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Kujira Tori

Court-métrage du Musée Ghibli : La Chasse à la Baleine

⏱ 2 minutes

Le cas de Kujira Tori est un peu particulier parmi les films du Studio Ghibli. Car il fait partie de ces courts-métrages du studio jamais sortis au cinéma ni en DVD. Les chanceux à avoir pu assister à une projection du film ont voyagé soit du côté de Tokyo, soit à New York. Car KujiraTori, alias la Chasse à la Baleine, est le premier d’une série de petits films à avoir été diffusés au Musée Ghibli. Et c’est là-bas que je l’ai vu lors de mon voyage au Japon en 2003. Le film a également été projeté au festival international du film pour enfants de New York en 2002. Mais ce court-métrage de 16 minutes, sorti en 2001, se fait très rare car ce furent les seuls moyens de le visionner.

Très léger, Kujira Tori s’inscrit dans la tradition des films fantasmagoriques de Ghibli comme Mon Voisin Totoro et, plus tard, Ponyo sur la Falaise. Comme c’est arrivé plusieurs fois pour les films de Hayao Miyazaki, l’histoire est inspirée d’une nouvelle publiée dans le livre pour enfants Iya Iya En (« la Crèche Non Non »). Scénarisée par Rieko Nakagawa et illustrée par Yuriko Omura, elle raconte l’aventure fantasmée d’une classe de maternelle qui part à la pèche à la baleine. Les enfants réagissent par groupes (les téméraires, les peureux, les pacifiques…) et la légende raconte que Miyazaki se serait inspiré de la crèche où il allait chercher son fils Goro (réalisateur des Contes de Terremer) pour imaginer et détailler les comportements.

Le graphisme est très épuré dans cet animé, et les couleurs pastelles sont censées rappeler l’environnement de l’école maternelle. Cela permet aux spectateurs de s’immerger dans l’esprit de Kujira Tori et de saisir les comportements et réactions des enfants. De ce côté, les dessins sont accompagnés par une musique adaptée, composée par Yuji Nomi (Le Royaume des Chats 🐈). Mais le plus amusant est encore de voir les réactions des spectateurs dans la salle de projection du Musée Ghibli. Bien que catégorisé comme musée d’art, la population y est très familiale et, en ce sens, le film est très parlant pour tous les enfants qui assistent à la projection.

Pour les plus grands, il y a surtout l’impression d’assister à une rareté de Ghibli et vu comme le studio est médiatisée, c’est un privilège somme toute assez agréable sur le moment.

Mis à jour le 03 avril 2015