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Xbox 360 : la folie du lancement

... s'empare de la Suisse

Contrairement à la France, peu de magasins ont proposé des réservations de la Xbox 360 en Suisse. Dès lors, la règle du premier arrivé, premier servi s'appliquait et mieux valait être rapide. En effet, comme ce fut le cas dans toute l'Europe, le stock de machine était maigre, et d'autant plus si l'on souhaitait obtenir la version complète de la Xbox 360, et non le sérieusement amputé Core System. Coincé dans le Canton du Valais pour mes études (en gros, pas la partie potentiellement la mieux approvisionnée en Xbox 360 de Suisse), j'ai décidé de venir faire la queue au Media Markt de Conthey, l'endroit censé recevoir le plus de machines dans la région.

Arrivé à 8 heures du matin, soit une heure avant l'ouverture, je constate déjà cinq autres joueurs passionnés faisant la queue pour obtenir leur précieuse console, et ce malgré un froid glacial. L'attente se fait longue, mais l'ambiance est bonne. On discute de nos achats, de nos attentes sur la machine. Peu à peu, les employés du magasin nous dépassent pour entrer par la porte de service. A chaque passage, nous les interrogeons pour savoir combien ils ont de machines en stock. Le premier nous refroidit assez vite en disant qu'il n'y aura que cinq ou six Premium, pour une douzaine de Core System. Etant sixième sur la file d'attente, l'angoisse commence à prendre quelque peu le dessus. Mais pas de panique, les deux vendeurs suivant nous assurent qu'il y en aura assez pour le monde qui attend devant la porte. Et comme la file s'était agrandie, c'est une sorte de soulagement, bien que d'autres vendeurs semblent s'amuser à jouer sur le mystère.

Le temps passe. Vers 8h45, deux jeunes viennent nous narguer en nous disant qu'ils ont déjà leur Xbox 360. Et oui, le Carrefour d'en face ouvrait à 8h30 et avait reçu une petite dizaine de consoles. Trop tard toutefois pour faire marche arrière et aller en chercher une là-bas. Malgré leurs commentaires sur le fait qu'il en restait deux en Premium, je préfère rester fidèle à Media Markt. Les dernières minutes se font longues, d'autant plus qu'un acheteur a réussi à s'infiltrer dans le centre avant nous par la porte de service, et qu'il attend devant la grille du magasin, sans oser nous affronter du regard, nous qui nous les gelons dehors.

Puis vient le moment fatidique où enfin la porte d'entrée du centre s'ouvre et nous nous ruons tout simplement vers le magasin, puis vers les consoles. De loin, je vois une palette de consoles modestement fournie, avec une part plus ou moins égale de Premium et de Core. Mais ça ne fait rien, je ne suis qu'à quelques mètres, et je le sais, il y en aura une pour moi. Nous arrivons en courant vers la palette, sous le regard de photographes et représentants Xbox amusés, nous empoignons chacun un console Premium et en l'espace de quelques secondes, il ne reste que quelques Core Systems sur la palette. Bref, la folie complète, cette course à la console. C'était bien la première fois de ma vie que je courais dans un magasin pour une console de jeu. Mais à vue d'œil, ça ne sera peut-être pas la dernière.

Une petite déception s'en suit au niveau des jeux et accessoires. Perfect Dark Zero n'est pas arrivé à temps dans ce magasin. Il faudra que j'aille voir ailleurs. Pareil pour les câbles RGB (n'ayant pas encore de télé HD, c'est le minimum pour jouer correctement) qui manquent cruellement, ou le choix de Faceplate réduit à la simple façade en simili bois très laide. Mais tant pis, j'ai déjà ma console, mon Kameo (que j'attends depuis sa toute première présentation en 2001 sur Gamecube, snif!), un deuxième pad sans fil et un kit de recharge. Pour le reste, il faudra soit attendre, soit voir ailleurs.

Ne me reste plus maintenant qu'à déballer tout ça, et vous faire part de mes impressions sur la bête très bientôt, sur Kanpai!.

