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Pourquoi je choisis la PlayStation 4 et non la Xbox One

Laquelle acheter à la sortie ?

Note : la rédaction de cet article a démarré début mai, à une époque où toute la planète gamer pensait que Sony allait se faire écraser par le rouleau-compresseur Microsoft. Comme quoi, les choses vont très vite dans le macrocosme du jeu vidéo ! Voulant attendre l'E3 et toutes les annonces officielles, le titre de cet article paraît désormais relativement évident aux yeux de certains d'entre vous. Je souhaite toutefois vous livrer ici une analyse complète de la guerre entre les deux grands constructeurs, des récentes annonces et revirements, et les raisons détaillées du choix de l'une ou l'autre des consoles.

Ça y est : on connaît désormais assez précisément le rapport de force qui va voir s'affronter une fois de plus Sony et Microsoft, dans la guerre des consoles de nouvelle génération dès la fin 2013. Après une salve de conférences et présentations de la part des deux constructeurs depuis février, le récent E3 a annoncé la plupart des détails sur la PS4 et la Xbox One, qui permettent déjà à chacun de connaître sa préférence. Puis il y a eu cet important revirement de la part de Microsoft sur la question des DRM (j'y reviens plus bas) une semaine plus tard, qui a parachevé de placer les camps.

Car peut-être plus encore que la précédente, cette nouvelle génération sonne comme celle du choix. Les deux géants s'apprêtent à livrer des machines structurellement très proches, avec des exclusivités réduites comme peau de chagrin, souvent temporaires et parfois simplement en DLC. Les vraies licences capables de faire pencher la balance ne se comptent plus guère, même pour une génération entière, que sur les doigts d'une main. Et vu l'investissement financier (de 4 à 500€ nues) que représentent l'une comme l'autre des machines, peu seront les joueurs à choisir d'acheter et la PlayStation 4 et la Xbox One, au moins pendant une fenêtre de lancement de deux ans.

Étant joueur exclusivement console et n'ayant pas vécu de progression graphique majeure comme ce fut le cas au fur et à mesure des années pour les joueurs PC, j'ai hâte, comme beaucoup d'autres, de profiter du bond technique livré par les machines de prochaine génération. La Wii U s'étant, comme sa petite sœur, classée sur un rail parallèle moins directement compétitif, l'affrontement principal sur ce terrain va bel et bien se jouer entre la PS4 et la X1. Des consoles qui, comme sur cette génération, pourraient également durer sept à dix ans. C'est dire si le choix va compter.

Sur la génération actuelle, j'ai commencé côté Xbox 360. La PS3 souffrait d'une communication désastreuse et arrogante, d'un prix stratosphérique au départ (599€) et d'une version européenne amputée qui ont conduit à ce lancement catastrophique que l'on connaît. Puis, au fur et à mesure des années, me retrouvant de moins en moins dans la stratégie Xbox somme toute très américaine (à base de jeux de tir) et dans le virage Kinect, je suis retourné à mes premières amours japonaises. Dans ses dernières années de carrière, la PS3 a trouvé un rythme de croisière étonnamment solide entre grosses exclus et jeux indés, soutenu par un modèle en ligne Freemium (live gratuit / PSN+) très concluant. Au final, en termes de ventes mondiales, les consoles se retrouvent au coude à coude.

Alors que certains n'hésitent pas à parler du syndrome constructeur de la "troisième console" pour Microsoft, conduisant à un excès de confiance parfois dévastateur (plus de détails ci-dessous), j'ai d'ores et déjà fait le choix de jouer uniquement sur PlayStation 4 pour la prochaine génération de consoles. On verra si avec le temps, la Xbox One sait parvenir à contrebalancer ses défauts qui me font l'éviter, mais en attendant, je vous propose une synthèse détaillée de ce qui justifie mon choix.

Prix, hardware et convergence multimédia

Commençons par un des facteurs-clé pour l'achat : le prix de vente. La Xbox One sera proposée à 499€ incluant la console, un disque dur de 500 Go, Kinect et une manette. La PlayStation 4 sera vendue 100€ moins chère à 399€, incluant la console, un disque dur de 500 Go et une manette. Le PlayStation Camera, facultatif, coûtera 49€.

