La place du travail au Japon

16 réponses

Bonjour,

Par simple curiosité, vu qu'il s'agit d'un sujet qui m'intéresse, je souhaiterai parler d'une chose très sérieuse qui est la place du travail au Japon. J'ai vraiment envie de m'informer très sérieusement sur le sujet, afin de savoir ce qu'il en est vraiment, démêler le vrai du faux et avoir l'avis de personne travaillant sur place depuis quelques années déjà.

Je lis par-ci, par-là, que le travail occupe une part importante voir quasi totale dans la vie des japonais. Que ces derniers n'ont aucun moment à consacrer, que ce soit à leur vie de famille, ou bien à un éventuel passe-temps ou loisir. Puis-je vraiment me fier à tout ces sujets que j'ai écumés qui parlent du fait que les japonais acceptent volontairement de consacrer toute leur vie à leur employeur ? J'entends parfois revenir le terme "社畜自慢" qui définirait si je ne dit pas de bêtises, le fait d'être un "esclave du travail". Comme quoi soit disant, en tant que salarié, tu fais ce qu'ont te dit, tu te plies aux règles et la seule chose que tu as le droit de faire, c'est de te taire et d'accepter.

Je lis également que les salarymens préfèreraient passer tout leur temps au travail quitte à se tuer à la tâche car pour eux, cela serait une honte d'avoir du temps libre à consacrer à un loisir. Si ils ont du temps libre pour faire ce qu'ils veulent, ça voudrait dire qu'ils ne travaillent pas assez. Serait-ce un sens du devoir exagéré ou réellement présent ? J'ai également un ami japonais qui bien que plutôt évasif et discret sur le sujet, me dit travailler de 9H jusqu'à 22H voir plus tous les jours. Est-ce une normalité dans cette société japonaise ?

En fait j'ai du mal à discerner le vrai du faux et à bien comprendre ce qui se passe vraiment dans ce pays que beaucoup idéalisent. Mon ami me dit que c'est la face caché du Japon et j'ai peur pour lui car j'ai tendance à le croire. Pourtant à l'entendre, ce sujet n'a pas l'air de l'inquiéter plus que ça puisque parfois je l'entends même rire sur le sujet, comme s'il faisait de l'auto-dérision ou s'il se voilait la face. A côté de ça j'entends que les Japonais ne serait pas tant que ça productif durant leurs heures de travail. C'est peut être vrai mais ce n'est pas vraiment cet aspect là qui me préoccupe le plus.

Pour ma part, je travaille en France. Je commence le matin vers 7H30 et je finis en moyenne vers 18H. Ces horaires qui font donc environ 45H par semaine sont pour moi normale. Je ne trouve pas que ça fasse trop, mais par contre je ne ferait jamais plus que 50H en une semaine car au-delà, je trouve que ce n'est plus possible de vivre correctement et sainement. En effet il reste tout de même important selon moi d'avoir une vie en dehors du travail. C'est vital tout de même. C'est un peu la grande question "Vivre pour travailler ? Ou bien travailler pour vivre ?".

Enfin bref, qu'en est-il vraiment au Japon ? Cette situation ne représente qu'un faible pourcentage de la population ou bien est-ce que tout le monde est concerné par cette problématique ? J'aimerai vraiment avoir des avis sérieux sur le sujet. C'est pourquoi je vous remercie de m'avoir lu et merci à ceux qui prendront la peine de me répondre et de m'éclairer sur le sujet.

Amicalement,

Fabien

Question intéressante ?
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Réponses à la question

