Travailler dans la production et le transport d'électricité au Japon ?

11 réponses

Bonjour,

J'ai bientôt 27 ans, titulaire d'un BTS Électrotechnique et je travaille depuis 3 ans chez EDF en France, plus particulièrement dans le transport d'électricité concernant le dimensionnement des lignes et postes de transformations qui vont de 400 kV à 90kV. Que cela soit pour le maintien du réseau, le raccordement de clients éoliens etc... et aussi pour les interconnexions avec les pays frontaliers.

Je me permets de venir vers vous car je débute l'apprentissage du japonais au travers des livres "Minna no Nihongo" et mon but que je rêverai d'atteindre, serait de bosser pour une des compagnie qui gère le transport et la production d'électricité sur le sol nippon. Projet bien spécifique et qui me parait difficile à concrétiser mais je pense que cela puisse être possible. Maintenant j'aimerai concrétiser ce projet le plus tôt possible mais il faut bien d'abord apprendre le japonais, et surtout ne pas foncer tête baissée et agir de manière réfléchie afin que tout se passe pour le mieux.

J'ai furieusement envie de m'en donner les moyens mais le chemin à parcourir m'est quelques peu visible. Je ne dispose que d'un BTS et je sais très bien qu'avec un diplôme d'ingénieur, cela aurait été mieux. Mais je mise avant tout sur mon expérience dans ce domaine très spécifique chez EDF bien que légère pour l'instant puisqu'elle n'est que de 3 ans.

Pour vous expliquer en quelques mots. Au Japon, le pays est divisé en deux fréquences de réseau, le 50Hz au Nord-Est et le 60Hz au Sud-Ouest. Le transport et le réseau d'électricité et géré par une multinationale divisée en plusieurs entitées que sont :

- Hokkaidô Electric Power Company
- Tôhoku Electric Power Company
- Tokyo Electric Power Company
- Chûbu Electric Power Company
- Kansai Electric Power Company
- Shikoku Electric Power Company
- Kyûshû Electric Power Company
- Chûgoku Electric Power Company
- Hokuriku Electric Power Company

Mon objectif serait donc de travailler pour l'une de ses divisions, que cela soit à Tokyo, Fukuoka, Osaka, Kyoto, etc... de préférence dans une de ces grandes villes tout de même^^

Vous connaissez tous sûrement l'une de ces divisions. Je parle de Tepco liée au incidents survenus à Fukushima. Mais cette société gère également des parcs de productions très intéressants comme la Station de pompage d'Ōmachi dans la préfecture de Nagano. Ou bien le Barrage de Tambara à Numata dans la préfecture de Gunma. Et aussi toutes ces centrales thermiques qui représentes 3 fois la production de nucléaire du pays nippon.

Bref, je ne vais pas non plus vous barber avec tout cela, mais je voudrais savoir si certains parmi vous connaîtrait le processus de recrutement de ces sociétés et si certains pourraient m'aiguiller pour concrétiser ce projet ? La moindre petite aide est la bienvenue. La moindre critique également.

J'accepte toute critique, bonne ou mauvaise, tant qu'elle est constructive et qu'elle m'aide à avancer et voir les choses avec davantage de réalisme. Je ne veux pas faire les choses à moitié car j'ai quand même un bon emploi actuel à perdre bien que je soit persuadé que j'ai beaucoup à gagner sur le plan personnel à partir pour le Japon. Mais c'est pas pour autant que je veux agir inconsciemment.

Merci de m'avoir lu :)

Faab

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Réponses à la question

14 Février 2017
06:25

Le processus de recrutement est exactement le même que partout ailleurs. :) En particulier, ils ne recrutent pas à l'étranger, donc il faut impérativement être au Japon pour pouvoir participer à des conférences, etc. C'est possible en tant que simple touriste, mais ça ne laisse pas beaucoup de temps donc le mieux est d'avoir déjà un visa de longue durée genre étudiant ou vacances-travail.

Après, bah on n'est pas Madame Irma, personne ne sait ce que l'avenir réserve...