Les matériels sont proches jusque dans leur design, au point que certains les différencient seulement par les caractéristiques de "gras" pour la X1 et "italique" pour la PS4, tout de même moins massive. Cela n'a que peu d'importance pour moi, les consoles étant rangées dans un meuble fermé. Je suis plus surpris sur le redesign final de la Xbox 360 qui risque de rendre la distinction plus difficile auprès des acheteurs non avertis. Les manettes évoluent peu en-dehors des boutons de partage respectifs, et de gâchettes vibrantes chez Microsoft ; en revanche, elles fonctionnent toujours à base de piles AA chez Xbox... Petit avantage du côté de la PS4, également, au niveau du disque dur qui est interchangeable contrairement à celui de la X1.

Comme sur la génération précédente, la console de Microsoft est un peu moins puissante que celle de chez Sony sur le papier. Puisque 90% des titres sont multisupports, les développeurs vont une nouvelle fois se baser sur le plus petit dénominateur commun. Toutefois, la PS4 étant plus dynamique et plus facile à programmer que sa grande sœur, elle devrait accueillir plus régulièrement des versions supérieures de jeux multiplateformes. On trouvera sans doute des différences encore plus sensibles dans les jeux exclusifs, comme récemment avec le sublime Last of Us sur PS3 qui me semble difficile à rendre sur 360.

Enfin, les deux machines poursuivent leur lancée vers la convergence multimédia inaugurée au début des années 2000, notamment à travers le support Blu-Ray (bataille gagnée haut la main par Sony lors de génération précédente, face au HD-DVD) mais également sur tout le contenu à la demande. Toutefois, la stratégie Xbox pousse le concept jusqu'à se lancer dans une guerre des box au sens large, puisque les États-Unis ne verrouillent pas le marché du triple / quad play. Des fonctionnalités qu'on retrouvera amputées en Europe, mais la douloureuse ne sera pas réduite. À trop s'étendre, Xbox risque également de s'épancher et perdre ainsi une partie de son énergie consacrée au jeu vidéo.

DRM : occasion, prêt, rétrocompatibilité et connexion permanente

S'il y a bien un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre, et qui joue fortement dans la balance du choix, c'est la politique du DRM (la Gestion des Droits Numériques). Microsoft a annoncé dès le 21 mai que les jeux Xbox One seraient liés à un seul compte Xbox Live, rendant la revente difficile car sous certaines conditions (dans lesquelles l'éditeur touche une part de la transaction). Alors qu'EA annonçait il y a quelques semaines arrêter les pass en ligne, Microsoft inaugurait alors le pass hors-ligne permanent, s'arrogeant un contrôle sur les jeux achetés par le consommateur.

Car la question de propriété est rendue plus floue sur Xbox One. Chaque jeu doit être installé et activé en ligne avant de pouvoir fonctionner, grâce à une clé unique comme sur Steam. Toutes les 24 heures, la X1 devra se connecter et faire un ping aux serveurs de Microsoft, sans quoi il ne sera plus possible d'utiliser ses softs même hors ligne. Difficile également de prêter ses jeux à un ami, sauf à lui céder de manière permanente, à moins qu'il ne soit un des dix membres de votre "famille" Xbox Live (sous conditions). Quant aux pays qui ne figurent pas dans la liste officielle des 21 admis, y compris les DOM-TOM, ils ne pourront tout simplement pas jouer à la Xbox One...

Mais ça, c'était avant !

De nombreux joueurs ont hurlé au tollé depuis cette annonce, face à la politique prison du tout-DRM inaugurée par Microsoft sur un marché consoles qui n'y était pas soumis jusqu'alors. Quid de ceux qui habitent dans des zones mal couvertes par l'accès Internet 📶 ? Quid des périodes de déménagement où l'on n'a pas forcément de connexion pendant plusieurs jours ? Quid du jeu sur Xbox One si les serveurs de Microsoft sont inaccessibles au moment du ping ? Quid tout simplement du prêt des jeux, de la revente et du marché de l'occasion ? Les risques étaient trop gros pour les gamers qui se sentiront potentiellement dépossédés de leurs propres achats.

