L'herbe plus verte du Japon

Expatriation difficile

Le Japon attire, c'est indéniable.

Quel que soit le biais initial (sa culture populaire pour ma part), l'archipel nippon possède cet attrait impressionnant à travers une identité forte qu'on ne retrouve peut-être dans aucun autre pays du monde. Il y a un petit quelque chose en plus, un je ne sais quoi que chacun complètera, qui fait le charme indéfectible du Japon.

Que l'on ait cédé ou non aux sirènes du voyage au Japon, facilité ces dernières années grâce à l'afflux d'informations et les baisses du budget nécessaire, il y a de plus en plus un objectif, me semble-t-il, au-delà du simple séjour de quelques jours à quelques semaines : l'expatriation.

Qu'elle soit pour plusieurs mois, quelques années ou toute une vie, l'expatriation à l'étranger peut prendre sa source dans de nombreuses raisons. Les plus courantes restent évidemment :

  • l'envie de changer d'air, le désir de multiplier les expériences et de plus s'ouvrir au monde ;
  • la volonté de rejoindre sa moitié japonaise, de s'installer définitivement ensemble dans son pays ;
  • ou encore un certain ras-le-bol de son environnement immédiat : familial, professionnel ou même national (politique ou sociétal).

Mais il me semble qu'en filigrane de tout cela et peut-être concernant le Japon en particulier, outre le fait de noircir le tableau pour son propre pays et/ou ses pairs, certains ont tendance à idéaliser l'archipel : l'herbe est toujours plus verte chez le voisin.

On se base sur les idées générales rapportées ici et là, sur les merveilleuses expériences connues lors de ses voyages au Japon qui se transforment alors petit à petit, sans crier gare, en vue de l'esprit. La société japonaise vit ainsi dans une harmonie totale et un niveau de civilisation élevé qui conduit à un bien-être général saupoudré de zen et d'animisme bienfaisants. Bref, un petit paradis sur terre !

Perceptions multiples

Sauf que... seule une chose est à peu près sûre : quel que soit l'accueil réservé aux touristes, le Japon ne veut pas particulièrement de vous en tant qu'expatrié ! Peu importe son vieillissement démographique voire sa dépopulation, l'archipel n'a pas prévu d'ouvrir ses portes migratoires et encore moins morales aux étrangers. Pour être plus prosaïque encore, si vous savez ce que vous cherchez au Japon, posez-vous surtout la question de savoir à quoi vous servirez en terre nipponne. Car de l'autre côté de la barrière, on a déjà une réponse toute prête à cette problématique et le curseur oscillera plutôt entre "rien" et 邪魔 "une gène". De leur point de vue, rares sont finalement les exemples à pouvoir les contredire.

Ce n'est pas que les Japonais soient fondamentalement racistes, en tout cas probablement pas plus qu'ailleurs, mais un étranger restera à jamais "estranger" au Japon : quelque soit son niveau d'intégration et de connaissance, il sera toujours vu a priori comme le 外人 gaijin, la personne de l'extérieur qui a beau faire des efforts et maîtriser la langue japonaise, mais reste au mieux un gentil sauvage irrémédiablement inadapté à la société japonaise.

Oh, pas d'inquiétude : on ne vous le dira que très rarement de cette manière-là. En revanche, on saura vous le faire ressentir à intervalles réguliers, par un petit indice comportemental ou une réflexion déguisée. Libre à vous d'y prêter attention voire de le prendre personnellement, ou au contraire d'aborder votre position au Japon par l'axiome du 仕方ない shikata-nai, une forme de "c'est comme ça, on n'y peut rien" qui place alors des œillères protectrices.

L'idée n'est certainement pas pour moi de gâcher ici l'idée d'un Japon accueillant ou de nier les expériences réussies une fois le visa en poche, mais peut-être plutôt d'avertir modestement celles et ceux qui croient qu'une installation au Japon ressemblera plus ou moins à un voyage de longue durée. Une douche froide, ce n'est jamais très agréable et mieux vaut s'y préparer pour apprécier une expatriation à la juste valeur de ce qui nous attend.

