liar-game-01

Liar Game

Mine de rien, on commence à avoir un petit répertoire de « dorama » critiqués sur Kanpai! Et ça met forcément l'accent sur le fait que tout cela tourne un peu en rond. Non seulement au niveau des thèmes choisis (on est Japonais ou on ne l'est pas), mais surtout dans les acteurs qui interprètent les rôles. Pour le coup, Liar Game nous met face à un couple de protagonistes déjà présents dans Hana Yori Dango : Toda Erika jouait cette peste de Nakashima Umi à la fin de la saison 2, et Matsuda Shota y interprétait tout du long le F4 « mal coiffé » Nishikado.

Alors que la petite Toda reste classique dans son style "vent en poupe", comme toute idol qui se respecte, Matsuda s'est offert un petit lifting correspondant à son personnage mystérieux. Arborant fièrement sa teinture châtain voire blonde, il agit avec à peu près la même classe que dans HanaDan. Mais son rôle s'avère quand même un peu plus profond que l'interprétation du bellâtre un peu creux, auquel on s'était habitués.

Car c'est bien lui la clé de Liar Game, thriller psychologique s'il en est. On change un peu de sujet pour une fois, en s'écartant des romances cul-cul pour du suspense... cul-cul. Oui bon, on ne se refait pas et Liar Game n'est pas Saw non plus, bien qu'il repompe sans vergogne le personnage masqué qui tire les ficelles. Si si, regardez la photo ci-dessous pour vous en convaincre. Le drama parle donc de cette niaise de Kanzaki Nao qui se fait embrigader à répétition dans un grand jeu de mensonge.

Pour gagner ou perdre des grosses sommes d'argent, elle devra faire usage de méfiance et de confiance (d'où l'intervention de Matsuda, comme quoi la nature est bien faite). Dans l'idée, Liar Game rappelle un peu xxxHolic, ou d'autres huis clos d'analyse. La télé-réalité n'est pas si loin. Mais du reste, la qualité non plus : couleurs superbes, décors travaillés et mise en scène agressive sont les points forts de la série. Il y a un beau boulot de post-prod, les épisodes sont relativement courts (36min), et tout cela se mate relativement facilement...

... Du moins la première moitié. Après, si les statistiques ne vous font pas peur, foncez ! Pour les autres qui comme moi, n'ont pas vraiment choisi l'option maths au bac, préparez-vous une bonne dose d'Efferalgan pour suivre tous les rebondissements de Liar Game. Graphiques et tableaux à l'appui, certes, mais sans un DESS de compta, c'est parfois un peu chaud. Alors préparez votre calculatrice avant de vous enfoncer dans le canapé !

Dernière mise à jour le 22 septembre 2015