Lors de sa conférence E3, Sony a évidemment profité du boulevard ouvert par Microsoft et annoncé une série de mesures classiques dans l'absolu, mais qui le font passer pour un sauveur face à la concurrence. Les jeux PlayStation 4 peuvent ainsi être conservés, prêtés, revendus, rachetés au choix du client, comme sur les générations précédentes. Sony a également annoncé que tous les jeux PS4 pourraient être joués sur PS Vita via le Remote Play, dont acte. Contrairement à la X1 à l'époque, la PS4 est dézonée (sauf sur les Blu-Ray de films, naturellement). Leur vidéo sur le prêt de jeu est, à ce titre, désopilante dans le contexte d'effervescence du dernier E3 !

À ce niveau, le choix de la console de Sony atteste probablement d'une question de principe, celui de ne pas reculer sur le droit de propriété après achat. La CNIL allemande ne s'y est d'ailleurs pas trompée et avaient déjà soulevé des inquiétudes. Il ne serait pas étonnant que les commissions européennes d'informatique et libertés diligentent une enquête sur la question.

S'il est difficile de connaître des chiffres précis, la colère des gamers sur Internet s'est traduite par des précommandes massives de la PS4 et une désaffection de la Xbox One, même de la part de nombre de ses fans les plus ardents. Microsoft a donc choisi de faire machine arrière et de prendre en compte le choix le plus puissant des consommateurs : leurs billets verts. Ainsi, beaucoup de restrictions de DRM ont depuis sauté, y compris sur le marché de l'occasion, la connexion permanente ou le prêt de jeux. La Xbox One se comportera donc comme une Xbox 360. Elle perd, par la même occasion, le bénéfice du cloud, du jeu disponible partout ou encore du prêt dématérialisé.

Mais le mal est-il déjà fait chez Microsoft ? Car s'il est si facile de désactiver tous ces blocages (un simple patch à télécharger le jour de la sortie), il est théoriquement aussi évident de réactiver les DRM via les serveurs Xbox One à n'importe quel moment, par exemple dès que le parc de machines sera suffisamment important aux yeux de Microsoft. Difficile pour moi de supporter cette épée de Damoclès qui peut verrouiller une console quand bon leur chante.

Au sujet de la rétrocompatibilité, autre tradition en désuétude sauf chez Nintendo, les annonces ne sont pas folichonnes. D'un côté comme de l'autre, aucun contrôleur (sauf le PS Move) ne sera utilisable sur les nouvelles consoles. Au niveau des supports physiques, aucun disque PS360 ne fonctionnera sur PS4/X1, comme il fallait s'y attendre. Plus grave en revanche, le catalogue d'achats XBLA, pourtant plus facilement transportable, sera rendu incompatible sur Xbox One... Imaginez changer de PC et ne pas retrouver vos achats Steam ! Du côté de Sony, la position est plus floue mais l'accord avec Gaikai, qui arrive sur PS4 au printemps 🌸 2014, pourrait laisser aux joueurs le champ libre sur l'intégralité du catalogue des anciennes PlayStation, moyennant un abonnement (possiblement inclus dans le PlayStation Plus).

Enfin, et cela peut également avoir son importance pour certains, Microsoft appartient au programme de surveillance Prism, qui a fait un mauvais buzz ces derniers jours, contrairement à Sony. Puisque nos consoles récupèrent désormais une quantité massive de données, y compris personnelles, pour les stocker sur les serveurs des éditeurs, il peut être intéressant de connaître la position de chaque constructeur sur cette question.

Motion gaming

Autre gimmick désormais indécrottable du jeu vidéo traditionnel depuis l'inauguration de la Wii : le motion gaming. Si le combo PS Move / PS Eye se fait relativement discret et ne s'impose pas dans l'achat d'une PlayStation 4, pour le grand plaisir des gamers, le sujet Kinect est tout autre. Bien qu'il fonctionne très correctement en termes de ventes auprès des joueurs occasionnels, il reste un échec ludique assez complet. Or, Kinect 2 va être tellement intégré à la Xbox One qu'elle ne pourra même pas démarrer s'il n'est pas calibré.

