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Space Battleship Yamato (film)

L'ultime espoir de Leiji Matsumoto

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Si vous n'avez pas entendu parler de Space Battleship Yamato, vous connaissez sans doute son auteur original Leiji Matsumoto, ou certaines de ses autres oeuvres les plus connues : Captain Harlock, Albator, Queen Emeraldas, Galaxy Express 999 ou encore Interstella 5555. Beaucoup de séries de science-fiction spatiale (space opera) dont l'une des plus anciennes, Yamato, remonte à 1974.

Cette série, plutôt courte à l'origine, a été adaptée un nombre de fois impressionnant : trois animés TV, six films d'animation et plusieurs OAV. Près de quarante ans après sa création, c'est une nouvelle adaptation qui voit le jour, sous le titre Space Battleship L'ultime espoir. Sa sortie, fin 2010 au cinéma japonais, trouve un triste écho dans l'actualité, puisque l'intrigue de Yamato place la Terre en proie à des pluies ☔️ d'astéroïdes radioactifs qui la rendent inhabitable.

Le sort de la planète et de l'humanité est donné en dernier recours à Susumu Kodai, interprété par l'omniprésent Kimura Takuya. Celui-ci joue son rôle de héros à l'américaine, courageux dans l'adversité et viril aux cheveux longs (mais sans barbe !), donnant la réplique à Yuki Mori, d'abord réticente puis vite sous le charme. Sans blague.

S'inspirant de l'intrigue originale, le long métrage modifie légèrement sa trame pour l'adapter à un format plus proche du film japonais contemporain, répondant sans vergogne à certains codes mielleux du drama. Ainsi, peut-être par crainte de sa longueur (2h15), je me suis endormi au bout d'une petite demi-heure...

Et puis, en relançant le film, je me suis aperçu qu'il n'était pas si inintéressant. Certes, on peut trouver à ce Yamato une tonne de défauts : des effets spéciaux pas toujours heureux, de grosses lourdeurs et des ficelles épaisses comme mon poing, un tournage parfois apathique et confiné. Tout cela malgré le budget le plus cher de l'histoire du cinéma japonais : 2,2 milliards de Yens 💴.

Mais, quitte à choisir, il semblerait bien plus pertinent de perdre son temps devant Space Battleship que devant le plus récent Battleship (celui avec Rihanna), dont on se demande si certains producteurs n'aiment pas se foutre du monde (et certains spectateurs, leur donner raison).

Mis à jour le 14 septembre 2015