Ouvrir une école de langue française à Tokyo ?

13 réponses

こんにちは、

Voilà maintenant 2 ans que je vis à Tokyo. Je suis professeur de français mais j'aimerais d'ici 1 à 2 ans ouvrir ma propre école de langue française.
Je commence à réfléchir à l'emplacement, aux différents cours proposés, à la création d'un site internet... Je souhaiterais avoir des retours d'expérience ou conseils à me donner. Toute suggestion sera la bienvenue.

Je vous remercie :)

Paul

Question intéressante ?
4.33/5 (6 votes)
Cette question et les réponses ci-après sont proposées par la communauté des Kanpai-chan dans le cadre du module Kotaete. Elles ne reflètent pas nécessairement le point de vue de la rédaction de Kanpai.

Kanpai vous suggère également ces articles

Destinations associées

Réponses à la question

27 Juin 2017
01:28

Bah... comme tout business, j'ai envie de dire que ça commence par une étude de marché pour identifier la clientèle, ce qui permet de réfléchir à des budgets, au matériel nécessaire et aux sources de financement. T'es déjà professeur de français, donc tu as une première idée, mais attention à ne pas se laisser s'enfermer dans son expérience.
Y a des eikaiwa qui fonctionnent bien dans des locaux pourris a 2 kilometres d'une gare parce qu'elles sont pas chères et qui visent les retraités, y en a d'autres qui fonctionnent bien en visant les businessmen et ont des locaux ben... professionnels. Connaitre sa clientèle permet aussi d'identifier les canaux de communication pour les atteindre. Ca ne ferait aucun sens pour Berlitz de faire sa pub dans les magazines a coupon qui ne sont lus que par les 主婦.
J'insiste donc sur la question "quelle clientèle vise-je, et quel produit dois-je lui offrir pour la faire venir?". Sondage quantitatif, interview, etc .

27 Juin 2017
02:14

bonjour
il me semble que ce sujet a déjà été abordé, il faut un visa investisseur pour créer une activité ici, d'après ce que je vois les professeurs commencent par travailler dans une école de langue quelconque de façon à obtenir leur visa travail et se lancent ensuite à leur compte au bout de quelques années bien souvent en détournant une partie de la clientèle de leur ancien employeur :D
je n'ai jamais vu de français débarquant directement ici et créant son école ex nihilo, le pari serait trop risqué car la concurrence est plutôt rude et les japonais ne s'intéressent pas plus que ça à la langue française
nous sommes au pays de l'efficacité ici et la seule langue étrangère que les gens apprennent c'est l'anglais car ils en ont besoin dans leur cadre professionnel
quelques riches familles tokyoites envoient leurs enfants au lycée français mais c'est souvent pour des raisons de cout de l'enseignement, c'est le lycée international le moins cher de la ville
bonne journée

El Qamch Meryem
27 Juin 2017
21:57

Bonsoir je trouve l'idée géniale, le lancement de la langue française est très importante au Japon .je crois qu'il faut se lancer . Réfléchissez pour la paperasse et le financement.
Vous y retourner quand ?
Salutation

Charlotte Wery
27 Juin 2017
23:17

Je suis enseignante aussi et débarque à Tokyo fin août pour minimum 2ans à la British School. Mon expérience se limite au contexte scolaire mais si c'est le public que tu espères viser, je te conseille de considérer d'entrer en contact avec des gens du lycée à la recherche de cours de soutien ou auprès de l'institut français (attention qu'alors tu empiéterais sans doute sur leur propre marché). Ici à Madrid, où je vis depuis 2ans, le milieu des écoles internationales, mais aussi celui des boîtes francophones ayant une filiale à l'étranger, est un bon filon. Cependant, de nombreux profs embauchés par les gens sont avant tout des profs en free lance. Il existe des académies mais soit elles sont spécialisées dans plusieurs langues étrangères, soit elles offrent du soutien scolaire (maths, sciences etc.)
L'institut français fait trop d'ombres aux petites boites qui n'offrent que du français. Évidemment, Madrid n'est pas Tokyo mais la demande ici est plus forte, tout comme l'offre et la compétition entre les profs formés et les simples Erasmus en quête d'un peu d'argent de poche.

