waterboys

Waterboys

Waterboys est typiquement le genre de films un peu idiot, mais qui fait passer un bon dimanche soir. Et comme le cinéma japonais ne propose pas tant que bonnes comédies que ça, je propose que l’on s’attarde un peu sur ce film. Le scénario prend place au lycée Tadano, dans lequel le club de natation est laissé à l’abandon. Suzuki (Satoshi Tsumabuki) est le seul inscrit, et il n’est pas franchement doué. Alors qu’il s’apprête à arrêter discrètement, une nouvelle prof de natation plutôt canon (Sakuma, interprétée par Kaori Manabe) arrive et met en émoi ce lycée pour garçons. Sauf que la donzelle est en réalité prof de… natation synchronisée. Et qu’elle est enceinte de 8 mois ! Suzuki se retrouve donc avec 4 autres hébétés (Hiroshi Tamaki, Akifumi Miura, Koen Kondo et Takatoshi Kaneko) qui décident finalement d’aller au bout du délire. Ils passeront donc leurs vacances d’été à s’entraîner à la synchro pour présenter leur spectacle lors du festival de l’école.

La Dream Team ainsi formée rappellera inévitablement Highschool Kimengumi, alias Le Collège Fou Fou Fou. Dans nos 5 lascars, on retrouvera donc le leader timide (Suzuki), l’ex-afro un peu foufou (Sato), l’homo efféminé (Kanazawa), le narcissique fan de fitness (Ohta) et enfin le geek des maths (Saotome). Si la base de l’histoire s’inspire paraît-il d’évènements réels, déroulés en 1999 dans le lycée éponyme, tout a bien entendu été romancé. Le réalisateur a notamment donné à l’histoire une tonalité humoristique, présente en fil rouge. Certaines séquences sont assez hilarantes, en particulier grâce à un sens intelligent du montage, une inspiration évidente des codes du manga et une galerie de personnages très équilibrée. Ce déglingué de Naoto Takenaka (de First Kiss et Nodame Cantabile) et la jeune karatéka Shizuko (Aya Hirayama), par exemple, représentent bien les portraits délirants qui interagissent dans Water Boys.

Le film a plutôt bien percé au Japon, tant et si bien qu’il a reçu pas mal de récompenses et que, 3 ans plus tard, en 2004, Shinobu Yaguchi est retourné derrière la caméra pour réaliser une suite. Swing Girls s’arrête sur une bande de filles qui montent, elles, un groupe de jazz. Mais le plus marquant autour de Waterboys est encore le fait que le succès du film a conduit au tournage de 2 saisons d’un drama, ainsi que des épisodes SP. Les dramas mettent en scène l’aventure des boys avec beaucoup plus de détails, et font même intervenir Kashii Yu de My Boss My Hero. A l’image d’une des chansons de la longue et amusante scène finale, Water Boys s’appréciera… irrésistiblement !

Par Kanpai Publié en mars 2008 - mis à jour en septembre 2015