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Resident Evil Degeneration

Film 4 Resident Evil 3D

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les films Resident Evil n’ont pas fait l’unanimité. Certes, le dernier en date, Resident Evil Extinction, a quelque peu relevé le niveau, mais on est encore loin d’un véritable blockbuster. Pour le quatrième film RE, Sony Pictures a décidé de mettre de côté Milla Jovovich pour se tourner vers un long-métrage entièrement en images de synthèse, à la Final Fantasy Spirits Within. Après seulement 8 mois de production, Resident Evil Degeneration est sorti dans quelques salles japonaises en octobre, et débarquera en DVD et Blu-Ray en Europe le 4 février 2009.

Pour situer l’action sur la timeline Resident Evil, les évènements de RE Degeneration prennent place 7 ans après les évènements de Raccoon City (les 2 premiers épisodes), 2 ans après la destruction d’Umbrella Corporation, et un an après Resident Evil 4. Les 2 héros de ce film sont Leon S. Kennedy et Claire Redfield, qui devront sécuriser l’aéroport d'Harvardville des zombis, puis enquêter dans les locaux de WilPharma (une Umbrella Corp. wannabe). Le méchant du moment : un certain Curtis qui, pour venger la mort de sa famille dans les bombardements de Raccoon, s’inocule le virus G. À ceux qui ont fait Resident Evil 2, la deuxième partie du film se rapproche donc assez sensiblement de l’histoire de William Birkin.

Même si certains ont pu réduire RE Degeneration à une simple bête cinématique d’1h30, son rythme est plutôt équilibré et montre finalement peu de temps morts. Le scénario, à défaut d’être original, s’avère plutôt efficace et est servi par un montage et un doublage (en anglais !) classiques et sans fioritures. De plus on notera de-ci de-là une référence ou un petit clin d’œil aux jeux vidéo de la série, pour les fans. Cela compensera le bestiaire un peu famélique : quelques zombies, un monstre dopé au G-Virus et… c’est tout. Oubliez les chiens, araignées, hunters, etc. Il faudra tout de même noter un aspect technique très convaincant, avec de superbes effets de lumière et une animation bien capturée. Encore une fois, on ne sort pas des sentiers battus, mais le résultat est là.

Côté protagonistes, Léon est écrasant de charisme ; il est loin, son côté rookie poule mouillée de Resident Evil 2. Son personnage semble tellement noble et invincible que Claire en est assez effacée à côté. Les producteurs ont sans doute voulu lui donner une approche différente, puisqu’elle apparaît plus femme, plus en retrait comme lorsqu’elle rend le flingue dès qu’elle en a un dans les mains. En règle générale, on retrouve un peu tous les clichés qu’affectionnent les Japonais en terme de character-design : hommes valeureux qui ne montrent aucun sentiment, femmes fragiles à gros seins et secrètement amoureuses.

Resident Evil Degeneration reste un film plutôt plaisant. Comme les précédentes adaptations cinématographiques de la saga, il ne s’adresse pas aux fans en priorité puisqu’on n’y trouvera pas de côté gore, glauque ni angoissant. C’est un parti-pris obligatoire pour servir le film au plus grand nombre et, au final, ce RE Degeneration s’en sort pas trop mal dans son genre.

Dernière mise à jour le 31 octobre 2016