14 Février 2017
08:39

Le circuit commun pour l'embauche ce fait durant la 4eme année d'université japonaise. Les étudiants, pour pouvoir postuler doivent présenter la preuve qu'ils sont étudiants en 4eme année. Ce qui rend le système très imperméable, même pour les japonais. Si on loupe cette période d'embauche on est restreint à des métiers mal payés de seconde zone.
Seuls certains métiers très techniques échappent vraiment à ces contraintes. Dans ton cas c'est peut être possible. Cependant il te faudra une bonne maitrise du Japonais (Jlpt N2 voir N1). Mais cela ne suffira surement pas.
Il te faut repenser à la façon de mener ton projet, car voilà comment pense l'employeur : "pourquoi embaucherai-je un étranger avec qui je risque d'avoir des problèmes de communications, et qui ne sera pas aussi habitué à la rigidité du système hiérarchique (= aussi docile) qu'un Japonais ?" la réponse est "aucune" surtout que l'employeur devra se taper les formalités pour le visa. D'ailleurs pour obtenir ce dernier il faudra justifier qu'un étranger est nécessaire, qu'un japonais ne peut pas faire le même travail. Le service de l'immigration est rude.
Alors pour avoir la moindre chance il va falloir vendre le fait que tu es étranger, et que tu maitrises l'anglais : pour un poste sur l'international par exemple, ou en relation avec un partenaire commerciale étranger....

bref il y a beaucoup à penser...

15 Février 2017
08:01

En effet c'est sûrement la première question que je devrais me poser. "Pourquoi il me prendrai moi ?", "Qu'est-ce que je peux lui apporter que des japonais ne pourraient pas ?". Car comme tu le dit, c'est l'employeur qui va sponsoriser mon visa et si il n'a rien à gagner dans tout ça, pourquoi se mouillerai-t-il ?

Si avoir le N2 voir N1 en japonais suffisait, ça serait vraiment trop beau et trop simple, ça je m'en doute bien malheureusement. Après il me reste éventuellement une piste. Bien qu'elle a très peu de chances d'aboutir, il y a une personne de chez EDF avec qui je suis entré en contact une fois et qui est expatrié à Tokyo car ils ont une délégation Japon-Corée là bas. C'est le seul expatrié mais je vais le recontacter en essayant de me vendre en tant que personne et de vendre mes compétences au mieux pour tenter de saisir cette chance aussi infime soit elle.

14 Février 2017
22:04

Honnêtement quitter EDF et tous les avantages (à commencer par le CE de malade)... pour une entreprise où tu n'auras quasiment aucun espoir de monter en grade... (un gaijin ne dirige pas des japonais) le tout sans le quart des congés que tu as actuellement...
Tu n'as pas peur on dira. LoL
Mais pour faire plus terre a terre, tu vas avoir du mal à avoir un visa de travail, il est demandé soit un bac+3 ou 10 ans d'expérience dans son domaine. Et tu n'as ni l'un, ni l'autre.
Tu as encore la possibilité de faire un visa PVT, c'est ce que je ferai à ta place pour aller tater le terrain sur place le temps d'un an.

15 Février 2017
07:55

C'est sûr que chez EDF c'est déjà une bonne place. Et je ne m'en plaint pas. Après pour info, le "CE de malade", c'était le cas il y a plusieurs années avant que j'y entre, mais aujourd'hui ce CE ne propose quasiment plus rien et va finir par disparaître au fur et à mesure des années car ils sont en train de supprimer petit à petit leurs finances.

Pour les congés j'en ai conscient que mise à part tous les jours fériés au Japon, je risque de ne commencer qu'avec probablement qu'une seule semaine de congé payés avant que cela n'augmente avec l'ancienneté. Sinon j'avoue que oui je manque en diplôme et en expérience. Mais ton avis me permet néanmoins d'être un peu plus réaliste en sommes.

15 Février 2017
02:09

Bonjour
De mémoire il faut déjà être résident ou mieux naturalisé japonais si vous voulez postuler dans ce type d'entreprise.
Autre solution argumenter sur le fait que votre niveau d'études dans le domaine de la recherche vous permet d'effectuer des choses que les japonais ne peuvent pas faire
Connaissance de la langue niveau native dans les deux cas de figures, procédures et informations entièrement en nihongo
Bon courage

15 Février 2017
08:07

Merci à tous pour vos réponses. Ça permet quand même de redescendre un peu sur terre et de prendre les choses avec un œil davantage réaliste^^

Je ne dis pas que mon projet est impossible mais il a tout de même très très très peu de chances d'aboutir. Si j'avais choisit cette voie pour accomplir mon désir de vivre au Japon c'est parce que je bosse dans ce domaine actuellement et que surtout me reconvertir maintenant, à 27 ans et surtout au Japon est à mon avis une mission suicide qui me ferait prendre trop de risques inconsidérés.

