Joju-ji (Kyoto), entrée du temple avec la porte Sanmon encadrée par les érables

Joju-ji

Les feuilles d'érables à l'ouest de Kyoto

L'avis Kanpai
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Joju-ji est un temple bouddhiste Zen situé dans le quartier tranquille de Rakusai de l'arrondissement Nishikyo, à l'ouest de Kyoto. Encadrée par de hauts érables japonais, l'enceinte spirituelle se visite en été où l'on apprécie la fraîcheur apportée par les jeunes feuilles vertes, puis à l'automne pour la contemplation flamboyante des koyo.

Voisine du temple aux bambous Jizo-in, l'enceinte du Joju-ji baigne dans la même atmosphère de tranquillité zen où les arbres enveloppent les pavillons bouddhistes dans un épais écrin végétal. Les bruits de la ville ne se font plus entendre en ces lieux, tout comme les touristes qui sont peu nombreux à pousser la découverte de Kyoto jusque ici.

Petit temple Zen d'inspiration chinoise

Fondé en 810 par le moine Ennin, plus connu sous nom posthume Jikaku Daishi (794 - 864), à la demande de l'empereur Saga (786 - 842), Joju-ji est d'abord un temple dirigé par la secte Tendai. Il prospère ensuite comme site spirituel de la famille Hamuro, qui est également le nom de la montagne au pied de laquelle il est installé (Hamuro-yama). Le temple appartient aujourd'hui à la secte Obaku, une branche du bouddhisme Zen au Japon étroitement liée à la Chine et un peu moins connue que ses confrères Soto et Rinzai. On retrouve ainsi dans l'architecture de ses bâtiments des influences chinoises, comme la façade du pavillon principal Hondo (reconstruit en 1697) qui est habillée d'une fenêtre circulaire.

Ancienne résidence de samouraïs, le hall Hojo du temple est associé au clan Date. Le 4e seigneur féodal du domaine de Sendai, Date Tsunamura (1659 - 1719), y a passé son enfance avant la relocalisation du manoir à Kyoto. De cette époque historique troublée, il reste caché dans les murs un mécanisme baptisé Samurai Hidden en anglais et qui permettait de s'échapper discrètement de la bâtisse.

Les pavillons font face à un petit jardin japonais qui date de la période Edo (1603 - 1868) et comprend en élément central un plan d'eau. La principale représentation de Bouddha vénérée ici est Nyoirin Kannon, ou Nyoirin Kanzeon Bosatsu.

Joju-ji (Kyoto), vue sur le jardin japonais du temple

Spot de koyo en automne près d'Arashiyama

Joju-ji appartient au quartier de Rakusai qui se situe à l'ouest du centre-ville kyotoïte et au sud d'Arashiyama. Surplombé par les montagnes boisées, le paysage de Rakusai se montre très vert et rural, notamment avec la présence de la zone agricole d'Oharano. Moins fréquenté par les touristes, le quartier héberge tout de même son lot de temples et de sanctuaires à découvrir dont les plus connus sont : Saiho-ji, Suzumushi-dera, Matsuo Taisha ainsi que la Villa impériale Katsura.

C'est au bout d'une rue résidentielle et calme que l'on trouve l'entrée du Joju-ji, signifiée par un majestueux et authentique escalier en pierre encadré de nombreux érables. Du printemps 🌸 au début de l'été, on apprécie la fraîcheur apportée par les jeunes feuilles d'un joli vert tendre (aomomiji 🌿). Il faut attendre l'automne, à la fin novembre, pour admirer toute la beauté de l'approche du temple, lorsque les feuilles koyo des érables se parent de leurs éclatantes couleurs rougeoyantes. Joju-ji devient alors le temps de cette saison éphémère un spot secrètement populaire pour la contemplation des momiji 🍁. Une visite spéciale qui comprend l'intérieur des pavillons Hondo et Hojo est également organisée à cette période.

⬇️ Plus bas sur cette page, découvrez nos conseils de visite à Joju-ji et autour.
Par Kanpai Mis à jour le 29 juin 2022