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Spirit of the sun

Séisme / tsunami au Japon (Tokyo / Kyoto / Mont Fuji)

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Le retour de Spirit of the Sun sur le devant de la scène se fait dans des conditions malheureuses, puisqu'elles sont inhérentes aux évènements japonais du 11 mars (séisme / tsunami). A l'origine, il s'agit d'un manga de Kaiji Kawaguchi baptisé Taiyô no Mokushiroku ("la révolution du soleil"). Ce manga se déroule sur 17 volumes, sortis au Japon entre 2002 et 2008 et actuellement adaptés en version française. Il s'agit d'un manga post-apocalyptique qui imagine ce qu'il advient du Japon suite à des évènements encore plus cataclysmiques que ceux survenus il y a bientôt 3 mois au nord-est du Japon.

Dans Spirit of the Sun, le Japon connaît un gigantesque séisme qui détruit Tokyo. Quelques jours plus tard, les répliques s'intensifient et touchent Kyoto, Nara et Osaka pour finalement faire exploser le Mont Fuji 🗻. Les conséquences sont effroyables puisque l'île principale, Honshû, est littéralement coupée en deux. Pour faire face à la tragédie économique qui en découle, le gouvernement japonais n'a d'autre solution que de faire appel à l'aide de la Chine (qui investit le nord) et des États-Unis (pour le sud).

15 ans plus tard, le Japon littéralement coupé en 2 est régi par les gouvernements américain et chinois. De nombreux Japonais vivent dans des camps de réfugiés installés à travers le monde. Leur situation précaire n'était pas prévue pour durer mais elle s'éternise, d'autant que l'entrée et la sortie dans ce nouveau Japon sont de plus en plus compliquées. L'histoire suit Gen'ichirô, petit-fils du Premier Ministre à l'époque des événements, aujourd'hui réfugié à Taiwan, qui deviendra le réunificateur du Japon par la non-violence.

Nous n'avons pas eu l'opportunité de lire le manga, mais nous avons pu voir son adaptation animée qui se traduit par deux films d'1h15, réalisés par le studio Madhouse diffusés à la télévision japonaise en 2006. La première partie est majoritairement consacrée à la catastrophe et s'attache notamment à Gen'ichirô alors que les villes principales du Japon sont ravagées. Certaines images sont fascinantes et glaciales, bien évidemment le contexte actuel renforce ces impressions. Le second film est un peu moins passionnant dans le sens où la lutte taïwanaise perd en intensité par rapport à la puissance graphique et émotionnelle des évènements. Mais cette petite frustration est surtout renforcée par le fait que ce deuxième épisode se coupe au moment où Gen'ichirô retourne au Japon. On ne saura donc rien de son entreprise de réunification et des jeux de pouvoir en place.

Si l'on n'a pas lu le manga, c'est donc une légère déception qui s'installe. Reste cette première heure du long-métrage, hallucinante sur le plan dramatique et terriblement bien construite.

Mis à jour le 09 décembre 2016