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Nana

Film japonais

On a déjà abordé dans ces pages le matraquage multimédias des Japonais avec Sailor Moon, Cutie Honey ou, plus récemment et plus réussi, Hana Yori Dango. Nana est également de ce genre. Débuté en 2000, le shôjo manga de YAZAWA Ai vient d’atteindre son quinzième tome et, devant un tel succès, l’aventure n’est pas prête de s’arrêter. Alors que la version animée est beaucoup plus fidèle au manga, l’adaptation cinématographique ne traite que des cinq premiers tomes. De plus, son scénario est en quelque sorte scindé en deux parties d’une petite heure chacune : d’abord, l’on assiste à la longue rupture de Hachi, puis il se focalise sur le couple Nana/Ren, jusqu’à faire quasiment passer Hachi au second plan.

Comme d’habitude dans le cas de ces adaptations, le portage est particulièrement soigné. Décors, mise en scène, personnages sont très fidèles à l’œuvre originale. Nana Movie est donc tout à fait respectueux du manga dont il s’inspire, notamment dans le duo constitué par les deux Nana. Physiquement, la ressemblance est très intéressante pour chacune d’elles, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus. Le buvard est palpable, notamment sur NAKASHIMA Mika (OSAKI Nana) qui a des cotons-tiges à la place des jambes, marque caractéristique du trait de YAZAWA.

MIYAZAKI Aoi, qui joue KOMATSU Nana alias Hachi, est (rendue ?) très mignonne mais, hormis des sempiternelles dents pourries à la japonaise, elle a deux défauts auxquels on ne s’était pas habitués. D’abord, un grain de peau pas exceptionnel qui dénote lors des gros plans sur son visage, mais également un cul et des gambettes pas si fins que ça. Le cas est suffisamment rare pour être relevé, vous m’en direz des nouvelles lorsqu’à deux reprises, elle monte les escaliers pour rentrer chez elle. Reste qu’elle a beaucoup de charme malgré des moues et mimiques très appuyées. J’applaudis particulièrement le travail sur ses costumes et coiffures, faisant d’elle une Nana parfaitement apprêtée.

Le reste des protagonistes est tout à fait fidèle également, à part peut-être Ren qui, avec ses yeux de camé, risque de décevoir ses fans de la version manga. Notons également un affaiblissement de la « rebelle attitude » chez les Black Stone, qui passent d’un genre punk enlevé à la Sex Pistols, vers une pop beaucoup plus dans le rang, bien que relativement glissante à l’oreille. Le contraste avec le look de keupons de nos amis est parfois criard. Dans l’ensemble, le film passe tout à fait correctement. Il est long, mais malgré quelques petites chutes de rythme, je ne me suis pas réellement ennuyé. Pour les fans qui râlent déjà dessus, attendez-vous à une suite, puisque Nana Movie 2 serait déjà en préparation.

Dernière mise à jour le 09 septembre 2015