Musée de l’université Kokugakuin
L'histoire du Japon à travers l'archéologie et le shintô
Le musée de l’université Kokugakuin est un musée archéologique situé dans l’est de l’arrondissement de Shibuya à Tokyo. Depuis 2013, son exposition permanente accueille étudiants et curieux autour de la préhistoire japonaise, de la religion Shinto et de l’histoire de l’établissement universitaire. Des expositions temporaires et des animations musicales ponctuelles égayent cet espace feutré tout au long de l’année.
Le musée de l’Université Kokugakuin se trouve sur le campus de l’établissement à Higashi-Shibuya : à mi-chemin entre Omotesando et Ebisu d’une part, et de la gare de Shibuya et des quartiers cossus de Hiroo et Azabu d’autre part.

Plus d’un siècle d’archéologie
L’établissement précurseur de Kokugakuin, Koten Kokyusho, fondé en 1882 par le gouvernement Meiji, est consacré à l’étude des classiques japonais et à la formation des prêtres Shinto. Son 1er directeur est le prince Arisugawa Takahito (1813 - 1886). Jusqu’à la 2nde Guerre mondiale, d’autres domaines de compétences s’ajoutent à son curriculum comme les études nationales Kokugaku, une section de recherche ou encore de formation des enseignants.
Après-guerre, l’université est réorganisée et prend son nom actuel de Kokugakuin. Aujourd’hui privée, elle reste un des 2 seuls établissements au Japon à former les prêtres Shinto.
Le musée, quant à lui, fusionne depuis 2013 les collections d’un ancien musée d’archéologie (1928) et d’un musée du Shinto (1963). Il conserve environ 80.000 objets historiques (dont environ 3.000 sont exposés en permanence) et collabore avec de nombreuses grandes institutions internationales.

Préhistoire et culte Shinto
On accède au musée par quelques marches descendant d’une grande avenue aux trottoirs pavés. À l’entrée, on y est accueillis par la mascotte kawaii de l’université : Kokupyon. Ce petit lapin 🐇 d'argile a l’oreille décorée d’un rameau de Sakaki et porte une perle magatama autour du cou pour symboliser les spécialités du musée : la religion Shinto et ses mythes, ainsi que la partie scientifique archéologique. Une statuette Haniwa de terre cuite l’accompagne et tous les 2 sont mis en scène de façon humoristique en fonction des événements du moment.
L’espace calme du musée se déploie en sous-sol à travers 3 grands axes :
- la zone Shinto (où les photos sont interdites) présente des objets rituels, des reproductions de plateaux d’offrandes, des maquettes d’édifices Shinto et divers objets en rapport avec le culte ;
- la zone Archéologie est un grand espace largement dédié à la préhistoire japonaise, présentant des objets importants dont une belle collection de statuettes Haniwa, de la céramique cordée ou aux flammes en relief de l’époque Jomon, ainsi qu’une cloche dotaku de l’époque Yayoi ;
- La zone Histoire du savoir, qui regroupe une diversité d’objets allant des coffrets de calligraphie et des sceaux des directeurs de l’établissement, à des services à café et une présentation des personnalités marquantes pour l’Histoire de l’université et de la discipline archéologique.
Un espace dédié aux expositions temporaires et une place en intérieur pour les animations ponctuelles complètent la muséographie. Sur place, les explications en anglais sont minimales mais permettent néanmoins de comprendre ce qui est exposé. Le site officiel du musée propose de la documentation complémentaire, principalement en anglais, à consulter pour approfondir sa visite.
Le musée de l’université Kokugakuin propose une pause calme à quelques minutes des centres touristiques de Shibuya et Harajuku et peut convenir à tous : amateurs d’histoire ancienne, voyageurs solo ou en famille. L’endroit dispose d’un café avec terrasse en extérieur et d’une petite boutique où l’on trouve aussi bien des ouvrages de référence sur le folklore japonais que des petits souvenirs thématiques.
Si l’on s’engage sur un parcours de visites artistiques, on peut également se rendre au Musée d’art Yamatane (peinture Nihonga) en direction de Hiroo, ou encore aux musées Nezu et Taro Okamoto à Omotesando.