Une sortie Nantaise plus calme

Avis de Gael

Ça y est, la deuxième console de Microsoft est sortie aujourd’hui même en Europe. En une génération, le grand méchant de l’informatique s’est imposé comme un concurrent sérieux dans le monde du jeu vidéo, tout du moins sur son flanc occidental. Après avoir frappé sur le tard au cours de la génération précédente, avec la GameCube, Microsoft se lance cette fois le premier dans la « next gen » avec des arguments de choc, la haute définition en premier chef. Sur la base du fonctionnement des PlayStation, la deuxième « boîte X » a été baptisée Xbox 360, pour la convergence qu’elle offre autour du jeu vidéo : live, musique, vidéo, photo sont accessibles toujours plus facilement. Un choix contestable, qui lance le jeu vidéo de plain-pied dans le « tout multimédia », bientôt rejointe par une PlayStation 3 qui semble suivre le même concept.

J’ai finalement choisi la Xbox 360 baptisée « Premium », plutôt que le « Core System », certes 100€ moins cher mais tellement cheap que Microsoft l’a construit comme la 360 du pauvre rapidement dépassée. Je n’ai pas eu à subir de bataille mémorable pour obtenir ma console, contrairement à Julien, l’ayant réservée depuis déjà de longues semaines. La Fnac, située à deux minutes à pied de mon appartement, m’a donc rendu ce fier service. En bon paranoïaque, je m’étais également renseigné il y a trois jours sur le nombre de machines disponibles et réservées, confortant ma position de bénéficiaire. Pourtant, ce matin à 10h moins dix, je suis tout de même devant le magasin pour l’ouverture.

Je reconnais déjà quelques gamers par l’odeur alléchés, ainsi que d’autres franges de population qui n’attendent manifestement pas pour la même chose que nous. Avant que les vigiles n’ouvrent les grilles, je sors le 20 Minutes fraîchement préparé pour patienter en remplissant des grilles de Sudoku et de mots-croisés. À dix heures pétantes, les portes s’ouvrent, laissant les quelques dizaines de personnes présentes investir les lieux. Sans course folle, les joueurs impatients se dirigent tout de même d’un pas décidé vers l’espace jeux vidéo. Curieusement, plusieurs font un petit détour, du coup je suis le premier arrivé à l’accueil du rayon. Le vendeur saisit mes papiers de réservation, m’imprime mon bon de retrait et me demande de choisir mes jeux parmi les caisses traînant encore par terre. Manifestement peu organisés, ils n’ont pas eu le temps de mettre en rayon. De plus, les accessoires n’arriveront que demain.

Qu’à cela ne tienne, le matériel coûte déjà une petite fortune, je ne veux donc pas en rajouter. Du coup, j’attrape un Kameo (depuis le temps qu’on l’attend, ça fait drôle de l’avoir dans les mains, celui-là) et un Perfect Dark Zero en édition limitée, versant une petite larme sur le King Kong qui me fait les yeux doux, mais qui reste définitivement trop cher (70€) pour une édition classique. C’est presque une question de principe. En choisissant mes jeux, j’entends le vendeur annoncer à un client que toutes les Premium sont réservées, mais qu’il reste des Core System en vente libre. Puis de retour vers les caisses, je remonte une file de joueurs, papier de réservation à la main, attendant avec trépidation de le tendre au vendeur. Arrivé au paiement, je m’amuse avec le caissier de sa matinée qui risque d’être très axée Xbox. Enfin, je récupère mon lourd paquet au retrait des achats.

À 10h15, je ressors donc, la console et deux jeux sous le bras. Vingt-cinq minutes d’attente au total, on a fait pire en France, pour une console le jour de sa sortie (suivez mon regard… Virgin, les Champs, PS2, tout ça). Pour moi, exit donc les ruptures de stocks orchestrées, les attentes américaines interminables et autres explosions éhontées. Je file directement chez moi pour brancher la console et m’y essayer, vaguement refroidi par mon premier essai peu concluant. Après déballage de la console, il est enfin temps de m’y investir. Je laisserai à Julien son petit plaisir de vous décortiquer le hardware sur notre site dès qu’il aura fait le tour de la bête.

Je m’arrête au bout d’une heure de Kameo pour taper ces quelques lignes et vous informer de ma progression. Je ne m’avance pas encore sur le jeu. Pour l’instant, je dirais qu’il correspond à ce que j’imaginais, mais peut-être pas à ce que j’attendais. Julien ou moi écrirons une critique lorsque nous l’aurons avancé. Une fois ce texte posté, je pense que je vais retourner du côté de l’écran pour aller tâter Perfect Dark. C’est bon d’être étudiant ! Bref, revenez sur Kanpai! vérifier les mises à jour concernant la machine, puis les jeux !

Par Kanpai Publié en décembre 2005 - mis à jour en septembre 2015