La présentation du 21 mai avait tout du spectre de Big Brother, ou d'un univers orwellien à la 1984. Car Kinect écoute (et filme ?) constamment ce qu'il se passe dans le salon, y compris dans le noir, ou encore compte le nombre de personnes présentes pour afficher de la publicité contextuelle. Le jeu vidéo appartient à l'espace privé, et étant déjà réfractaire aux caméras des appareils connectés (j'ai placé du scotch noir sur la caméra de mon ordinateur et de ma télé), je me vois mal laisser Kinect s'insérer à ce point dans ma liberté individuelle. Microsoft semble avoir fait un pas en arrière depuis, annonçant que Kinect pourrait être désactivé. Mais rien que par sa présence imposée, encore une fois, le mal est fait.

Plus largement, en tant que joueur adulte avec de nombreuses activités chronophages en parallèle, je n'ai plus le temps de m'attarder sur des concepts gadgets. Comme chez beaucoup de gamers, Kinect et le PS Move n'ont pas résonné chez moi, qui me retrouve dans du jeu vidéo exclusivement traditionnel. En l'état, Kinect est un achat forcé pour tous ceux qui investissent dans une Xbox One, et on ne sait même pas de quoi il est réellement capable. Pour le gimmick gaming, la Wii U me suffira, puisque seul Nintendo a su réellement prouver qu'il savait exploiter ce sous-genre, depuis la sortie de la DS en 2004.

Profil de joueur, jeu en ligne et abonnements

Qui dit changement de génération dit également mise à jour des fonctionnalités de profil et d'abonnement.

Les deux abonnements payants, PlayStation Plus et Xbox Live Gold, s'alignent à travers deux caractéristiques principales :

  • le PS+ devient obligatoire pour jouer en ligne sur PS4
  • le XBLG offre également 2 jeux par mois (en tout cas jusqu'à décembre 2013)

Chacun des abonnements est proposé au prix officiel respectif de 50 et 60€ par an, mais ils sont facilement trouvables dès 44,99€ pour le premier, et même 35,49€ pour le second. À noter que le PS+ est compatible sur les trois consoles de Sony : PS4, PS3 et PS Vita. Il est possible d'avoir plusieurs comptes PSN sur une PS4, et les contenus téléchargés peuvent être utilisés sur plusieurs supports simultanément.

Enfin, évidemment, les profils de joueurs ainsi que leurs données de compte et leurs trophées / succès sont récupérés lors du passage à la nouvelle génération. Sur ces derniers, Microsoft pousse même l'incitation en débloquant un succès spécial à ceux qui achèteront une Xbox One le jour de sa sortie. Il se murmure également que des challenges additionnels sont prévus pour l'utilisation de la télé via X1, ou encore pour ceux qui achètent plusieurs jeux d'une même série.

Pour ma part, basculer exclusivement sur PS4 signifie abandonner plus de 44.000 points de gamerscore, et repartir d'un "petit" niveau 11 sur PSN. Un moindre mal...

Une guerre de territoires

La PlayStation 4 et la Xbox One sortiront toutes les deux en fin d'année 2013, aux États-Unis comme en Europe. Le Japon devra attendre début 2014 pour la PS4, sans même une fenêtre de lancement pour la X1, et devient donc officieusement la troisième roue du carrosse.

Quelque part et du point de vue strictement jeu vidéo, cette bataille des nouvelles consoles sonne également comme le combat du colosse japonais aux pieds d'argile qui joue son va-tout, face au géant américain qui veut asseoir sa domination sur un secteur qu'il ne vise que depuis douze ans à grands coups de dollars. Microsoft fait le pari de la convergence multimédia et veut asseoir sa domination sur plusieurs marchés, quitte à envisager verrouiller la libre circulation du contenu. Sony semble plutôt se concentrer sur le jeu vidéo sur la base que chacun possède déjà d'autres appareils connectés.

De plus, la Xbox One vise clairement les Américains en premier lieu, grâce à des partenariats dont l'Europe mangera les restes : des flux comme ceux de Netflix, HBO ou ESPN restent incompatibles, et même si CanalSat et Orange livrent des partenariats, qui va s'en soucier vu ce qu'offrent nos box en face ? La PS4 vise un marché plus international, à l'écoute de chacun des 3 grands pôles de joueurs, ne se cantonnant pas à des univers courus d'armes à feu.

