Les cafards japonais

La thématique de cet article s'avère évidemment peu voire pas du tout abordée dans les brochures touristiques et autres guides de voyage. Pourtant le sujet, lui, reste bien connu et souvent craint des Japonais et surtout des expatriés peu préparés à sa présence parfois si prégnante. Car le cafard japonais a tout de la bestiole de compétition, avec ses mensurations de 5 centimètres de long et 2 de large (voire jusqu'au double dès que l'on se dirige vers le sud de l'archipel, Okinawa en témoigne).

À l'approche de l'été, dans la chaleur et surtout la moiteur de tsuyu (la saison des pluies), la blatte nipponne arrive avec les vagues d'humidité dès début juin. Entre autres joyeusetés estivales telles que les moustiques et les typhons, on tombera souvent nez à nez avec elle jusqu'à fin septembre, même dans les appartements et maisons les plus propres. Comme elle apprécie également l'obscurité, c'est le soir venu que ses antennes se dévoilent le plus souvent. Rapide, elle n'hésite pas à grimper aux murs et surtout, à voler pour vous échapper !

On dit des cafards au Japon qu'ils sont de plus en plus résistants à mesure que les années passent. Un cancrelat croisé est souvent aussi la simple partie émergée d'un iceberg, indiquant que des dizaines d'autres se cachent sans doute un peu partout autour : dans les recoins, les fonds de placards, derrière les canalisations, etc.

Une éradication difficile

Pour les combattre, les solutions sont alors diverses :

  • la vieille technique de l'écrasement sous une pantoufle ou un journal enroulé, pas si maligne puisque l'odeur générée attirerait ses congénères ;
  • la bombe asphyxiante en spray aérosol à pulvériser sur la bête (mais attention aux vapeurs toxiques des insecticides) ;
  • ou encore les appâts / pièges à insectes dont les plus sophistiqués laissent repartir le sujet vers sa cachette pour anéantir du même coup ses proches, avides d'excréments contaminés.

Le plus efficace restant encore la prévention : il faut alors éviter de garder les fenêtres ouvertes, de laisser traîner des miettes, et naturellement de tenir les pièces très propres et les moins humides possible. Malgré cela, difficile d'y échapper au moins une fois dans l'été. Un célèbre site japonais, le bien nommé Gokiten, tient même à jour des prévisions comme pour la météo des hanami ou koyo. Naturellement, Hokkaido s'avère la région la moins touchée.

Pour garder le sourire, le manga Gokicha de Rui Tamachi (image de une — également adapté en série animée) prend depuis 2009 le point de vue inverse dans une narration inattendue : ici, les cafards sont des gentilles jeunes femmes kawaii maltraitées par des humains peu compréhensifs de leur sentiments !

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