Manger pas cher au Japon

La gastronomie est une institution au Japon, au même titre qu’en France. Les Japonais raffolent de leurs produits locaux réputés sains pour la santé, qu’ils mettent quotidiennement en scène dans de nombreuses émissions de télévision. Bien manger ne signifie pas forcément payer cher. Archipel asiatique, le Japon procure une foule de solutions pour se nourrir à moindre frais et goûter aux spécialités régionales… Le préalable étant d’aimer le riz !

Le billet psychologique de 1.000¥ (~8,07€)

L’on s’accorde autour de la somme de 1.000¥ pour définir un prix raisonnable pour se restaurer : sur toute la journée pour les plus attentifs ou en moyenne d’un repas pour les plus gourmands.

La nourriture locale représente évidemment le meilleur rapport qualité-prix. Bases de l’alimentation japonaise, le riz ou les nouilles se révèlent économiques et rassasiants. Les légumes s’avèrent également intéressants à consommer au quotidien, marinés à picorer ou frits en tempura. Les plats au curry affichent un goût typiquement japonais à un tarif très concurrentiel. En revanche, la viande rouge, les produits de la mer et les fruits restent des denrées assez onéreuses, donc consommées dans des portions plus petites.

Restaurants bon marché

Les chaines de restauration rapide sont légion sur le sol nippon. L’on reconnaît immédiatement les enseignes américaines telles que Starbucks ou encore Mac Donald’s. Elles ne sont pas les seules à pulluler ; de nombreuses marques japonaises ont développé un réseau physique dense et affichent un menu fast-food local, où le plat principal se situe autour de 400¥ (~3,23€) à 700¥ (~5,65€).

Le concept de commande est lui aussi différent puisque l’on choisit depuis une machine à l’entrée et l’on tend ensuite son coupon au personnel flanqué derrière le comptoir. L’on est servi à sa place au bout de quelques minutes seulement. Et si l’on a encore faim ? Rebelote ! Voici quelques spécialités et le noms des chaînes qui les servent :

  • bol de riz garni au bœuf gyudon : Sukiya, Matsuya et Yoshinoya ;
  • bol de riz et tempura : Tendon Tenya ;
  • plat au curry : Coco Ichiban ;
  • nouilles udon : Marugame et Hanamaru ;
  • sandwich burger : Mos Burger et Freshness Burger.

Les amateurs des traditionnels sushi et maki peuvent essayer les kaiten-zushi que l’on trouve assez facilement, notamment dans les passages couverts ou à l’étage restauration des centres commerciaux. Le principe du prix à l’assiette permet d’apprécier au plus près l’addition avec son niveau de satiété.

Ainsi les premiers prix, qui commencent à environ 100¥ (~0,81€) pour une assiette, permettent de choisir des maki végétariens (concombre, algues, natto) ou des sushi à l'omelette. Parmi les sushi au poisson les moins chers, on retient ceux au calamar ou au poulpe. Il est toutefois conseillé de s’y rendre lorsque la faim est encore acceptable afin d’être rassasié rapidement. Certains établissements affichent parfois des suppléments le soir et des réductions le midi ou en début de soirée.

La majorité des restaurants met gratuitement à disposition de l’eau glacée et du thé vert chaud, à se servir à volonté. Les autres boissons, soda ou bière par exemple, se payent à la canette ou à la bouteille.

Une autre proposition consiste à oser franchir la porte des petits boui-bouis qui ne payent pas de mine mais s’avèrent bons, pas chers et originaux. Il s’agit le plus souvent d’une cuisine familiale ; le choix reste donc limité. L’on se présente au comptoir et on attend d’être servi comme à la maison. On déniche ces endroits dans les rues adjacentes aux grandes avenues et autour des gares. Pour 700¥ (~5,65€) à 1.000¥ (~8,07€) par personne, l’on goûte à une cuisine de tous les jours dans une atmosphère typiquement japonaise.

Les formules à volonté : nourriture tabehodai et/ou boisson nomihodai sont à tester pour passer un bon moment de convivialité entre amis et gros mangeurs. Les restaurants qui proposent ce genre de menu sont le plus souvent spécialisés dans la viande grillée yakiniku. Le tarif varie selon les endroits : compter autour de 2.000¥ (~16,14€) pour une formule tabehodai et 5.000¥ (~40,34€) pour l’ensemble tabeodai + nomihodai, le tout sur une durée limitée ; en moyenne une à deux heures. La marque Stamina Taro propose des tarifs plus compétitifs : entre 1.000¥ (~8,07€) et 2.000¥ (~16,14€) pour un menu à volonté et 3.000¥ (~24,21€) pour boire et manger sans compter pendant 90 minutes.