27 Juin 2017
23:43

Byebyejin a raison, faut penser au visa et au marché. Faut arrêter de se mettre l'idée que parcque la culture française au Japon très appréciée par les japonais en general qu'ils veulent tous apprendre le français et que comme on est Francais on est au dessus des autres cultures.
Ça c'est totalement faux. Les japonais aiment la culture française mais ils ne veulent pas plus que ça apprendre le français et pour eux il est plus utile d'apprendre l'anglais professionnellement parlant même si l'entreprise travaille avec la france comme la mienne on privilégie l'anglais car il y a d'autres pays. Beaucoup de Francais veulent être prof au Japon, et Le mieux c'est de travailler dans un lycée Francais ou dans une université qui rémunèrent bien et avec une evolution de Carrière mais pour ça faut des diplômes spécificiques
Le métier de prof de français est ultra bouché surtout à tokyo et ouvrir une école est trop risqué selon moi vu le peu de clientèle
David de Fukuoka qui à sa propre école ne vis pas de son boulot et sa femme travaille aussi pour pouvoir vivre. D'autres sont en cours particuliers mais sont tous mariés et seuls ne peuvent rien faire. Beaucoup sont profs de Francais au Japon car ils sont mariés et vu qu'ils n'ont pas de diplômes ou de qualifications ils sont incapable de travailler dans une entreprise et c'est pour ça que les profs de francais pullulent au Japon

28 Juin 2017
00:44

bonjour
Oui, c'est exactement ça, en fait le peu de japonais qui apprennent le français considèrent plus cela comme un loisir que comme une nécessité alors que l'anglais devient de plus en plus indispensable et pour cause, le pays vit surtout d'exportations et la langue de Shakespeare est celle du commerce.
Vous avez vu le nombre de personnes qui passent leur TOEIC? c'est incroyable, j'étais à Okabe dimanche dernier et j'étais vraiment surpris de voir tous ces gens, entendu que l'université de technologie du coin est située dans un coin très rural de la préfecture de Saitama
J'en profite pour vous rappeler des chiffres: nombre de personnes maitrisant l'anglais dans l'archipel: 10%, nombre de personnes maitrisant le français 1%
Les japonais travaillent beaucoup et doivent donc bien cibler leurs loisirs, difficile de demander à un salaryman qui se fait allègrement ses 45h par semaine, voir plus, de sacrifier son peu de temps libre à l'apprentissage d'une langue qui n'est parlé en définitive que par peu de personnes dans le monde, d'autant plus que bien souvent les cours d'anglais seront pris en charge par son employeur
je confirme que beaucoup de professeurs de français à Tokyo doivent cumuler d'autres petits boulots pour joindre les deux bouts, on les retrouve souvent serveurs ou barman dans les bars à gaijin car leur salaire est trop bas
bon courage

28 Juin 2017
05:05

Attends, tu nous dis que 1 200 000 japonais maitrisent le Francais et tu dis que le marché est bouché?
Apres y a l'aspect loisirs evidemment, mais combien de retraités apprennent l'Anglais pour leur loisirs? Combien de Japonais apprennent l'anglais pour juste pouvoir se débrouiller à l'étranger? Toutes ces écoles de coréen et de chinois qui font leur pub dans le métro, elles survivent comment?
C'est pour ca qu'on fait des études de marché.

28 Juin 2017
05:39

relis bien ce que j'ai écrit...
je ne dis pas que le marché est bouché mais que les endroits où il était peut être rentable d'ouvrir une école pour enseigner le français sont déjà occupés depuis bien longtemps et qu'il est donc particulièrement hasardeux de s'installer dans un coin trop reculé, surtout quand tu vois que les professeurs installés dans les grandes villes du Kanto en sont souvent réduits à cumuler des petits boulots à côté
les 1% qui maitrisent vaguement le français n'ont pas ailleurs plus vraiment besoin de prendre des cours puisqu'ils connaissent déjà la langue et n'ont pas forcément le temps de retourner à l'école
par ailleurs il existe des japonais qui peuvent enseigner des langues, tu vois très bien que le recours à des personnes étrangères pour donner des cours se fait de moins en moins, sauf peut être pour l'anglais mais c'est un business beaucoup plus important
l'épouse d'un de mes confrères a sa propre école ici à Tokyo et considère plus cela comme un hobby que comme une source de revenus, entendu que ses élèves sont surtout des japonais évoluant comme son mari dans le domaine de l'import export et voulant se familiariser avec l'anglais du commerce
pour ce qui est de l'enseignement du chinois et du coréen c'est parce que ce sont des pays limitrophes, que la communauté d'expatriés travaillant au Japon est beaucoup plus importante et qu'il y a bien entendu plus d'intérêt pour eux d'apprendre des rudiments de langues asiatiques plutôt que le français, c'est logique au vu des échanges commerciaux existant en Asie
le nombre de retraités apprenant l'anglais est dérisoire comparé à celui des actifs et des étudiants, je ne peux que t'inviter à te rendre dans une prochaine session du TOEIC pour t'en assurer par toi même
il y a également des cours d'anglais gratuits pour les retraités, souvent donnés dans les centres sociaux des grandes villes, par exemple chez moi c'est deux après midi par semaine mais en général ils y vont surtout pour dialoguer entre eux et se disent seulement hello , how are you? en arrivant
il ne faut pas se voiler la face, tu sais très bien que l'enseignement du français est en perte de vitesse un peu partout dans le monde et particulièrement en Asie, va faire un tour au Vietnam pour t'en assurer, ce pays est pourtant sensé être une ancienne colonie française

