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Resident Evil & Resident Evil Apocalypse

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Dans un premier temps, lorsqu’un film inspiré de la série Bio Hazard a été annoncé, je fus plutôt confiant. Et pour cause, les scénarii de la saga sont plus adaptables sur grand écran que, citons au hasard ou presque, les aventures d’un plombier italien qui saute sur des Goombas pour les faire disparaître. D’ailleurs, j’imaginais déjà un bon ROMERO, empruntant à quelques Zombie le charme qu’on leur connaît pour le combiner avec l’ambiance caractéristique des histoires du jeu vidéo 🎮 en question.

Seulement, le film Resident Evil n’a pas été dirigé par George ROMERO, mais par Paul « Mortal Kombat » ANDERSON. Son scénario, qui tient griffonné sur un bout de nappe à la brasserie du coin, n’emprunte au jeu dont il s’inspire que le nom et le logo d’Umbrella, ou presque. Résultat : les acteurs ne sont pas crédibles pour un sou, les dialogues grotesques, la musique électronique sort tout droit d’un mauvais night-club, les effets spéciaux semblent avoir été réalisés sous Paint, etc. Bref, le film a des allures de série Z du dimanche après-midi sur TF1. Le pire dans l’histoire, c’est que ce Resident Evil ne fait même pas peur ! Le seul bon point que j’arrive à lui trouver, c’est la courte robe rouge de Milla JOVOVICH qui sonne comme une symphonie dans cet océan de disgrâce. On se distrait comme on peut, hein...

Sa suite plus ou moins directe, intitulée Apocalypse, ne s’embarrasse pas beaucoup plus d’un bon script. Reste que comparativement au premier opus, il est devenu beaucoup plus fidèle au jeu à succès. Mêlant sans honte les scénarii des épisodes 2 et 3, il les combine encore avec certaines drôles d’inspirations concernant le rôle d’Umbrella Corp. Mais ne boudons pas le plaisir (mérité ?) d’entendre les noms de Jill VALENTINE, fusse-t-elle une salope de charretière, ou des STARS, plutôt fidèlement représentés. Milla JOVOVICH, toujours aussi génialement bonne (moins dans sa composition que dans son apparence) parviendra ou non, dépendamment de votre attrait à la saga et votre humeur du moment, à vous faire oublier le travestissement du rôle des BIRKIN.

Attendons sur Afterlife, le troisième film qui, espérons-le, suivra la courbe d’amélioration inspirée par le passage entre les deux premiers films. Avec pourquoi pas, un manoir, et des Barry, Chris et WESKER. Je dis ça, je ne dis rien.

Mis à jour le 16 septembre 2015