Derniers lieux bon marché à découvrir : les restaurants familiaux qui, comme leur nom l’indique, peuvent accueillir facilement des groupes et proposent une carte assez éclectique. Leur particularité : on y mange des plats occidentaux, en général italien ou chinois à prix intéressants. Ainsi les voyageurs en mal de pizza ou spaghettis chercheront les enseignes du grand groupe Skylark telles que Gasuto, Grazie Gardens, Jonathan’s ou encore la chaîne de restauration Saizeriya.

Casser la croûte dans la rue

Lorsqu’il fait beau, l’envie de faire une pause gourmande en plein air pousse les visiteurs à faire un tour dans les échoppes de snacks japonais.

Mondialement connus, les konbini répondent instantanément à la demande. Implantés à chaque coin de rue en ville et en campagne, ces mini-magasins servent de vitrine à la gastronomie populaire japonaise. Même si les tarifs sont parfois plus élevés, la fraîcheur des produits est toujours au rendez-vous. Les petites bourses apprécient particulièrement les onigiri entre 200¥ (~1,61€) et 300¥ (~2,42€) la pièce, les croquettes de viande frite, les viennoiseries et les plateaux bento prêts à être déguster.

En gare shinkansen, les comptoirs à eki-bento fournissent pour environ 1.000¥ (~8,07€) à 1.500 ¥ (~12,10€) les voyageurs qui se ravitaillent avant de monter dans le train à grande vitesse.

Lors des matsuri en été, les stands de nourriture grillée installés à proximité des temples et dans les parcs se présentent comme une bonne occasion pour manger local pour quelques centaines de Yens : brochettes de viande, poulpe frit takoyaki, nouilles sautées yakisoba et omelette garnie okonomiyaki. Les odeurs alléchantes qui se dégagent de cette cuisine de rue satisfont le ventre et le porte-monnaie.

Les marchés alimentaires combinent destination touristique et dégustation culinaire. Quasiment toutes les boutiques de Nishiki à Kyoto offrent des échantillons gratuits à consommer sur place. De même, le marché Kuromon à Osaka propose entre autres du thon gras, des noix de Saint-Jacques ainsi que des fruits frais à prix raisonnable si l’on arrive assez tôt dans la matinée.

Être malin pour faire ses courses

Les supermarchés japonais se révèlent une excellente alternative pour manger sain et varié ; tant que l’on peut stocker et cuisiner un minimum de nourriture dans son hébergement. Il s’agit alors de repérer les supa comme Life ou Seiyu, qui sont présents au cœur des quartiers résidentiels des villes. Autrement, il faut chercher les sous-sols alimentaires des depato, ces immenses centres commerciaux, par exemple Isetan ou Mitsukoshi, que l’on croise au pied des gares.

Leur intérêt économique est double :

  • des plus grandes quantités proposées, notamment pour les boissons, les yaourts, les fruits et légumes ;
  • des promotions très intéressantes en fin de journée dans les rayons alimentaires frais.

Les DLUO au Japon sont parfois très courtes, de 24 heures seulement. De cette façon et pour éviter trop d'invendus, les enseignes pratiquent tous les jours des réductions dites waribiki, fixes de quelques yens ou en pourcentage, voire affichent des produits à moitié prix baptisés hangaku.

L’ouverture de la chasse aux bonnes affaires commence un peu avant l’heure du dîner, vers 18h30 - 19h, jusqu'à la fermeture tardive vers 22h. Un préposé défile dans les rayons avec ses autocollants rouge et jaune qui ont le pouvoir de baisser le prix de vente en un instant. Les clients réguliers connaissent parfaitement l’heure à laquelle les promotions sont distribuées, et se ruent alors sur les meilleures offres : les barquettes de sashimis au saumon, les sushis au thon et les lamelles de bœuf tendre pour en citer quelques-unes.

En dernier recours, il reste les nouilles instantanées à la japonaise. Pour environ 150¥ (~1,21€), l’on se procure facilement une cup noodle ou un cup ramen. L’eau chaude pour mélanger la préparation est souvent fournie gratuitement à la sortie des konbini et supermarchés, ou bien dans les hôtels et auberges qui laissent une bouilloire à disposition. Moins savoureux qu’un plat frais mais très économique, cette solution de secours permet de manger chaud à toute heure.

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