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Mario Kart Wii

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C’est à peine un an et demie après la sortie de la Wii que le traditionnel Mario Kart débarque. Cette fois, le jeu est accompagné d’un volant officiel, ce qui permet de proposer le jeu dans un pack MarioKart + volant. Mais en-dehors de ce gadget donc on connaissait déjà le principe, ce nouveau MK tient-il ses promesses ? Car le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est arrivé rapidement : annoncé il y a moins d’un an lors de l’E3 2007, le développement a probablement été plus court que d’habitude.

Première constatation évidente : ce Mario Kart Wii n’explose pas la rétine. Certes, les couleurs sont nombreuses et vives mais, techniquement, on n’est pas si loin de Mario Kart Double Dash GameCube (comme le prouve cette vidéo). Même si la Wii n’est pas d’une puissance fulgurante, les graphismes simplistes laissent parfois à désirer. De même, l’animation pourra faiblir, surtout à 2 en wifi 📶 (c'est assez impressionnant). Mauvais point pour Nintendo qui laisse la désagréable impression de ne pas s’être foulé, à moins que le manque de temps y soit pour quelque chose…

C’est donc au niveau du gameplay que vont s’attarder nos critiques. Et sur ce point, Mario Kart Wii avait fort à faire, après l’excellence de Mario Kart DS. Côté volant, comme je l’ai dit plus haut, on reste dans le cadre du gadget. J’avais déjà fait l’expérience (avec, certes, un produit non officiel) sur Excite Truck sans être convaincu. Là, rebelote. Même si l’idée est amusante et la finition correcte, on se sent pataud avec cette excroissance non rattachée à un socle. Pour ma part, je suis très vite revenu au combo classique « Wiimote + Nunchaku ».

En plus des karts historiques (on revient à 1 par bécane contrairement à l’opus GC, ouf), Nintendo a jugé bon de proposer des motos. Un peu comme dans PGR4, oui. Sauf que là, la maniabilité va un poil changer. Le wheeling offre une accélération à maîtriser, compensée par l’absence de troisième « niveau » de dérapage des bécanes. En parlant de ça, la technique du snaking (la « triche » de l’épisode DS) est désormais rendue impossible. Les angles de braquage, qui changent en fonction des véhicules, demandent un temps d’adaptation. Plus gênant, les niveaux de drift ne sont plus corrélés au skill, mais à la durée du dérapage. Une orientation clairement grand public qui pourra décevoir les puristes.

En-dehors de ça, les collisions sont plus sévères. La gestion de la course demande donc une plus grande attention. Cela peut se révéler frustrant au début, mais on prend vite le pli de cette nouvelle maniabilité. Ajoutez à cela 2-3 nouveaux objets pas vraiment révolutionnaires, un bonus "acrobatie" lors des sauts, et une technique d’aspiration peu novatrice, bien qu’amusante. Heureusement que l’esprit Mario Kart est toujours présent, à 12 par circuit cette fois, pour des courses chargées et rythmées. On retrouve un bon paquet de personnages et d'anciens circuits (dont certains à débloquer), et les nouveaux tracés sont globalement amusants.

Le multijoueurs de cet épisode n’offre pas beaucoup de surprises. Ce qui d’ailleurs n’est pas forcément un mal. En marge des parties multiplayer locales, on pourra donc se faire plaisir en ligne mondial ou continental. Le online fonctionne comme le wifi de MKDS. En fait, à part l’utilisation des hiératiques codes amis, l’expérience en ligne de ce MK est juste excellente, rapide et fun. On regrettera quand même l'absence d'un mode mini-jeux, comme sur l'épisode DS, qui limite rapidement l'expérience solo de ce volet Wii.

après un temps d'adaptation nécessaire pour les habitués de Mario Kart, le fun reprend très vite sa place dans ce MK Wii pour des parties toujours aussi endiablées. Cet opus n’est certes pas le meilleur de la série ; après un épisode DS fabuleux, il souffre d’un léger manque d’ambition et de plusieurs petites déceptions pour les puristes. Il n’en reste pas moins qu’il offrira une bonne dose de fun, notamment en multi, et qu’il devrait aider à dépoussiérer la Wii en attendant le messie Smash Bros Brawl. Pas le meilleur cru de la saga, mais une très bonne année quand même !

Mis à jour le 22 septembre 2015