Article intéressant ?
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Commentaires

31 Janvier 2014
14:34

Article intéressant qui remets un peu les pendules à l'heure.
Mais il ne faut pas non plus généraliser: de nombreux expatriés (quelques dizaines de milliers de français il me semble) sont très heureux au Japon et ne souhaitent sans doute pas revenir (je me rappelle l'exemple du bloggeur "Japan through blue eyes" qui a souhaité rester après 3 ans).

Toutefois, tu as raison d'insister sur le fait qu'un étranger ne sera jamais vraiment perçu comme un japonais.. mais ça, ce n'est pas vraiment la faute des japonais, c'est plus l'histoire intrinsèque du pays qui en est la cause.
Et il y a sans doute autant de racistes en France qu'au Japon..

Bref, si l'herbe n'est pas plus verte au Japon, elle a au moins le mérite d'avoir une couleur légèrement différente.. suffisant pour tenter l'expatriation? Chacun y répondre différemment.

Bren
31 Janvier 2014
15:02

Bonjour Shifty, je me permets de réagir sur un point évoqué dans votre commentaire et que je trouve un peu gênant:

Pourquoi toujours en venir à comparer le racisme au Japon à celui en France? Et pourquoi chercher à excuser le comportement parfois très problématique des japonais envers les étrangers (particulièrement ceux venus d'Asie du sud est) sous couvert de l'histoire et de la culture?
Ce sont autant de manières de bloquer tout regard critique sur ces questions.

Article très intéressant et qui a le mérite de secouer quelques idées préconçues.

31 Janvier 2014
15:43

Désolé si ça à pu choquer, mais je ne cherchais absolument pas à comparer le racisme entre ces 2 pays .. je voulais juste réagir à l'article qui traitait d'un éventuel "racsime" (le mot est bien sur trop fort) des japonais, ou en tout cas d'une peur de ce qui vient d'ailleurs.
Pour la France, c'est bien sur un autre débat, et je cherchais plus à faire réagir (c'est gagné apparemment ;) qu'autre chose.

31 Janvier 2014
18:02

"Libre à vous d’y prêter attention voire de le prendre personnellement, ou au contraire d’aborder votre position au Japon par l’axiome du 仕方ない shikata-nai, une forme de « c’est comme ça, on n’y peut rien » qui place alors des œillères protectrices."

Ça peut avoir ses bons côtés aussi. Sachant que le postulat de base est qu'on n'est pas et ne sera jamais japonais, on ne nous tient pas rigueur de ne pas l'être, et on peut se permettre de faire à peu près n'importe quoi. Il y en a qui trouvent cela libérateur, par exemple Donald Richie (qui est loin d'être un imbécile) :

http://www.japantimes.co.jp/culture/2013/04/14/books/digging-for-insight...

(Personnellement je ne suis pas resté assez longtemps pour me faire une opinion à ce sujet.)

Ivanoff
01 Février 2014
08:28

Je dirais que, comme tous les pays du monde, le Japon n'est pas particulièrement porté à accueillir une immigration continue d'étrangers. Je ne connais pas de pays qui le fasse et toute installation d'étrangers pose un problème à n'importe quelle société installée. Les quelques pays soit disant d'immigrés (Etats Unis, Australie, Canada) ne déroulent pas/plus de tapis rouge à de nouveaux arrivants.
La particularité du Japon, c'est d'être un pays très paisible et courtois. Cette gentillesse /bienséance envoie peut être de mauvais signaux aux étrangers de passage. Ils peuvent peut être avoir l'impression qu'on les tolèrerait sans soucis particulier.
Autre particularité, le Japon ayant une natalité en chute, ils sont bien gênés d'imaginer ce qu'ils vont devenir. L'immigration *pourrait* être une solution mais vous imaginez bien que le japonais moyen répugne à ça, non pas à cause des étrangers eux-mêmes mais plutôt parce que les japonais ont une conscience diffuse que cela détruirait/diluerait leur société qu'ils aiment par dessus tout.

