dragon-ball-z-battle-of-gods

Dragon Ball Z Battle of Gods : retour gagnant ?

DBZ Kami to Kami

À près de 30 ans d'âge, le fameux manga Dragon Ball d'Akira Toriyama n'a pas encore dit son dernier mot ! Cette série, mondialement connue comme le shônen de référence des années 1980-90, a largement inspiré les écrasants One Piece et Naruto. Bien que le manga original se soit arrêté en 1995 sur son 42è volume, après 519 chapitres, son esprit a largement survécu grâce au public américain et aux plus jeunes générations, notamment à travers les jeux vidéo.

En 2013, DBZ revient sous la forme d'un film d'animation intitulé DragonBall Battle of Gods - Kami to Kami (en japonais, "dieu et dieu"). Réalisé par Masahiro Hosoda, déjà responsable de quelques épisodes dans l'arc Cell, ce film est notamment supervisé par Akira Toriyama en personne, ce qui est logiquement gage de qualité. Annoncé officiellement début décembre, DBZ Battle of Gods sort au cinéma au Japon le 30 mars 2013. Il s'agit du 18ème film de la série, en comptant les trois premiers films Dragon Ball avec Sangoku petit ; mais surtout, c'est le premier film DBZ diffusé au cinéma depuis 17 ans ! Les amateurs de Dragon Ball Z en version japonaise seront heureux d'apprendre que le célèbre générique "Cha-La Head-Cha-La" de Hironobu Kageyama va être repris par le groupe Flow.

L'histoire prend place avant Dragon Ball GT mais après l'arc Boo, entre les chapitres 517 et 518 du manga, pendant la décennie perdue suite au combat avec Majin Boo. Le film Battle of Gods fait partie de la fresque temporelle officielle de Dragon Ball Z, ce n'est pas un spin-off. On y retrouve tout le casting habituel : Sangoku évidemment, Piccolo, Vegeta, Gohan et Goten, mais également Krilin, Mr Satan, Videl, Trunks, Bulma, Tenshinhan, Yamsha et Plume, ainsi que le gang Pilaf et tous les autres. Bien sûr, des transformations en Super Saiyan sont attendues.

Les deux petits nouveaux de l'histoire sont les méchants : Wiss et Bills. Au début du film Kami to Kami, Goku et ses amis sont à la fête d'anniversaire de Bulma. Pendant ce temps Bills, le dieu de la destruction, se réveille d'un long sommeil et apprend que le seigneur galactique Freezer a été battu par un Sayen nommé Goku. Il décide de partir à sa recherche pour le combattre. Kaio prévient Sangoku que le surpuissant Bills arrive et lui déconseille de se mesurer à lui, mais Goku relève le challenge. Bills écrase le Sayen et le nargue en disant "N'y a-t-il personne sur Terre plus digne d'être détruit ?" . Il commence alors à affronter tous les autres guerriers. Qui pourra arrêter Bills ?

Terminons par la bande-annonce du film Dragon Ball Z Battle of Gods en streaming vostfr :

Nouveau trailer où l'on voit des images de beaucoup plus de personnages DBZ :

Plus d'infos prochainement sur le site officiel en japonais.

Critique

Près de six mois après sa diffusion en salles, ce vendredi 13 sont enfin sorties les différentes éditions du film Dragon Ball Z Kami to Kami en Blu-Ray / DVD. Puisque la Toei se refuse toujours à communiquer sur une sortie en France, au cinéma ou dans les bacs, de nombreux fans l'ont donc commandé en import. Pour rappel, DBZ Battle of Gods, c'est tout de même :

  • le retour original de la franchise adulée, une des prescriptrices du genre shônen
  • le 18è film de la série, et le premier diffusé au cinéma depuis 17 ans
  • un long-métrage supervisé par Akira Toriyama lui-même

L'attente était naturellement très forte pour des hordes d'amateurs ayant grandi avec Sangoku et ses amis, et dont Dragon Ball Kai n'avait fait qu'exciter la fibre nostalgique. C'est donc avec un petit pincement au cœur que s'ouvre le film sur le générique Cha-La Head-Cha-La réinterprété par Flow. Évidemment, le traitement full-hd / IMAX ainsi que quelques effets spéciaux (plutôt bien sentis dans l'ensemble) se chargent de la moderniser, mais Battle of Gods respecte le cahier des charges original et ne trahit ni le manga ni l'animé initiaux.

S'incrustant après l'arc Majin-Boo, pendant la décennie perdue et avant la fin du manga, donc avant Dragon Ball GT, ce dernier film s'inscrit ainsi naturellement dans la temporalité de la saga sans la remettre en cause. Je m'attendais à la construction scénaristique classique en trois actes des films d'animations japonais tirés de manga, mais c'est peut-être la touche Toriyama qui vient gentiment chambouler ce schéma.

Car DBZ Battle of Gods livre un film ni grandiloquent ni épique par obligation, et évite donc l'écueil habituel du genre. Certes, il y a un peu de fan-service avec tous les poncifs habituels des protagonistes de la saga, mais finalement peu de combats et rien qui s'éternise (d'autant qu'il se déroule sur une durée idéale : 85 minutes). De même, Sangoku [spoiler !] ne gagne pas à la fin et c'est un twist tout à fait bienvenu. Au lieu de ça, le film préfère jouer autour de Bills, dieu de la destruction plutôt chat colérique, ou encore avec le gang de Pilaf pour séduire toutes les générations.

On ne retrouve peut-être pas le charme, l'inventivité et l'intimisme des premiers Dragon Ball avec Sangoku petit (ah, l'armée du Ruban Rouge, les tournois des arts martiaux...). Reste que j'ai passé un bon moment en regardant Dragon Ball Z Battle of Gods, et je le conseille à tous les amateurs de la saga sans distinction.

Dernière mise à jour le 15 novembre 2016