29 Janvier 2018
00:07

La place du travail au Japon est majoritaire je pense. Au Japon y’a plus honorable d’être salarié dans une entreprise et pour entrer dans celle-ci en tant que salarié les entretiens sont nombereux et longs et il y’a meme des examens.
L’ambiance dépend des entreprises mais j’ai l’impression qu’il y’a de faces du travail au Japon, la ville et la campagne. En campagne certes on fait des heures supp mais quand on a fini on a pas de scrupule à partir et beaucoup de japonais finissent avant moi et ça ne pose pas de problème. Il m’arrive aussi exceptionnellement de finir à 20h ( pour préparer un déplacement) mais la patronne il est 20h aller on rentre moi je dis faut finir ça. À la campagne c’est assez cool et on se prend pas trop la tête.
La grande majorité des clichés sur le travail concernent les grandes entreprises où la pression est énorme. Il doit y avoir des petites aussi avec le même niveau de stress mais moins je pense. Même si le niveau de pression est bas il n’en reste pas moins que la place du travail est prioritaire car appartir a un groupe est essentiel au Japon. être salarié au Japon s’expose aux responsabilités données par l’entreprise et donc si on ne s’investit pas à fond on avance pas.
Petite parenthèse c’est pour ça que peu d’occidentaux sont salariés au Japon car on préfère embaucher en baito car si ça se passe mal on peut virer en 2 seconde la personne et ça coûte pas cher.
Pour ma part je fais environ 45h par semaine, de temps en temps 50 quand je fais des déplacements pro. Mais je suis au début de mon métier de business et de recherche et development donc plus mes clients vont augmenter plus mes heures aussi.
Pour la productivité c’est sûr que c’est pas les meilleurs mais ils ne veulent prendre aucun risque donc on met du temps à décider et ça c’est assez chiant

Tiburce
29 Janvier 2018
00:43

Je suis dans un travail où le rythme est plutôt calme, ce qui me donne pas mal de temps pour potasser le japonais ou d'autres choses pendant mes heures de travail.
Pas de manager sur ton dos, je travaille de 9h à 18h, mon contrat dit que les heures supps sont payées mais je n'en ai jamais eu jusqu'à présent et les collègues qui sont là depuis plus longtemps que moi non plus.
Et il n'y pas de soucis non plus si j'arrive en retard ou part un peu en avance.
Du coup ce que j'entend sur le travail au Japon, c'est vraiment à des antipodes de ce que je vis, mais bon après j'ai bien conscience que mes conditions de travail sont loins d'être la norme, ça dépend du secteur.

karo
29 Janvier 2018
01:57

Ya toujours une part de faux et de vrai dans ce que tu liras sur le Japon mais c'est souvent du cas par cas, entreprise par entreprise.
Je suis dans une boite de traduction de jeux video, dans une grande ville et notre equipe est divisee 50/50 en japonais/non japonais. Les etrangers sont tous maries, les japonais sont tous celibataires.
Nous faisons 45h par semaine et les heures supp le soir sont tres rare. L'ambiance est bonne mais ca vient surement du milieu. Ca parle jeux video toute la journee.
Des que le boss propose des heures supp, specialement le samedi et le dimanche, les japonais n'hesitent pas a se porter volontaire. Je leur demande svt pourquoi, ne vaut il mieux pas rester chez soi et se relaxer? Une grande majorite m'avoue n'avoir rien a faire le weekend, donc autant gagner de l'argent tranquillement (encore une fois, la pression n'est pas enorme dans mon entreprise, je les comprend un peu. Moi avec une femme et deux enfants c'est juste impossible)
Les salaries qui se tuent a la tache, il ne faut pas oublier qu'ils subissent enormement de pression de leur hierarchie. De leur propre chef, ils ne feraient pas ca bien sur.
C'est un sujet tres complexe et interessant, il est dur d'en faire le tour en quelques questions et c'est mm dur pour moi de les comprendre apres 11 ans ici.

N-chan
29 Janvier 2018
03:13

J'ai travaillé 6 mois dans un hôtel au coeur d'une grande ville et presque un an et demi au sein d'une mairie dans la campagne.

À l'hôtel, j'étais "protégée" par le fait que personne ne connaissait trop les règles pour les étrangers, du coup pour m'éviter d'éventuels problèmes, mon chef respectait strictement les 28h de travail autorisées par mon statut d'étudiante (j'ai appris par la suite que j'aurais dû avoir quitté le territoire, donc ces précautions bien que très avantageuses pour moi étaient en fait inutiles. Mais c'est une autre histoire.) Mes collègues en baito comme ceux à temps plein par contre, il y avait beau y avoir des plages de travail (8h en moyenne) définies pour tous, c'était heures supplémentaires systématiques. Et c'était assez compliqué parce qu'il n'y a pas de fin au travail dans un hôtel, il y a de l'activité 24/24. Je pense que c'est ce qui faisait que personne ne s'en plaignait trop, il y avait à faire donc pas d'autre choix que de rester. J'avoue que j'aimais tellement mon travail que je serais restée volontiers un peu plus certains jours où je "devais" partir alors qu'il y avait visiblement besoin d'aide. Pour le pire que j'ai vu, un de mes supérieurs a travaillé une fois de 16h à 11h le lendemain pour reprendre 5h plus tard, mais c'était une situation exceptionnelle qui ne s'est pas reproduite sur les 6 mois.

