LEGO Rock Band : le test

Je n’ai jamais compris ce retour en force de la licence Lego ces dernières années dans le jeu vidéo. Leurs titres (Indiana Jones, Batman, Star Wars, Harry Potter…) sont généralement de qualité moyenne et l’intérêt du crossover discutable. Il l’est peut-être encore plus avec Rock Band mais, puisqu’il s’est sans doute mal vendu à Noël, j’ai pu trouver ce Lego Rock Band en solde à peine 2 mois après sa sortie. Et il ne vaut certainement pas plus que ce que je l’ai payé.

Le soft prend Rock Band 2 comme base de game design. Toutefois, un peu à la manière de Band Hero, tout cela est rendu plus accessible et plus gentillet. Par exemple, on ne peut pas perdre grâce à un système de rattrapage infini, et la playlist est beaucoup plus axée grand public (cf. la liste de 45 morceaux). Mais derrière tout cela, le jeu est construit comme une pub géante à la gloire de Lego : tout l’habillage est refait aux couleurs de la marque, avec moult anecdotes et reprises de cet univers. Même les rectangles des partitions sont remplacés par des briques Lego et ce, pour le pire. En effet, on gagne en marketing ce qu’on perd en lisibilité et les premiers morceaux sont un vrai calvaire pour s’habituer à l’affichage (vive pas les hammer-ons et pull-offs, du coup).

En fait, Lego Rock Band est un peu une suite d’images subliminales dédiées à imprimer la marque et les formes Lego dans le cerveau des familles auxquelles on donne une guitare en plastique. Sauf que, comme pour le charting, ce choix du « tout-communication » se traduit par une absence de qualitatif dans le contenu. Résultat, le jeu a des temps de chargement interminables et une ergonomie générale plus que médiocre (comble pour un Rock Band, traditionnellement l’apanage de zicos über précis).

Signalons que le titre est compatible avec les chansons RB stockées sur votre disque dur et, pour les collectionneurs ou les comptables furieux, qu'il est possible d’exporter ses morceaux pour 800 MS points (ce qui est cher payé). Bref, on est très loin du travail effectué sur Beatles Rock Band. Ce n’est pas parce qu’on s’adresse à un public plus jeune et/ou moins regardant qu’on doit faire le travail par-dessus la jambe.

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