ;
  2. トランプ現象 (Toranpu genshô) : "le phénomène Trump", en troisième position, reflète le choc de la découverte du nouveau président des Etats-Unis et de son vocabulaire fleuri ;
  3. 盛り土 (moritsuchi) : "le terre-plein", en sixième place, rappelle le contexte houleux du transfert du marché de Tsukiji à Toyosu, que la gourveneure de Tokyo Yuriko Koike avait fait suspendre le temps de dépolluer le nouveau site d'accueil du marché aux poissons 🐟.

2015

  1. 爆買い (bakugai) : est un mot d'argot qui signifie "dévaliser" dans le sens de "tout acheter en une seule fois", et évoque la découverte de l'immense pouvoir d'achat des touristes chinois. Il est ex-aequo avec :
  2. トリプルスリー (toripurusurii) : "Triple Three", l'exploit réalisé par Tetsuto Yamada, joueur de baseball professionnel, qui a obtenu 30% de batting average, 30 vols de but et 30 home run sur une saison ;
  3. エンブレム (enburemu) : "emblème", en sixième position, pour le choix du symbole des JO 2020 qui a passionné les Japonais.

2014

  1. ダメよ~ダメダメ (Dame yo dame dame) : "Non, non et non !", d'après la réplique d'un duo de comiques Japonaises moquant leurs concitoyens qui ne savent toujours pas dire non franchement, même dans le contexte de révision radicale de la Constitution de 1947 envisagée par le gouvernement Abe en juillet 2014 ;
  2. 集団的自衛権 (shûdanteki jieiken) : "droit de légitime défense collective", ex-aequo avec Dame yo dame dame, et dans le même contexte, est l'argument employé par Shinzô Abe pour justifier les amendements militaristes qu'il voulait intégrer à la Constitution du Japon ;
  3. ありのままで (ari no mama de - "telle que je suis") : "Libérée, délivrée", en troisième position, est la version japonaise de "Let it go", la chanson phare du film La Reine des Neiges, sorti en 2014 avec autant de succès que dans le reste du monde.

2013

  1. お・も・て・な・し (O MO TE NA SHI) : "l'hospitalité". En 2013, quatre prix spéciaux ont été décernés, dont un à l'expression employée par l'animatrice Christel Takikawa lors de son discours de présentation pour l'attribution des JO de 2020 au Japon ;
  2. アベノミクス (Abenomikusu) : "Abenomics", en cinquième position, est le nom de la politique économique prônée par le premier ministre Shinzô Abe depuis décembre 2012 ;
  3. ご当地キャラ (gotôchi kyara) : "la mascotte locale", en sixième, fait écho à la mode lancée dès 2007 par Hiko-nyan, mascotte de Hikone, de représentation d'une ville ou d'une région par un personnage. 2013 marque un record de popularité pour Kumamon, la mascotte de Kumamoto.
Mis à jour le 14 décembre 2021 - The words of the year in Japan