À la mairie, j'y étais par le biais du programme JET mais les règles étaient en théorie les mêmes pour moi comme pour mes collègues japonais: 8h30 - 17h15, rattrapages des heures travaillées en dehors de ces créneaux (on faisait pas mal de week-end ou jours fériés par exemple), 10 jours minimum de congés par an (jusqu'à 20 max) + 5 jours de vacances d'été entre août et septembre. Malgré cela, mes collègues faisaient presque tous des heures sup (jusqu'à 22h passées pour les cas extrêmes) quotidiennes incompréhensibles de mon point de vue parce qu'on était tous au courant des projets les uns des autres et dans 95% des cas, elles n'étaient pas justifiées par une urgence. Aussi, plus d'une fois j'ai entendu la conversation suivante:
"Tiens j'ai rien de prévu demain! J'aimerais bien poser un jour..."
"Fais-le! Tu as beaucoup de congés en réserve, et puis tu devrais te reposer, tu travailles beaucoup quand même!"
Et pour une raison inconnue, la personne est là le lendemain alors même qu'elle a dit qu'elle n'avait rien à faire. Je crois que le summum de l'absurdité a été atteint un jour où un collègue qui était censé être de repos est arrivé vers 16h30, soit 45 min avant l'heure de fin théorique et a sorti "J'étais chez moi mais j'avais rien à faire alors je suis venu." !!????

Je profitais parfois de mes week-end ou de congés posés pour aller voir mes amis à travers le pays ce qui me valait des "Wow t'es super active!". Mais ce que je ne comprends toujours pas, c'est que les jours que je posais, pour la plupart ils les avaient aussi. Parfois certains parlaient de vouloir aller à tel endroit, faire telle ou telle chose, mais pourquoi ne le faisait-ils donc pas...? L'été par exemple, j'en ai passé 2 et je peux affirmer qu'au moins la moitié n'a pris aucun jour alors même que rien ne l'interdisait. Les chefs n'étaient pas strictes sur ce point, il suffisait de demander et c'était accordé! Les quelques fois où je demandais pourquoi est-ce qu'ils ne prenaient pas leurs congés alors qu'ils m'engueulaient presque si je ne posais pas les miens, je n'avais droit qu'à des réponses évasives aux raisons douteuses et pas du tout convaincantes.

Il y a peut-être une pression du haut (des chefs, de la société) que je n'ai pas du tout ressentie sur moi mais de mon expérience, j'ai surtout l'impression qu'il y avait une sorte d'auto-censure qui semble non-justifiée (surtout au vu de la productivité que tu mentionnes). Un exemple pour illustrer cela: nous étions en voyage d'affaires en Angleterre et en France. Je n'étais pas rentrée chez moi depuis plus d'un an, nous finissions assez tôt certains soirs alors j'ai demandé si je pouvais avoir du temps libre: aucun souci. Une de mes collègues avait vécu de nombreuses années à Londres. Un soir sur le chemin de l'hôtel, elle me confie que des amis qu'elle s'était faits à cette époque l'avaient invitée à dîner mais qu'elle avait refusé parce que "je suis là dans un cadre professionnel." "Oui mais on a fini là, tu as la soirée de libre, non?" Sourire gêné en réponse. En lui demandant plus tard, elle n'aura pas vu ses amis. Mais pour ne pas mettre tout le monde dans le même sac non plus, 2 sur la quinzaine en ont profité pour faire du tourisme/voir des connaissances. Bien évidemment que ces personnalités existent, mais elles étaient bien rares chez moi...