28 Juin 2017
05:43

Bien sûr que le marché est bouché, dans les 1% la plupart étudient à l'université avec des profs de francais japonais et quelques francais donc Le reste dans une école lambda il reste très peu de monde
En plus dans un mois je serais jury pour le test de francais pour les japonais (cest un test d'état que l'université de Kanazawa ma demandé de faire) à Kanazawa qui regroupe toute la préfecture des inscris et dans les 2 meilleurs niveaux il n'y aura que 20 personnes. Et ils sont tous de l'université et quasiment aucun n'apprend dans une école privée.
C'est pour ça que l'avenir de prof de français au Japon n'est stable que dans une université qui paye bien où t'es sur d'être autonome financièrement

28 Juin 2017
05:45

Rien que pour être jury je suis payé 20000 yens pour 2h car c'est l'état qui paye.

27 Juin 2017
23:57

Merci à tous pour vos réponses ! C'est très intéressant d'avoir divers avis sur la question.

Bien sûr, il existe déjà des écoles de français sur Tokyo mais dans certaines zones, l'offre est assez limitée. Je pense qu'avec un bon emplacement, une offre diversifiée et une bonne communication, il y a la possibilité de s'en sortir. J'ai commencé une étude de marché et pour l'instant, les résultats sont plutôt encourageants.
En ce qui concerne le visa et les diplômes, tout est ok mais je dois avouer que la paperasse risque de m'effrayer et je dois encore peaufiner mon japonais avant de me lancer dans ce projet.

Merci encore !

28 Juin 2017
09:42

J'ai également enseigné à Tokyo pendant 2 ans dans une petite école de quartiers, spécialisée dans la conversation. Le profil de mes étudiants étaient très varié: futur ryugakusei, boulanger/patissier/cuisinier travaillant avec des français, amoureux du pays/de la bouff/du vin, ou simple passe-temps choisi complètement au hasard pour les fuufu! XD
Je pense que dans un 1er temps, tu devras cibler une clientèle (étudiant voulant passer des exams ou améliorer leur français avant un échange universitaire) ou des salariés.

Bon courage, ça ne sera pas facile mais rien n'est impossible!^^

28 Juin 2017
23:48

Je viens de lire une proposition de poste dans le lycée francais
Fle, 3ans d'expériences
Mais contrat local 12h, je sais pas comment tu peux vivre au Japon comme ça. Franchement prof de français au Japon si tu te fais pas recruter par une université nationale japonaise en seishain t'as pas trop d'avenir au Japon

Ajouter une réponse
Pour en apprendre plus sur le Japon, consultez les eBooks Kanpai

Avec toutes ses spécificités, le Japon est une destination un peu à part. Préparer son voyage peut s’avérer compliqué et l’on se retrouve parfois un peu perdu(e).

Fort de plus de 10 ans de voyages au Japon, l’auteur livre ici toutes les informations à connaître pour organiser votre séjour au Japon dans les meilleures conditions, de la préparation à l'arrivée sur place, en passant par la sélection des visites jusqu'à la constitution de votre itinéraire.

Les deux systèmes syllabaires appelés "Kana" sont à la base de l’écriture nippone et il est indispensable de les connaître sur le bout des doigts pour commencer à lire et écrire le japonais.

C’est pourquoi nous avons souhaité développer notre propre méthode précise et complète, qui vous permettra d’apprendre les Kana japonais rapidement et de bien les retenir sur le long terme.