romjpn
01 Février 2014
08:28

Il faut savoir aussi que certain français ont passé l'étape supérieure : la naturalisation. Alors, certes même si socialement parlant, t'auras toujours une tête de gaijin, tu peux toujours leur brandir ton passeport japonais :p.
Les japonais se basent sur le physique, et un asiatique ressemblant assez à un japonais qui se fait naturaliser et parle très bien japonais passera inaperçu !

Concernant mon cas, cela fait plus de 4 ans que j'y suis. Alors dans mon sac je peux vous sortir une grosse anecdote raciste : un pépé qui m'a traité d'américain devant ma copine et qui nous a dit de ne pas faire d'enfant "half" parce-que j'étais un enc*lé d'américain. Sympa.
L'anecdote aussi plus courante de la recherche d'appartement avec les pauvres agents immobiliers donnant des dizaines de coups de téléphone : "外国人の方なんですが・・・” (c'est un étranger) et réponse directe ”あ、すみません・・・” (Pardon ce ne sera pas possible). Même si ça, c'est possible aussi en France, et avec des français en plus.
Mais sinon en-dehors de ça, c'est pas non plus l'enfer. Même si bien sûr t'es toujours vu comme le "gaijin de service qui parle anglais et qui sait pas manger avec des baguettes et qui, si il parle 3 mots de japonais se verra arrosé de compliments" ^^.

Alex
01 Février 2014
14:41

" l’archipel n’a pas prévu d’ouvrir ses portes migratoires et encore moins morales aux étrangers"

Quand on voit le résultat en France c'est pas plus mal !

01 Février 2014
14:49

Ouais, c'est sûr que s'il n'y avait que des français "de souche" à l'esprit aussi éclairé que le tien, la France serait sauvée. Pauvre type.

Alex
01 Février 2014
14:54

elle serait en tout cas surement plus agréable à vivre qu'elle ne l'est actuellement. Y a aucun doute la dessus.

01 Février 2014
15:04

Don't feed the trolls... J'espère tout de même que Gaël supprimera des horreurs, il semple qu'il y ait pas mal de fachos sur Kanpai qui n'attendent qu'une occasion pour déverser leur vomi verbal. (Dans un français médiocre, en plus, et ça se prétend défenseur de la France éternelle...)

Alex
01 Février 2014
15:11

tant d’énergie et de grands mots pour si peu de chose ...
Bonne journée quand même ! ^^

01 Février 2014
15:14

"Peu de chose", bah voyons ! Facile à dire quand tu es du "bon" côté. Mauvaise journée, va au diable, toi et tes semblables.

01 Février 2014
21:37

@Alex : merci de ne pas servir ce genre de discours simpliste sur Kanpai. Si tu veux comparer l'immigration en France et au Japon, c'est bien sûr possible mais à condition d'argumenter et ne pas inciter à la discrimination en pointant du doigt d'une manière aussi stérile que tu le fais là.

@Bach-Kun : je pense que ton intervention est louable dans le fond, mais j'ai deux remarques. D'abord, Wolf ci-dessous a raison : tes réponses très agressives servent justement le genre de discours auquel tu t'opposes. Ensuite, je ne suis pas d'accord sur le fait qu'il y aurait "pas mal de fachos sur Kanpai" ; de mémoire, on a eu une fois le cas dans l'article sur les half et c'est tout. Inutile de noircir le tableau. ;-)