Survient alors, selon certain, le syndrome de la troisième console pour Microsoft : celle du sentiment de toute puissance du constructeur et de la condescendance. Il y a déjà eu des précédents dans l'univers du jeu vidéo (Nintendo 64 / Saturn / PS3 / Jaguar) et les jurisprudences ne sont pas favorables aux constructeurs qui en ont fait les frais. Parmi ces quatre exemples, seuls Nintendo et Sony s'en sont relevés, en proposant un revirement plus humble et conservant un marché le plus ouvert sur la confiance apportée au gamer qui reste avant tout son client, celui qui les fait vivre.

Microsoft, à tout vouloir contrôler, se met-il des barrières qui se révèleront infranchissables ?

Mais surtout, les jeux exclusifs !

Dans son article d'analyse sur l'E3 2013, Julien a détaillé en long et en large la plupart des jeux prévus sur chacune des machines. Je ne vais pas revenir dessus aussi longuement dans cet article, mais il est évident qu'au-delà de l'écrasante majorité des jeux éditeurs tiers multisupports, les exclusivités first et second-party peuvent faire pencher la balance d'un côté comme de l'autre.

Sur Xbox One, on pense notamment à Forza 5, Quantum Break, Dead Rising 3, le futur Halo 5 ou encore... Minecraft. En absents notables, il faut souligner Gears of War, Fable ou Banjo-Kazooie.

Sur PlayStation 4, la liste inclut Killzone Shadow Fall, Infamous Second Son, Drive Club et sa part gratuite pour les abonnés PS+, The Order : 1886 (par ReadyAtDawn), The Dark Sorcerer ou encore Deepdown. L'appel à la publication facilitée des indépendants, avec Oddworld en fer de lance, est intéressante également. J'ai été déçu, en revanche, de l'absence de The Last Guardian (conservé pour le TGS ?) et d'un nouvel Uncharted. Quant à Gran Turismo 6 PS3, il devrait logiquement être porté prochainement.

Évidemment, impossible de passer sur les grosses cartouches des éditeurs tiers : Assassin's Creed 4 et Watch Dogs (et leurs contenus exclusifs sur consoles PlayStation), Destiny, MGS V The Phantom Pain, Tom Clancy The Division, Batman Arkham Origins, TitanFall, Kingdom Hearts 3 et Final Fantasy XV (ex-Versus XIII), ou encore Mirror's Edge 2.

On peut imaginer également des portages "superior version" rapidement, par exemple celui du très attendu GTA5.

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Contrairement à d'autres, la PlayStation 4 ne sera pas pour moi un choix par défaut. Je souhaite posséder une des consoles de prochaine génération en marge de la Wii U et c'est Sony qui, sur la plupart des tableaux, répond plus à mes attentes que Microsoft. La Xbox One conserve un catalogue d'exclusivités qui saura certainement contenter une partie du public, mais elle reste lestée par des boulets impardonnables à mon goût, en particulier le revirement soudain sur la question des DRM. La communication désastreuse de ses dirigeants n'arrange pas ses affaires, et j'ai hâte de connaître le premier rapport de force entre les deux machines dans les tops de ventes dès novembre puisque, au moins aux États-Unis, aucun des constructeurs ne peut se permettre de manquer le "Black Friday" qui tombe cette année le 29 novembre.

Microsoft semble vouloir parier sur un contrôle plus ténu de sa distribution, pour augmenter ses marges et gagner plus rapidement de l'argent. À une époque où le jeu vidéo s'est scindé en deux factions, d'un côté les blockbusters triple A qui coûtent des millions à produire, et de l'autre des jeux indépendants dont le poids est plus confidentiel (Minecraft et quelques exceptions mises à part), ce choix paraît judicieux du côté de l'actionnariat. Mais la Xbox One a-t-elle par la même occasion perdu de vue que ceux qui la feront exister, ce sont les joueurs, et qu'à leur mettre autant de potentiels bâtons dans les roues, elle risque de les voir lui tourner le dos ?

L'avenir à court-terme nous donnera déjà une idée quant aux choix effectués par l'un et l'autre des constructeurs. Et surtout, pour combien de temps le modèle sans DRM et cloud parviendra-t-il encore à survivre dans le marché traditionnaliste du jeu vidéo ?

Et vous, allez-vous craquer pour l'une des consoles de nouvelle génération et si oui, laquelle et pourquoi ?

Dernière mise à jour le 26 juin 2020