chu-zumo

Chu Zumo, court-métrage du Musée Ghibli

⏱ 3 minutes

Le Musée Ghibli à Mitaka, près de Tokyo, a plusieurs particularités. On connaît bien ses points chauds médiatisés : le robot géant de Laputa sur le toit, le café agréable mais cher sur la terrasse, la boutique très étroite et bondée, le Neko-bus de Totoro, ou encore l'exposition temporaire qui dépend généralement du dernier film du studio. Depuis 2008, c'est bien sûr la mascotte Ponyo, véritable idole des petits, qui y joue les vedettes... Le cinéma du musée, appelé Saturn Theater, est lui aussi une des zones-clé et pour cause, il diffuse entre autres des courts métrages inédits du Studio Ghibli (et parfois même certains de Pixar).

Lors de ma première visite au musée Ghibli, en 2003, j'avais pu y voir Kujira Tori, un court très enfantin sur le fantasme aventurier marin de petits dans une crèche. Il y a eu, bien sûr, plusieurs autres films entre temps. Du 3 janvier au 31 mars dernier, un nouveau court-métrage y a été diffusé en exclusivité : Chu Zumo. Pour les amateurs de langue japonaise, "Chû" est l'onomatopée pour le cri de la souris / du rat (Pikachû, ça vous dit quelque chose ?), alors que le second mot est tout simplement "sumô".

Le sujet est donc assez clair et le traitement, très amusant. Un couple de vieux paysans à l'existence modeste ("Jii & Baa") ont travaillé la terre toute leur vie sur un flanc de montagne. Dans leur maison, des souris qui ont élu domicile sous les combles participent à un tournoi de sumo local. Une nuit le pépé, en allant soulager un besoin naturel, les aperçoit et constate que l'équipe de sa maison se prend une dérouillée. Il en parle donc à sa femme et décident de les nourrir pour leur donner de la force et battre leurs adversaires.

Le film, qui dure 13 minutes, est évidemment tout en japonais non sous-titré. Les dialogues ne sont pas nombreux et d'un niveau de langue peu élevé. De plus, les films du studio Ghibli sont très explicites dans leurs images. Donc même si vous ne parlez pas japonais, vous comprendrez le gros du contenu. Par contre, évidemment, si l'on connaît les règles et les rites du Sumo, on profite énormément plus des gags liés aux mimiques de cette lutte.

Pour la petite histoire, ce court-métrage écrit par Hayao Miyazaki lui-même, est tiré d'une nouvelle classique intitulée Nezumi no Sumô, ce qui signifie "le sumo des souris". Le maître l'aurait reprise suite à un voyage à Shimoguri, dans la préfecture de Nagano. Le réalisateur de Chu Zumo est Akihiro Yamashita, co-directeur sur Ponyo et la musique est signée Manto Watanobe (entendu dans Pompoko).

Je ne sais pas si ce petit film sera rediffusé au Musée Ghibli, mais vu le succès qu'il a remporté dans la salle, il est possible qu'il revienne un peu plus tard. La star du Saturn Theater reste de toute façon Mei to Koneko-bus.

Mis à jour le 06 février 2020