Tearaway, bijou vita-mine

Test

La PS Vita a toujours du mal à se faire une place dans le paysage actuel des consoles portables. J'ai beau adorer la 3DS, je ne peux m'empêcher de trouver injuste le sort que réservent les consommateurs à sa concurrente tant les chiffres sont éloquents. Au décompte actuel et avec à peine plus de sept millions de machines vendues à travers le monde, la dernière PlayStation portable s'est écoulée six fois moins que la dernière portable de Nintendo. L'équilibre des forces a de quoi faire sourire les analystes qui lui voient un contrepoids étonnant avec le marché de salon, déjà dominé par la PS4 alors que la Wii U partait avec une bonne année d'avance.

Ce que beaucoup reprochent à la Vita, c'est son manque de sorties et si ce point ressemble plutôt à une vue de l'esprit, mal occultée par le PlayStation Store, il faut plutôt noter le faible nombre d'exclusivités à la machine. Sony semble chercher à redresser la barre pour éviter d'en faire un accessoire de luxe pour PS4 et, au-delà d'une suite annoncée à l'excellent Gravity Rush, les Anglais de chez Media Molecule (Little Big Planet) ont donc imaginé Tearaway.

Aussi bonne fut la cuvée Nintendo en cette fin d'année dernière (entre les exceptionnels Super Mario 3D World et Zelda A Link Between Worlds), elle a malheureusement créé un dommage collatéral : celle d'occulter deux petits bijoux chez Sony. On a déjà parlé de Puppeteer sur Kanpai et tout l'amour qui avait été mis dans sa production. Tearaway vient dans la même gamme et livre ainsi un jeu de plate-forme tout à fait délicieux pour le bonheur des petits comme des grands.

Origamification

On note d'abord une direction artistique extrêmement léchée et absolument charmante, très inspirée de l'origami japonais. Les bruitages qui l'accompagnent renforcent le caractère homogène et vivant de ce monde onirique. Je n'avais pas accroché à l'univers LBP, le trouvant paradoxalement froid et sans trop d'identité (un défaut inhérent à beaucoup de jeux bac-à-sable). Tearaway se révèle beaucoup plus avenant et aspire le joueur comme un "You" solaire à vénérer.

Mais ce qui fait le charme fou de ce plateformer malin, c'est l'intelligence avec laquelle il exploite les fonctionnalités de la PS Vita. Pour la première fois, on sent que la conception n'a pas voulu cocher de vulgaires cases dans un cahier des charges, mais au contraire construire véritablement le gameplay autour de gimmicks qu'il rend alors plus organiques. En sus, il chasse même sur les terres du hors média pour prolonger l'expérience.

Sorti à 30€ pour la période de Noël, Tearaway se trouve désormais facilement à 25€ neuf. Si vous appréciez le genre plate-forme, ce serait une vraie erreur que de passer à côté et j'irais même jusqu'à penser qu'il peut justifier l'achat d'une Vita si le charme prend. Dommage qu'il n'ait trouvé que 270.000 acheteurs mondiaux au dernier décompte, soit à peine plus de 3% des possesseurs de la console.

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