Je n'ai jamais travaillé en France et j'avoue que parfois j'aimerais savoir s'il s'agit simplement de pratiques normales dans le monde du travail (même s'il existe tellement de domaines qu'on ne peut pas faire de généralités) ou s'il s'agit de situations propres au Japon. Et pour répondre à la fameuse question, en particulier après ce temps passé à la mairie, je pense personnellement plus que jamais qu'il faut travailler pour vivre et pas le contraire ;)

29 Janvier 2018
04:08

Les congés en général c’est à cause des collègues. On les prend pas pour pas se faire mal voir par ses collègues. Ils parleraient sur toi en disant t’as vu ils prend ses congés lors que personne ne le fait. Ma copine qui bossait dans un journal pendant 4 ans ne les a pris que lorsqu’elle a arrêté pour finir plus tôt. Moi la première année je ne les ai pas pris car je voulais les prendre uniquement quand je vais en france en février pour le boulot ce que je fais ( billets d’avions gratuit et congés payés le doublé)
Par contre seul les jeunes les prennent dans mon entreprise, les plus âgés ne les prennent jamais alors qu’ils cumulent retraite et salaire .
Même si le patron s’en fout c’est la relation horizontale dans l’entreprise qui est la plus important car c’est celle à qui tu fais fasse tous les jours

29 Janvier 2018
04:18

Après le truc du j’ai rien de prévu je vais aller bosser je trouve ça bien. On est libre de faire des heures si on a besoin pour gagner plus. On peut prendre un jour si on a besoin et rattraper plus tard.
Les heures aussi dépendent du boulot. Par exemple le boulot où on a le plus heure potentielles est 営業(business) c’est le boulot que tous les jeunes diplômés veulent faire car c’est le plus gratifiant( voyages d’affaire, bouffe avec les clients ect) mais vu que je bosse avec les japonais et avec la France, Italie, usa ect c’est 24/24 à cause du décalage horaire et un mail et un coup de fil peut arriver à tout moment et on ne compte pas ses heures. Quand c’est l’heure de rentrer en France c’est le matin par exemple.
Les métiers de services et usine c’est les pire, pas de congés pas de jours fériés, c’est un peu comme un baito mais à temps ultra plein. L’hôtellerie par exemple c’est plus un baito qu’un vrai boulot de salarié avec des horaires de dingue.

N-chan
29 Janvier 2018
04:42

Je suis d'accord avec toi si quelque chose justifie que l'on soit là, s'il y a un truc à finir par exemple. Comme tu le dis, vous restez parce qu'il y a vos partenaires étrangers et donc pas le choix. J'ai dû mal à comprendre le fait d'être au travail pour faire acte de présence (et quand je jettais un oeil aux ordis il y avait beaucoup de ça, moi compris certains jours d'ailleurs). Mais je n'avais pas pensé à l'aspect financier. Il est vrai que je n'ai aucune idée de combien étaient payées les heures sup et c'était peut-être un tarif avantageux.

Pour la question des congés, pourquoi dans ce cas perdre du temps avec des conversations parfois très longues sur "Je poserais bien des jours tiens!" "Oh mais oui, vas-y!" si au final c'est pas pris...? Ce qui m'a étonnée c'est que chez moi en tout cas le sujet n'était pas tabou, ils en parlaient même assez souvent et pourtant personne n'en prenait. Et puis quand ça pouvait arriver, je n'ai jamais entendu de ragots. Mais je n'étais peut-être jamais là au "bon" moment (peut-être même étais-je l'objet des potins, moi qui prenais des vacances "à tour de bras"...??)

Au final à l'hôtel mes collègues n'étaient pas si mal lotis. C'était un grand hôtel qui recevait des personnalités importantes et pourtant du chef aux étudiants en baito on avait 9 jours de congés garantis par mois, on pouvait les choisir et en s'arrangeant à l'avance, certains ont pû partir quelques jours voire quelques mois en stage ou vacances à l'étranger, encore une fois sans distinction de "rang".

29 Janvier 2018
04:54

Dans mon entreprise les heures sup sont payée plus cher, et quand mon salaire à augmenté la deuxième année, l’heure supp aussi a été augmentée en même temps( pour le salaire de base c’est du 5000 yens par mois en plus) pour l’heure supp c’est minim mais ça mérite d’être la.
Même si t’es collegues ne pense pas du mal de toi quand tu prends tes congés, le fait que t’en prennent et pas les autres on se s’en mal vis à vis des collègues et leur charge de travail augmentent aussi. Donc dans un cercle vicieux personne ne les prend. Mais les jeunes de plus en plus les prennent. Tous mes potes japonais les prennent dès la première année. L’ancienne mentalité fait que personne les prend. C’est en train de changer peu à peu.
Il y’a des familles qui ne vis que grâce aux heures supp. La femme ne travaillant pas il faut ramener du 300-400000 par mois pour faire vivre tout le monde et seul moyens avec le salaire de base c’est de faire des heures supp.
C’est compliqué le Japon au boulot, c’est pour ça qu’avant de vouloir y bosser et vivre faut se renseigner sur tout ça, surtout si c’est pour lâcher une situation pépère en France ou tu faisais 35 h à 5 semaines de vacances.
Au delà des conditions de travail il y’a mes relation humaines, horizontales et verticales ( quand ouvrir sa bouche et quand la fermer ect ect )

N-chan
29 Janvier 2018
05:26

Je t'avoue que l'âge moyen était relativement élevé où j'étais donc tu as peut-être raison en disant que c'est en partie une question de génération.

