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Ecrans PSP : La honte de Sony

Je vous avais fait part de la présence de pixels morts sur l'écran de ma PSP lors de la critique de la bête. J'en avais dénombré trois à l'époque, et malgré une tentative de remplacement de la machine, j'avais décidé de m'y faire. Il faut dire que le vendeur m'avait fait tester deux machines qui étaient encore pires. Mais plutôt que m'y habituer, je me suis mis à observer attentivement. Un, deux, trois…. Oh, quatre, cinq, six et sept. Il semblerait que le compte soit bon. Et oui, pas moins de sept pixels morts sur l'écran de ma PSP flambant neuve achetée le jour de son lancement Européen. Sept petites taches lumineuses sur la surface de l'écran 4,3" de la portable de Sony, dont trois se sont même offert le luxe de se disposer en triangle équilatéral sur environ un centimètre carré de l'écran. C'en est trop ! Je décide donc d'aller échanger ma PSP, avec cette fois la ferme intention d'avoir un modèle parfait.

Mais pas d'échange sans vérification de l'écran, car qui sait, cela pourrait être pire. Et croyez-moi, j'ai vu pire. Après installation de la batterie sur une première partie, l'écran noir de démarrage nous permet déjà de compter les pixels. Nous passons donc à la suivante qui, en plus des pixels morts, nous offre le luxe d'avoir aussi des poussières incrustées entre l'écran et la vitre de protection. Voilà un petit bonus bien sympathique que Sony nous offre là. Nous continuons donc à ouvrir les cartons et tester les machines. Entre les pixels morts et la poussière, pour l'instant, aucune machine n'est parfaite. Pire, la tendance va en s'empirant, avec des pixels colorés vraiment mal placés ou des amas de poussières vraiment inacceptables dans les coins de l'écran.

Le summum est atteint lorsqu'au déballage d'une PSP nous constatons des bulles dans le plastique de l'écran. Des bulles qui donnent l'impression qu'il a été percé avec un stylo. Celle-ci n'aura même pas eu droit à une batterie pour essai. Quelques modèles plus tard, un semblant d'espoir se fait ressentir. Aurions-nous enfin trouvé la perle rare ? Et non, c'est encore raté puisqu'elle nous montrera elle aussi un défaut dans le plastique de la vitre de l'écran…

Treize PSP plus tard (oui, treize PSP, avec un taux de 100% de modèles à jeter), nous tombons sur un modèle qui semble ne pas présenter de pixels morts, malgré la présence d'une poussière le long du bord inférieur de l'écran. Mais tant pis, l'heure tourne, j'en ai marre, le vendeur en a marre (bien qu'il commence à être habitué, mon cas n'étant de loin pas isolé, selon ses dires), et pressé par mon emploi du temps, je la prends.

Une fois à la maison, c'est la psychose. Et si, avec les néons froids des magasins qui se reflètent dans l'écran de la bête, j'avais omis de constater un pixel défectueux. Je me résous à l'allumer, et là, c'est le drame. S'il n'y a pas un pixel défectueux dans les coins… Il y en a un beau droit au milieu de l'écran. Un seul et unique, peut-être à l'endroit le plus gênant. Mais voilà. Cette fois, la garantie ne marchera pas et il faudra bien que je vive avec, jusqu'à ce que la trappe UMD déconne ou que les gâchettes L et R se brisent. En espérant que cela arrivent pendant la période couverte par la garantie de Sony...

Me voilà donc de nouveau avec une PSP presque parfaite sur les bras. Une machine qui me satisfera donc presque, jusqu'au jour où mes yeux finiront par ne plus glisser vers ce point lumineux au centre de l'écran. Sony nous prouve une fois de plus l'état lamentable de ses chaînes de productions accélérées. Si je peux tolérer des pixels morts, dans la mesure où ce problème est inhérent à la technologie, c'est honteux de constater qu'avec seize machines (les deux de la première fois, les treize de la deuxième et ma PSP d'origine) entre les mains, aucune n'a été parfaite. Pire, certaines ont montré de grosses faiblesses, notamment pour les problèmes de poussières ou de malformation du plastique, qui, elles, auraient pu être évitées. C'est d'autant plus dommage que l'écran est d'une telle qualité qu'il est frustrant de ne pas pouvoir en tenir un parfait entre les mains. Un bon gros blâme pour Sony et ses consoles décidément bien bâclées à la production.

Par Kanpai Publié en septembre 2005 - mis à jour en septembre 2015