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Pro Evolution Soccer 2008

PES 2008

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Bon certes, je devrais en avoir honte mais, avant la semaine dernière, je n’avais pas joué à la Wii depuis des mois. Du coup, pour lancer ce PES 2008 sur Wii, j’ai dû dépoussiérer le dessus de la console, son mange-disque et les Wiimotes (dont l’une d’elles avait mystérieusement les piles à sec…). Après les 40 mises à jour de la machine, les messages et invitations des potes, notamment sur le fraîchement sorti Mario Kart Wii, j’ai enfin pu tâter du Pro Evolution Soccer 2008 nouvelle formule.

Comme les lecteurs fidèles le savent, je suis très peu foot sur consoles. A part ce bon vieux World Cup sur NES, et quelques petits coups de cœur pendant ma vie de joueur : Adidas Power Soccer, Virtua Striker ou Mario Strikers Charged Football par exemple. J’en ai même fait hurler certains avec un faux test de Pro Evolution Soccer 4. Et quand enfin, on veut faire un podcast au sujet du foot sur consoles, Jibé et moi devons rameuter notre spécialiste local : PesSeb.

Je ne suis donc clairement pas le mieux placé pour parler de cet essai. Car PES Wii est un véritable essai de gameplay, qui se pose en parallèle de la série très bien assise qu’on connaît. Le jeu exploite le concept de la Wiimote et du nunchaku pour proposer une maniabilité nouvelle, demandant au joueur de pointer à l’écran et d’utiliser les fonctions gyroscopiques des contrôleurs. Autant préciser qu’après 20 ans de jeux de foot sur consoles avec une maniabilité à la manette, ça fait drôle. Les puristes risquent de se sentir déroutés, et certains beaufs du PES vont sans doute vite déchanter.

Pour autant, on ne peut pas cracher sur Konami qui tente un tant soit peu de renouveler le gameplay de sa série. Si le concept en lui-même ne risque pas de détrôner le classique efficace d’un Pro Evolution Soccer habituel, il faut toutefois saluer la performance et les efforts du studio. Comme beaucoup de jeux sur Wii, ce PES 2008 est une expérience, un peu étrange, parfois géniale, globalement intéressante, mais peut-être encore légèrement marginale. Il mérite tout de même qu’on s’y attarde, pour peu qu’on aime la précision poussée à l’extrême, parfois aux frontières de la RTS.

Mis à jour le 01 juillet 2015