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Accès à Internet dans l'avion : la démocratisation

Connexion haut débit pendant les vols

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Ce qui relevait du fantasme il y a encore quelques années est désormais en train de se généraliser. Depuis quelques mois, quasiment toutes les compagnies aériennes qui assurent des vols vers le Japon équipent leurs avions pour proposer un accès à Internet 📶 pendant le trajet. C'est le cas par exemple sur AirFrance et Japan AirLines qui le démocratisent.

Souvent considéré comme un gadget pour geeks sur-connectés sur les courts et moyens-courriers, la donne n'est pas forcément la même pour un trajet d'une douzaine d'heures, comme cela nous concerne. La promesse est simple : rester connecté pendant toute la durée du vol, à près de dix kilomètres d'altitude et plus de 900 km/h.

Sur JAL par exemple, l'accès a déjà été mis en place depuis cet été, un jour sur deux, sur les liaisons entre Tokyo et plusieurs grandes villes du monde : Paris, Londres, New York... De nouvelles destinations seront ajoutées à l'automne 🍁 et le service probablement rendu accessible sur tous les vols dès le printemps 🌸 2014. Une fois à bord, il suffit de se connecter à "JAL SKY Wi-Fi" depuis son appareil (ordinateur portable, tablette, smartphone 📱...) et entrer son numéro de carte bancaire 💳.

Car le service s'active moyennant un supplément (sauf en première classe) qui tourne généralement autour de :

  • 10€ pour une heure après activation
  • ou 20€ pour 24h après activation

L'équipement des avions, coûteux (on parle d'un million de dollars par appareil), s'explique par le fait que la connexion est fournie par satellite. Aux États-Unis, pionniers du service sur les nombreux vols intérieurs, le leader GoGo Inflight Internet a disposé des antennes-relai sur l'ensemble du territoire, permettant de se connecter via le sol. Pour ce qui nous intéresse (la liaison avec le Japon) ce système est évidemment impossible.

Il faut en moyenne cinq bornes Wi-fi pour couvrir l'ensemble des classes de passagers. Ne vous attendez pas, en revanche, à un débit exceptionnel : la vitesse de connexion tourne plutôt autour d'1 Mbps, soit quelques dizaines de Ko par secondes en téléchargement. Pas de quoi jouer à un MMO ou faire du streaming donc ! Oubliez également les clients P2P, bloqués car trop encombrants en bande passante. Mais pour les usages simples, cela reste convenable.

Chaque accès ne permet qu’à un seul appareil d'être connecté en simultané, ceci pour éviter que plusieurs passagers ne se cotisent pour tous se connecter sur un seul identifiant. Impossible également de partager sa connexion, par exemple depuis son smartphone pour en faire profiter sa tablette et/ou son netbook, car la réception utilise déjà la puce Wi-fi. L'histoire ne dit pas si cela reste irréalisable en Bluetooth ou via un câble USB.

Enfin, cela n'ouvre pas non plus la porte aux excès de type Skype (et du coup, votre voisin bruyant qui raconterait ses vacances pendant que vous essayez de dormir) même si la forte limitation du débit empêche pour l'instant d'utiliser la VOIP avec constance. Attendons-nous, en revanche, à voir fleurir des pelletées de statuts "je suis dans l'avion ✈️ !!" sur les réseaux sociaux dans les prochains temps, alors que certains regrettent déjà un de ces derniers sanctuaires déconnectés.

Pour nous qui avons étonnamment toujours eu beaucoup de mal à dormir dans les avions, nous ne voyons pas ce nouveau service d'un mauvais œil. Cela fera un bon complément aux films, livres et consoles portables pour tuer le temps. Reste la question de la batterie de nos appareils, car le Wi-fi la consomme beaucoup plus et peu de compagnies proposent des prises pour recharger en classe économique, excepté parfois un timide USB sur l'écran.

Mis à jour le 13 juin 2016