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Mai HiME

Après visionnage du premier épisode, on se dit que Mai-HiME (My HiME) a vraiment tout de l'animé définitivement caractéristique. Une ado et son jeune frère, orphelins, sont transférés dans un nouveau lycée régulièrement attaqué par des démons. Mai, l'héroïne aux gros seins, découvre rapidement qu'elle est une « HiME » (pour Hyper je-ne-sais-quoi, un truc super en tout cas) parmi d'autres destinées à combattre ces mêmes démons. Poitrines qui rebondissent, couleurs de cheveux revisitant l'arc-en-ciel, doubleurs éculés, monstres grotesques et fillettes qui se dénudent en combattant : tous les ingrédients sont réunis pour la bonne grosse série pour otakus. Preuve supplémentaire s'il en faut une, avec le succès de la série est venue la désormais classique seconde saison, connue en l’occurrence sous le titre de Mai-Otome.

Hormis le talent reconnu des Japonais à nous faire éventuellement accrocher à un animé aussi commun, Mai-HiME a tout de la série soporifique. Des animés comme ça, vous en avez déjà vu des dizaines d'épisodes avec toujours le même intérêt fuyant. Personnellement, je regarde ce genre de séries en rangeant l'appart' ou en préparant à manger : avec un œil qui traîne en coin à intervalles réguliers pour essayer de ne rien rater ou presque, mais sans grand investissement. Après tout, les phases d'animation manquent d'intervalles, certaines séquences sont tirées en longueur ou copiées-collées pour gagner quelques secondes et la plupart des situations ont déjà été vues ailleurs. Je ne vois pas pourquoi, alors, je devrais porter à ce genre de travail un œil très attentif. De toute façon, si je m'y consacre, la sentence du sommeil se fait rapidement sentir, donc on dira que c'est la conséquence d'une réaction biologique.

Qu'on ne se méprenne pas, Mai-HiME est très sympathique, enjoué, coloré et plutôt honnête dans son rythme (en tout cas plus que beaucoup de ses collègues). Et ce, bien qu’il fasse passer le talent de la compositrice KAJIURA Yuki au second plan. Très propre, il passe le contrôle technique sans problème à grands renforts de melting-pot du tout-animé et de fan service. À ce propos, le quatrième épisode est sans doute celui où les pan-tsu sont les plus présents de tout ce que j’ai vu jusqu’à lors. Sans rire, on a plus de petites culottes reflétées dans nos yeux que lorsqu’on accompagne sa copine au magasin de lingerie. En tout cas, le record est probablement battu dans l’animation. Si c’était un concours, ils peuvent être contents les gens de Sunrise, parce qu’ils ont certainement gagné de très loin.

On ne va pas se mentir, Mai-HiME est un bel exemple de démagogie animée. Il plaira donc en priorité à ceux qui débutent dans la japanimation ou aux gros mangeurs qui ont depuis longtemps mis de côté l'intérêt original d'un animé. Sur ce, je laisse ainsi le champ libre aux commentaires SMS insultants précisant encore, décidément, que je n'ai rien compris à la série en question.

Dernière mise à jour le 25 août 2015