1 Japonaise sur 200 aurait déjà tourné dans une vidéo pour adultes

Sur Kanpai, nous parlons le plus souvent des bons côtés du Japon et d'un point de vue touristique, où l'on s'en prend plein les yeux sans se soucier des travers de cette société. Pourtant la culture japonaise, c'est aussi parfois des notions qui peuvent paraître plus étranges voire déviantes. Cette fois-ci, nous allons aborder le sujet de la perversité au Japon (変態 hentai) et notamment le marché de la vidéo érotique (エッチ ecchi) voire pornographique.

L'industrie de la vidéo pour adultes (appelée AV pour Adult Videos) a récemment affirmé qu'une femme Japonaise sur 200 aurait déjà tourné dans une vidéo pour adultes, qu'elle soit de charme ou à caractère sexuel. Un chiffre énorme, dont voici la traduction du raisonnement qui y conduit :

En incluant les productions sur Internet et non officielles, le nombre d'AV produites chaque année tournerait autour de 35.000, soit environ une centaine par jour. Il y aurait entre 2.000 et 3.000 nouvelles filles chaque année, soit un total d'environ 150.000 Japonaises ayant participé à une AV. La population du Japon étant constituée de 30 millions de femmes entre 19 et 55 ans, cela donne 1 Japonaise sur 200 dans cette tranche d'âge, ou encore 0,5% de cette population.

Bien entendu, impossible de vérifier ces chiffres, mais il faut reconnaître qu'au Japon l'industrie pornographique semble tentaculaire. Qui n'a jamais été choqué(e) de voir des dizaines de magazines à caractère sexuel, trainer dans les rayons des konbini à hauteur des enfants ?

Plus largement, c'est également la prostitution qui est mise en cause par ces chiffres. Le marché est connu pour être gigantesque au Japon, dépassant le cadre gentillet qu'on veut bien accorder, par exemple, aux bars à host et hostess, très courants dans le quartier de Kabukicho à Tokyo, ou encore à Osaka. Contre une rallonge en liquide, il serait facile de terminer au love hotel...

Plus grave est le concept de 援助交際 enjo kôsai ou enkô. La traduction est "relation tarifée", mais il faut plutôt parler de prostitution lycéenne. Alors que la majorité au Japon est à 20 ans, les "JK" (pour女子高生 joshi kôsei, les lycéennes) n'ont aucun mal à pratiquer プチ援交 puchi enkô : la vente de leurs cheveux, petites culottes usagées ou encore leur salive.

Cette méthode d'argent facile peut alors dériver vers la relation tarifée. Les réseaux sociaux japonais sont mis en cause, en particulier les 出会い系 deaikei, les sites de rencontres spécialisés pour téléphones mobiles, ou encore les services tels que Yahoo! Chat. La langue japonaise va jusqu'à posséder un mot pour les filles qui ont fugué et se font héberger chez des hommes, sans loyer à payer mais contre des faveurs sexuelles : 神待ち kamimachi, littéralement "dans l'attente d'un dieu".

La plupart des filles qui ont pratiqué l'enjo kôsai ou tourné dans une AV ne l'ont probablement fait qu'une ou deux fois. N'oublions pas que les religions au Japon ne voient pas les relations sexuelles prénuptiales comme immorales. Le sens moral des Japonaises est différent.

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