Ça dépend bien évidemment de ta situation personnelle étant donné qu'un célibataire n'a pas les mêmes "libertés" que quelqu'un qui est en couple ou encore une personne qui a des enfants à charge mais parfois, plutôt que de consacrer énormément de temps à se renseigner (attention je ne dis pas que c'est une étape inutile) et finir par se dire non c'est trop risqué juste parce qu'on a lu des choses sans avoir rien tenté alors que c'était à la base un rêve personnel, il vaut mieux saisir une opportunité qui passe ou juste se laisser porter par le cours des événements. Si ça se passe ma c'est dommage, ça peut être très dur à vivre (et crois moi, je parle en connaissance de cause), mais on peut toujours dresser un bilan des choses positives et négatives ensuite pour décider de retenter ou non l'expérience. "Une situation pépère en France ou tu faisais 35 h à 5 semaines de vacances" comme tu dis n'est pas un idéal pour tous ;)

29 Janvier 2018
04:23

Le fait que tu sois obliger de prendre les congés est à cause du programme jet. Ça doit être ultra surveillé et ça dépend de l’ambassade aussi donc pour les relations diplomatiques vaut mieux que ça soit pas un calvaire pour ceux qui le font. Vu que c’est un programme et que ça tourne tout le temps tu ne fais pas parti à 100% du groupe tout le monde sait que c’est temporaire et donc pour les congés tu n’es pas traité de la même manière

29 Janvier 2018
06:41

Merci pour vos retours. C’est vraiment très instructif et ça montre que c’est vraiment au cas par cas.

Au final je retrouve ce que me dit parfois mon ami japonais quand il me dit qu’il fait des heures supplémentaires pour soulager la charge de ses collègues. Ça montre que le groupe passe avant tout dans une société.

Par contre oui je comprends tout à fait que le choix que travailler au Japon doit vraiment être réfléchis. Pourtant en France, même si ça pourrait en étonner certains, je n’aurais pour ma part aucun problème à me passer de mes RTT. Et puis les 35H je sais pas si ça va exister longtemps encore car pour ma part je fais sans problème 45H par semaine et ça ne me pose aucun soucis. Tant que tu peux profiter de tes week-ends et de tes congés.

Par contre j’ai encore du mal à saisir le fait que tant de femmes arrêtent encore de travailler pour se consacrer à la famille au Japon. Je sais pas si ça a tendance à changer de ce côté là.

Mise à part ça c’est sur qu’il vaut mieux arriver au Japon avec un CDI qu’on ne peut décrocher que grâce à des compétences qui sont recherchées car la première question à se poser c’est «  qu’est-ce que je peux leur apporter ». Vu que c’est eux qui sponsorisent ton visa travail, faut quand même qu’ils y trouvent un certain intérêt dans le fait de te recruter. Et puis j’imagine bien que le fait de travailler en baito ne soit pas viable ne serait-ce que lorsqu’on réfléchit deux secondes à sa future retraite.

Bref encore merci pour vos réponses. Ça me confirme beaucoup de choses et me rassure sur certaines d’entre elles. Je pense que vivre et travailler au Japon peut être vraiment bien mais à conditions de se donner les moyens de réussir. Ce n’est pas quelque chose à préparer à la légère.

Dom
29 Janvier 2018
19:32

Bonjour,

C’est super intéressant... et si je peu apporter une petite info, je pense en effet que tout dépend des entreprises, de l’âge des salariés et aussi de la’ ville. Mon cousin a 42 ans, il vit au Japon depuis 17 ans et il travaillait au début au Tokyo. D’après lui, la pression est immense, les gens travaillent et ne font quasiment que ça, vivent seuls dans de petites surfaces -d’où les restos ouverts tard voire toute la nuit aussi- et se détendent peu. À Fukuoka, en revanche, c’est très familial et les espaces sont plus grands, y compris les parcs et lieux pour se détendre. Les Japonais ne consacrent pas leur vie au boulot. Ils ont davantage d’enfants...