wolk
01 Février 2014
16:10

Alex, attention à ne pas considérer l'immigration comme le seul facteur en présence. Il y avait aussi de l'immigration dans les années 70, sans que ça ne pose les problèmes auxquels tu fais allusion. C'est une combinaison de facteurs, parmi lesquels l'immigration est surement un des moins significatifs. Notre société individualiste et basée sur l'argent joue aussi un grand rôle, et cela, on l'aurait tout autant sans aucune immigration, et les japonais l'ont tout autant sans immigration. Les japonais en voient d'ailleurs les conséquences depuis un moment. Favoriser l'immigration agirait peut-être comme un catalyseur, mais même sans ça, le Japon souffre de plus en plus des problèmes que l'on ne connaît que trop bien par chez nous. Au Japon aussi, si tu es vieux, tu peux te retrouver tout seul comme un con dans une tour en béton en luttant pour survivre avec une ridicule pension de retraite. Là-bas aussi la criminalité augmente. Le principe de la mafia de ne jamais s'en prendre aux individus isolés tend à disparaître. La préoccupation des individus tend de plus en plus à montrer que l'on suit les derniers codes de la société de consommation, et de plus en plus à avoir et de moins en moins à être. On pourrait multiplier les exemples, mais en résumé, même sans immigration, ils vont finir, un jour, par atteindre le même degré d'absurdité que nous, sauf que ce sera entre japonais de souche. Quel intérêt ? En France, si tu retires tous les immigrés, ce qui reste n'est pas beau à voir non plus. Le vrai problème n'est pas de savoir qui vient d'où, mais de savoir quel est notre modèle de société, quel est la nature du lien social entre les gens, ce genre de chose.

PS pour Bach-kun : un peu moins d'animosité serait mieux, tu ne crois pas ? Tu as vu la quantité d'insultes et de mépris qu'il y a dans tes messages ? On est pas des chiens, quand on est pas d'accord avec quelqu'un, on peut discuter avec lui sans lui cracher dessus, sans réclamer à demi-mot que ses propos soient effacés, et sans souhaiter la mort d'une bonne partie de l'humanité (car je pense qu'une partie significative de la population de cette planète est contre l'immigration, à commencer par le pays auquel tu t'intéresses).

taikoubou
01 Février 2014
17:55

N'y a t-il pas des exemples positifs d'intégration au Japon ? Depuis que je m'intéresse au Japon cad une dizaine d'année,on en parle beaucoup de l'intégration à court ou moyen terme en termes négatif je trouve. J'ai l'impression qu'il y a qu'une seule histoire, toujours les même cliché qui sont distribué. On comprends tous bien le fossé qui sépare le Japon touristique et la vision du Japon par le monde du travail (très schématiquement). Par exemple n'y a t-il pas des différences régionales ou en fonctions des secteurs d'activité ?

[HS]Merci de ne pas utiliser le mot raciste à tous les sauces cela ne veut plus rien dire. Le racisme renvoie à la théorie des races, qu'il y a des races supérieurs à d'autre, en revanche la xénophobie est une hostilité, une haine à l'égard d'une ou plusieurs personnes, essentiellement motivée par leur nationalité, culture, genre, religion, idéologie. Donc dans la plupart des cas c'est plutôt le mot xénophobe qui doit être utilisé.[/HS]

01 Février 2014
18:07

On peut toujours trouver des exemples, évidemment. J'ai un pote qui est sysadmin, il travaille chez un FAI en ce moment, avant il travaillait dans une banque, ça se passe généralement bien pour lui. Pour ne parler que de ce que je connais, il y a aussi un certain nombre d'universitaires et de chercheurs dans des labos privés ou publics (NTT Labs ou l'AIST par exemple recrutent beaucoup d'étrangers relativement au reste des entreprises ou organismes). En général il semble que plus l'emploi est qualifié, mieux ça se passe.