Il me reste une infime chance en contactant cette expatrié d'EDF à Tokyo. Et qui sais, sois je suis à la fois chanceux et je me serais assez bien vendu pour le convaincre. Sois, comme cela risque de se passer, ça sera un NON direct et je me contenterai de ma place actuelle en France et me contenterai également de voyager de temps en temps au pays du soleil levant^^"

Je ne compte pas lâcher la grappe de suite mais même si je me dit que rien n'est impossible, je pense qu'il vaut mieux garder les pieds sur terre et éviter de laisser l'imagination déborder :p

16 Février 2017
06:54

Si tu étudies bien la piste d'une expatriation avec Edf ou une autre entreprise étrangère qui envoie des gens au Japon ça peut se faire. Il faudra surement bosser pour augmenter tes qualifications ! contrairement aux autres commentaires pessimistes je te conseille de ne pas abandonner. Par contre il faudrait que tu puisses passer plus de temps au Japon pour que tu te rendes compte de ce que c'est que de vivre ici. Je t'assure que ce n'est pas le paradis que beaucoup de gens aiment bien fantasmer.

15 Février 2017
13:04

Comme dit plus haut dans les commentaires, il y a peu de chances pour que ce rêve aboutisse.
Mais, même en gardant cette hypothèse plus que probable, continue d'apprendre le japonais, fais comme si ça allait aboutir un jour: car si un jour, par hasard, par miracle, une opportunité se présente, et que tu as un peu laissé tomber l'apprentissage de la langue, et que pour cette raison tu laisses passer cette opportunité, tu le regretteras vraiment.
Et si jamais aucune opportunité ne se présente jamais, tu auras tout de même appris le japonais, et c'est toujours une bonne chose! :)

Clo
20 Novembre 2018
05:27

Tu en es où du coup de tes recherches ? Cela m'intéresse car je bosse aussi chez EDF ! Que font-ils exactement à Tokyo ? J'avais cru comprendre que c'était du train en cherchant un peu...

20 Novembre 2018
08:43

J'ai eu l'occasion de rencontre le seul et l'unique expatrié d'EDF à Tokyo et c'est un boulot vraiment spécifique nécessitant des compétences très précises dans le domaine du nucléaire. Il m'a expliqué un peu son travail en insistant bien sur le fait qu'il est le seul expatrié et surtout que ce n'était qu'une situation temporaire pendant max 5-8 ans sur place.
En dehors de ça j'ai eu l'occasion d'avoir une discussion enrichissante avec lui sur le monde du travail au Japon.

Depuis lors, je suis en train d'apprendre le Japonais et je maîtrise environ 800 Kanjis avec le Vocabulaire et la Grammaire associés.
Mon but est d'obtenir le JLPT2. Vu que c'est demandé par la plupart des entreprises même si cela ne reflète pas réellement ton niveau en langue japonaise. Quoi qu'il en soit j'y passe 4h par jour en semaine et 8h par jour le week-end pour parvenir à mes fins en japonais.

Puis je ferai comme tout le monde, je prospecterai le marché de l'emploi japonais en espérant que j'y trouverai des annonces auxquelles postuler. Pour ensuite décrocher des entretiens et ce qui s'en suivra.
De mon côté, grâce à l'emploi que j'exerce chez EDF, je dispose de compétences plutôt spécifiques que personne n'apprend à l'école et que l'on apprend uniquement au sein de l'entreprise. Je pense donc pouvoir tirer partie de cela en le mettant en avant. De plus, même si l'immigration demande un bac+3 minimum pour obtenir un visa de travail, un bac+2 ça passe aussi car plusieurs personnes ont réussi avec. Et de toute façon en complément de mon diplôme, je mise surtout sur mon expérience qui s'approche bientôt des 7 années.

Voilà, je ne peux pas vraiment t'aider mise à part te dire que tu vas devoir faire beaucoup d'efforts si tu veux y arriver. Car j'y passe actuellement tout mon temps libre en espérant qu'au bout, j'y arriverai.

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