Depuis qu’il vit là-bas il voit les choses différemment et me dit aussi que lorsque les japonais profitent de leur temps Off, ils le font à 100%. Ils en profitent plus que nous (dans le sens moins « râleurs », ils sont heureux d’être en vacances et ne se disent pas « pfff on reprend le boulot lundi »... ils vont dans des salles de jeu, sortent boire des verres etc. Également parce qu’on se recoit peu vues les petites surfaces.

J’ai visité beaucoup de villes différentes et il est vrai qu’en dehors de Tokyo, on voit des Japonais sortir plus tôt (plus de monde dans les transports en dehors des heures de pointe), faire leur jogging, aller dans des salles de jeu (avec plus de monde en semaine),.. j’ai vraiment essayé d’observer tout ça et il y a une vraie différence.

Vous avez sans doute tous raison en disant que la génération d’aujourd’hui évolue et a moins peur de demander du temps libre -surtout si elles y ont droit ! C’est levolution assez logique, comme le fait qu’ils se mettent à consommer des produits laitiers ou adorent nos gâteaux super sucrés alors que leurs desserts son pourtant si bons ;)

Belle soirée à tous,

Dominique

29 Janvier 2018
22:46

Question très intéressante! Personnellement je n'ai fait qu'un petit baito durant mon WH donc je n'ai pas une grande expérience à partager, par contre j'ai deux témoignages sur des sujets abordés.
Tout d'abord concernant l'évolution des mentalités ça a carrément un nom; "yuturi" (ou quelque chose dans ce genre). J'ai apprit ça cet après-midi d'une vidéo d'un jeune japonais vivant à Paris (sur youtube, son nom c'est Tokyo no Jo et la vidéo "la vie des japonais"). Yuturi désigne la génération née après 1984 qui a connu ce qui semble être une réforme de l'éducation nationale visant à moins de travail pour plus de détente. Cette génération étant maintenant sur le marché du travail il ne serait pas étonnant qu'ils transposent ce modèle dans leur vie professionnelle.
Et concernant les rapports femmes-travail, de ce que m'avait dit un ami japonais quand j'y étais, pendant les années 70-90 les femmes se seraient beaucoup battues pour avoir une reconnaissance et une place dans le monde du travail. Mais, selon lui, la jeune génération (les actuelles 18-25 ans on va dire) auraient tendance à vouloir revenir vers le vieux modèle en travaillant le temps de trouver un mari avec une bonne situation et, une fois mères, arrêtant leurs activités professionnelles pour devenir femmes au foyer. Ce que je peux comprendre voyant à quel point certaines ont la belle vie ^^" Pour la petite anecdote au restaurant où je travaillais on riait entre nous du "jour des mamans". Tous les mercredi midi notre clientèle était composée à 90% de groupes de femmes au foyer qui venaient avec poussettes et bambins. C'était le jour préféré du manager car une des meilleures recettes de la semaine avec beaucoup de produits "de luxe" comme des vins européens et de la viande de qualité en quantité...

29 Janvier 2018
22:56

Les femmes au foyers des années 70-90 n’avaient pas besoin de travailler leur mari gagnait des salaires énorme. Avec des primes payées en espèce dans des enveloppes qui tiennent debout à coup de 10000 euros du fait de la bulle économique.
À la campagne beaucoup de couple où les 2 parents travaillent car un salaire seul ne suffit plus et fini les primes mirobolantes. Par contre c’est la où il y’a le plus d’enfants j’ai des potes qui on 3-4 enfants j’ai été surpris mais vivent grâce aussi a l’argent des grands parents qu’ils avaient amassés durant la bulle

29 Janvier 2018
23:40

Je n'ai pas dit que les femmes au foyer travaillaient mais que les femmes (au sens plus large) se battaient pour avoir une reconnaissance et une place dans le monde du travail. Ce n'est pas vraiment la même chose. Peut-être plus par recherche d'épanouissement personnel, d'égalité des sexes, que par nécessité économique.
Après ni mon pote ni moi ne somme historiens ou sociologues, mais j'ai tendance à penser qu'il connait "un peu" son pays et son évolution.

30 Janvier 2018
02:58

C’était pas pour contredire mais juste compléter ce que tu disais

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