Summer Wars

Mamoru Hosoda - Bokura no Natsu no Yume

Vous avez forcément déjà entendu parler de Mamoru Hosoda. Si ce n'est par sa réussite La Traversée du Temps ou le 6è film One Piece, ce sera par le couac du Château Ambulant qui l'a vu quitter le Studio Ghibli. Son dernier film d'animation, Summer Wars, était assez attendu pour son mix entre réalisation pastelle moderne et thématique d'univers social persistant, presque directement inspiré des films Digimon sur lesquels il a travaillé plus tôt. Sorti l'été dernier au cinéma et en Blu-Ray pendant notre récent voyage au Japon, Summer Wars a reçu un accueil triomphal, à peine éclipsé par les scores écrasants d'Evangelion 2.0. Mais nous... nous ne l'avons pas trouvé si exceptionnel que ça, le dernier Hosoda.

La thématique de Summer Wars est moins focalisée sur le passage à l'âge adulte que sur le tissu de liens familiaux et la solidarité d'une communauté. Oz, la matrice sociale à mi-chemin entre Facebook, les fonctionnalités live du jeu vidéo et l'aspect administratif des konbini, compte 1 milliard d'utilisateurs. Kenji, un lycéen de 17 ans très doué en maths, y fait de la maintenance informatique pour gagner un peu d'argent de poche. Un jour, la fille la plus populaire du lycée lui propose un petit boulot : venir passer quelques jours dans sa famille (de frâlés) à la campagne... où il apprendra qu'il doit se faire passer pour son petit ami bardé de charisme. Mais très vite, Kenji tombe dans un piège sur Oz et craque sans le savoir le code de sécurité du réseau, laissant libre cours à une Intelligence Artificielle surpuissante de dérégler tous les systèmes informatiques mondiaux.

L'intrigue et le rythme évoluent très vite mais les personnalités des nombreux membres de la famille, qui tiennent le film à bout de bras, sont assez travaillées. Hosoda parvient à bien refléter leurs différents caractères selon leur âge, leur sexe, leur comportement face aux situations, etc. Et puis on évite, souvent assez habilement, le cliché "réseau social mené par une entreprise capitaliste omnipotente" notamment en détournant l'inévitable rôle du méchant vers une entité AI dénuée de sentiments et de réels buts. Le film ne passe pas à côté de la critique de la dérive du tout-pouvoir mais tout cela est surtout une excuse pour montrer la force des liens d’une communauté (famille, amis, virtuelle).

Pour ne rien gâcher de la pellicule, le studio MadHouse a fait un beau travail de réalisation technique, en particulier dans la construction du monde de Oz. Et comme pour La Traversée du Temps, on peut apprécier le travail de Yoshiyuki Sadamoto (connu pour sa prégnance sur Evangelion) qui s'est occupé du design des personnages, partie-clé dans ce Summer Wars.

Bref, nous avons tout de même passé un bon moment, quoi que certainement pas inoubliable, devant Summer Wars. Puisqu'il sort au cinéma en France le 9 juin, vous pourrez vous faire directement votre propre idée à ce moment-là.

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