Géograpiquement aussi il semble qu'il y ait des endroits plus "gaiin-friendly" que d'autres. On m'avait dit avant que j'y aille que Sendai était dans cette catégorie-là, et en effet en trois mois je n'ai pas une fois fait l'une des expériences qu'on nous décrit souvent, du style gens qui coninuent à te parler dans leur mauvais anglais alors que tu leur parle en japonais, ou place à côté de toi qui reste vide dans le train bondé. J'ai donc tendance à penser, peut-être à tort, que ces Japonais-là sont surtout les Tokyoïtes, de même que le stéréotype du Français râleur, malpoli, etc. correspond surtout aux Parisiens.

backcat
01 Février 2014
18:54

Pour ma part je trouve qu'il est plus que normal de rajouter une couche sur cette idéalisation qu'on les gens pour le japon en leur montrant une partie beaucoup moins aseptisée et surtout plus réel car partie intégrante de la vie en société.

Aussi longtemps que vous vivrez et demeurez au Japon vous n'en demeurerez qu'un Etranger et ce quelque soit votre parcours et vos réussites. La preuve en est par une famille dont le mari est Français et la femme Japonaise, leur enfant métissé, parlait aussi bien voir mieux que les autres enfants japonais et il s'est retrouvé brimé voir isolé de ses camarades de classe. Autre exemple, le mari s'adressant à des japonais, systématiquement ils ont tendance à répondre à sa femme et non à lui, alors oui, quelque soit votre aptitude au sourire et à la courtoisie, toujours utile que la société japonaise, tout n'est pas rose, si vous y passez vos vacances ou quelques mois, en tourisme ou études de la langue, il en demeure pas moins que dans un séjour d'une durée plus longue et avec un emploi, vous aurez une vision qui sera tout autre.

J'ai pu expérimenter différentes visions du Japon et je ne dirais pas qu'ils sont fermés mais comme tout il y a ceux ouvert à la discussion et ceux qui la refusent. Je rejoint le commentaire dit plus haut pour ajouté que bien qu'il y ai fortement besoin d'étrangers pour repeupler le pays et exercer certains postes en perdition, la société Japonaise préféré à tendance à ne pas voir ça d'un bon oeil mais si vous regardez de près, il y a quand meme au Japon, historiquement parlant, la plus grande communauté brésilienne, environ 300 000, qui sont parfaitement intégré et on retrouve la même chose des Japonais au Brésil.

Alors fin mot de l'histoire, ne pas s'accrocher au choses édulcoré que l'ont voient trop souvent à la télé ou croire que tout est Kawaii au point d'en oublier que derrière cette apparente façade, proprement lisse, se cache un pays plein de tristesse et de cicatrices.

Cpt Tarba
02 Février 2014
23:34

Vu ta tronche pas étonnant qu'ils soient mal à l'aise

Cpt Tarba
02 Février 2014
23:42

Article peu intéressant, énorme généralisation.

Ca vaut pas plus qu'un
"les Français portent la moustache et le berret"
"les Italiens parlent fort et mangent des pâtes"

Très réducteur, aucune profondeur dans l'analyse.

Pour ceux qui veulent s'expatrier sachez que ce qui est dit ici est un large stéréotype répendu chez les frustrés francophone et japophile.

Mention spéciale au:

"ou encore un certain ras-le-bol de son environnement immédiat : familial, professionnel ou même national (politique ou sociétal)."

hahaha, Je profile déjà le Japan-Freak qui n'a jamais choppé un meuf dans sa vie et qui débarque au Japon en pensant être le roi. Tu as du réussir et avoir une copine Japoniaise, car il faut le dire, celle qui s'attachent aux français sont en majorité aussi perdues.

wolk
03 Février 2014
11:42

Toi, au Japon tu dois te sentir comme un poisson dans l'eau. Avec cette humilité, cette absence de forfanterie, cette réserve. On sent la personnalité typiquement japonaise.

Cpt Tarba
02 Février 2014
23:45

Par Gael
le 1 février 2014 à 22:37

@Alex : merci de ne pas servir ce genre de discours simpliste sur Kanpai.

En même temps avec un article pareil tu t'attendais à quel genre de réponse Gael ?

Cpt Tarba
02 Février 2014
23:58

" Pour être plus prosaïque encore, si vous savez ce que vous cherchez au Japon, posez-vous surtout la question de savoir à quoi vous servirez en terre nipponne."

