Le Japon, c'était mieux avant

Bientôt 17 ans que Kanpai existe. À l'échelle de l'Histoire du Japon, cela reste évidemment infinitésimal ; mais dimensionné à son tourisme, il s'est passé bien des choses. Depuis les débuts du site (une époque où l'Internet grand public faisait presque ses premiers pas), nous avons pu voir l'archipel se transformer parfois radicalement pour mieux accueillir les visiteurs étrangers et par-là même profiter de cette manne.

En 2000, année des origines de Kanpai, 4,76 millions de gaijin foulaient les terres du soleil levant. En 2016, ce chiffre devrait être multiplié par cinq ou presque. Les statistiques sont aussi bien la cause que la conséquence d'une politique décennale de transformation du Japon, rapidement marquée par l'espoir de nouveaux Jeux Olympiques. Ainsi dès 2006, Fukuoka laissait sa place à Tokyo dans la candidature pour 2016. Manquée au profit de Rio, l'annonce positive du choix du CIO envers la capitale japonaise interviendra finalement en 2013, pour l'évènement estival de 2020. Un an avant, c'est la Coupe du monde de rugby qui lui emboitera le pas dans douze grandes villes japonaises.

D'ici là, le Japon poursuit sa mue. On pourrait ainsi citer parmi les récentes évolutions marquantes :

  • une traduction des panneaux et autres changements pictographiques parfois douteux, avec pour objectif une meilleure compréhension par l'œil international ;
  • un renfort du "tourisme musulman" (on pense aux restaurants halal), moins par respect d’une religion qui laisse généralement les Japonais de marbre si tant est qu'ils connaissent l'Islam, que par argument commercial à destination des visiteurs en provenance du sud-est asiatique (Inde, Indonésie et Malaisie en tête de file).

Photo de une : Hachiko (Shibuya) en 2003.

La vraie question n'est pas vraiment de savoir si "c'était mieux avant" ; chacun se fera sa propre opinion sur le sujet. Ce qui est certain en revanche, c'est que voyager sur l'archipel à l'époque était beaucoup moins aisé. De nos jours, tout le monde ou presque peut partir au Japon quasiment en un claquement de doigts. Certes, de plus en plus de voyageurs se cassent les dents parce qu'ils ne s'y prennent pas assez à l'avance pour profiter d'une destination de plus en plus victime de son succès. Mais tout de même, Internet a balayé la plupart des difficultés et révolutionné l'accès au Japon : découverte du pays (société, culture et langue), réservation de billets d'avion, hébergements, Japan Rail Pass, change, accompagnateurs, pocket-wifi... en quelques clics depuis et n'importe où, à des tarifs toujours plus bas !

Car visiter le Japon il y a une vingtaine d'années était assurément une autre paire de manches. Sans Internet, aucun réflexe d'aujourd'hui n'était possible. Les petits budgets en particulier en pâtissaient, car ils avaient eux aussi obligation de passer par une agence de voyage qui, souvent, additionnait une commission importante sous couvert de destination "exotique". Sans compter que, insubordonnées aux omnipotents méta-moteurs, ni les compagnies aériennes ni les chaînes hôtelières ne connaissaient la définition du mot "promotion"...

On trouvera toujours des nostalgiques, des précepteurs du "c’était mieux avant", des "moi je" qui rabâchent encore et toujours des souvenirs du Japon d’un autre temps. Pourtant, une fois sur place :

  • pas de Google, de GPS ni même de téléphone portable, alors pour trouver son chemin il valait mieux s'être bien organisé en amont (et impossible d'imaginer l'essentielle visiophonie d'aujourd'hui) ;
  • rien d'écrit dans une langue étrangère, ni à la gare, ni au restaurant ou n'importe où ailleurs (aucune réservation préalable possible, donc, sans se déplacer et parler japonais) ;
  • aucune carte bleue acceptée nulle part, ni même de carte IC type Suica (et ne parlons même pas des périodes type Golden Week où il était tout bonnement impossible de retirer de l'argent pendant cinq jours d'affilée) ;
  • aucune zone "non fumeur", alors même que tout le monde ou presque avait cette mauvaise habitude ;
  • ou encore, des journées voire des semaines entières passées à ne croiser aucun autre Occidental.

En contrepartie de ces investissements plus importants, on jouissait d'une destination certainement plus dépaysante, plus exclusive et aussi plus récompensante envers ces touristes en quelque sorte pionniers d'avant l'essor du Cool Japan.

Qu’on le veuille ou non, pour le meilleur et parfois pour le pire, le Japon évolue à vitesse grand V. Sa société vieillissante n’a de toute façon pas vraiment le choix et ses objectifs touristiques imposent des truchements qui peuvent cliver. Qu’importe ! Le Japon que nous avons visité ou que nous visiterons a toujours un lot incommensurable de bienfaits à apporter, de paysages sublimes à présenter, de mets raffinés à goûter et d’une population adorable à rencontrer.

Chaque voyage est unique ; profitons-en pour découvrir toujours plus un territoire généreux qui ne demande décidément que cela.

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