Cette phrase collector est aberrante. Tu te prends pour qui pour dire une chose pareille ? L'expatriation passe aussi par le voyage, et la découverte, depuis quand on doit être utile au Japon pour y aller ?

Avant de vous expatrier au Japon, pensez surtout à préparer votre bagage dire au revoir à vos proches, et profiter de ce voyage unique ! Ne suivez pas ce que dit cet article plein d'immondices sans noms !

Cpt Tarba
03 Février 2014
00:06

Pour conclure sur ma série de commentaire qui tâchent et ne tarderont pas à être supprimés.

Je copie/colle un passage d'un autre article rédigé par Gael lui même:

"J’aime voyager au Japon, la liberté que cela procure et jusqu’à présent, j’ai choisi de ne pas subir les contraintes ou les difficultés liées à l’expatriation."

En somme, nous avons là un jeune érudit sans expérience, qui parle d'un sujet qu'il ne connait même pas, il n'a jamais été expatrié. Frustré d'être resté en France il vous donne l'impression que ce rêve d'expatriation est un idylle inexploitable. Alors que la plupart des expatriés seront là pour vous prouver le contraire !

Le Japon est une destination prisée par les expatriés qui sont prêt à faire des sacrifices, et surtout qui ont les balls pour tout claquer pour tenter l'aventure, contrairement à Gael.

taikoubou
03 Février 2014
02:46

Tes 3 premiers com ne servent à rien, sauf a montrer ta jubilation a vouloir dénigrer l'auteur de l'article.

Par contre ta dernière remarque soulève la une vrai question, sans n'avoir jamais été jamais expatrié, en quoi es tu qualifié pour en parler Gael ? Tu énonces des grandes vérité, notamment tu dis

"un étranger restera à jamais « estranger » au Japon : quelque soit son niveau d’intégration et de connaissance, il sera toujours vu a priori comme le 外人 gaijin, la personne de l’extérieur qui a beau faire des efforts et maîtriser la langue japonaise, mais reste au mieux un gentil sauvage irrémédiablement inadapté à la société japonaise."

Ne pourrait tu pas approndir, en donnant des exemples, des chiffres, d'ou sort tu une telle certitude ?

05 Février 2014
11:09

Malgré de nombreux voyages plus ou moins longs, j'ai fait le choix de ne pas m'expatrier au Japon pour diverses raisons que j'ai pour la plupart déjà abordées à plusieurs reprises sur Kanpai.

En revanche, en gravitant autour du Japon depuis pas mal d'années dans le cadre de mon activité, j'ai été à même de recueillir un certain nombre de témoignages personnels plus ou moins positifs au sujet de l'expatriation sur l'archipel.

L'expatriation, quel que soit le pays, ne correspond pas à mon sens à une question de "balls" ou pas. Elle peut se passer très bien ou au contraire faire vivre un véritable enfer à celui qui n'y était pas bien préparé.

Comme d'habitude, mes articles ne sont pas parole d'évangile et correspondent à une humble opinion sur une base empirique qu'on est libre de partager ou non.
Après, tout le monde ne partage pas le même niveau de civilité pour en débattre, ce n'est pas nouveau.

Ed
11 Février 2014
10:07

Salut à tous,

je ne sais pas si on peut considérer cela comme une expatriation, mais j'ai vécu pendant plusieurs mois à Nagoya dans le cadre d'un échange universitaire.

On est donc pas vraiment dans le "monde professionnel", toujours est il qu'en dehors des cours, j'ai pu avoir une "vie quotidienne" au Japon (faire ses courses, prendre le métro tous les jours, etc.), ce qui ramène donc plus l'expérience à de l'expatriation qu'à du tourisme.

Cela n'est que mon avis, mais les contacts que j'ai pu avoir avec les japonais dans ce cadre étaient très positifs, et les gens étaient le plus souvent curieux de savoir pourquoi nous habitions à Nagoya qu'autre chose. Je n'ai jamais ressenti de regard gêné par notre présence, et j'ai toujours été traité de manière très accueillante, et très préventive.

Après, il est vrai que je n'ai pas eu à rechercher d'appartement, où autres démarches qui pourrait peut être entraîner une différenciation... Le monde de l'entreprise est peut être également différent...

En tout les cas voila mon humble témoignage!
Ed

Florent
25 Mars 2014
09:37

Bonjour,

Déjà, je profite de ce billet pour remercier Gael pour ce site qui m'a bien aidé pour préparer mon voyage au Japon. Ensuite, je voudrais juste rappeler que vous ne trouverez pas de mention "réflexion philosophique de l'année" en titre donc ce déchaînement de commentaires inutiles et agressifs n'a pas lieu d'être. Donner son avis, même sur du simple bon sens, n'a rien de condamnable et la protection de l'écran est malheureusement souvent utilisé pour décharger son fiel..
Dommage.

LOUIS
11 Juin 2014
19:57

Votre article est exacte et a le mérite de replacer les choses dans leur juste perspective.

Le Japon, maîtrise de façon drastique son immigration, ce qui lui vaut de conserver son âme depuis des millénaires, même si, bien entendu, cette dernière s'adapte au temps qui change.

D'ailleurs, si je puis me permettre, l'Europe, et plus particulièrement la France feraient bien d'en prendre de la graine. Le fort déclin économique et spirituel de notre pays n'est pas étrangé à sa politique d'immigration. Un pays c'est un tout, à commencer par un sentiment nationaliste d'appartenance. Les Japonnais protège l'empire avant tout, là où les Français ne savent plus vraiement ce qu'est leur histoire et ce qu'est la nation. En cela, le Japon, où je me suis rendu de nombreuses fois pour raisons pros, est un grand pays !

11 Juin 2014
20:13

C'est sûr que le Japon n'est pas du tout en déclin économique, ni spirituel. :D Pour l'économique : dette publique de 200 % du PIB, salaires stagnants, fort taux d'emplois précaires. Pour le sprirituel : prostitution juvénile généralisée, fort taux de suicide, une région entière à l'abandon et dont tout le monde se fout.

Mais tout ça c'est la faute aux immig... ah bah non, là ça ne marche pas. Cacher sa haine de l'autre derrière des larmes de crocodile sur l'économique et le spirituel, c'est courant, mais ça ne marche qu'avec les imbéciles.

Noy
11 Juin 2014
20:16

Ce genre de propos m'inquiète beaucoup :?...

wolk
11 Juin 2014
20:20

Louis, je veux bien que le Japon ait encore des restes de sa longue histoire, mais de là à dire qu'il a conservé son âme, il ne faut peut-être pas exagérer. Sauf si ces millénaires d'histoire dont vous parlez sont caractérisés par le capitalisme, la société de consommation, la pollution, la misère sociale, la surpopulation, l'hyper-endettement, l'industrie, etc. Si ça, c'est le Japon d'il y a 1000 ans, alors oui, il a conservé son âme. Mais je ne crois pas. Comme tous les autres pays, il a radicalement changé durant ces derniers siècles. Un japonais lambda est à peu de choses près comme un français. Il mange des aliments industriels achetés en supermarché, il porte des jeans, il regarde Avatar au cinéma, il joue à la Playstation, regarde du porno, écoute les dernières stars mondiales de la chanson à la mode, etc. Et pour financer tout ça, il essaie de trouver un boulot lui rapportant un salaire. Bref, il fait tout ce que ne faisaient pas ses ancêtres lointains. Donc même s'il possède encore quelques résidus de son passé, tels qu'un certain esprit de groupe, il n'empêche que les différences sont devenues trop gigantesques pour que l'on puisse affirmer que le Japon n'a que peu changé. L'immigration, ou l'absence d'immigration, ne change rien à tout ça.

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