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Perfect Dark Zero

⏱ 3 minutes

En 1997, j’ai fait partie de ceux qui ont passé des dizaines d’heures sur Goldeneye 64, aussi bien en solo qu’en multi. Je n’ai pas autant été séduit par sa suite non officielle Perfect Dark, que j’ai tout de même pratiquée pour revivre une partie de l’expérience offerte par un tel gameplay. Curieusement, de longues années plus tard, c’est presque pour une raison similaire que j’ai acheté cette version Zero avec le lancement de la 360. Avec le recul, je n’aurais peut-être pas dû.

Le premier lancement du jeu correspond à la première déception. Concerné par les premiers pressages réalisés à la va-vite, mon DVD plante sérieusement à plusieurs reprises. L’intro, pourtant assez charmante, est coupée pendant quelques secondes à quatre reprises. Certaines cinématiques saccadent méchamment, et la bande-son s’arrête de temps en temps au cours du jeu pour laisser la lentille effectuer ses accès disque. J’ajoute les temps de chargement particulièrement longs et vous obtenez une liste bien gênante pour l’immersion dans un titre déjà peu crédible. Mais il y a pire encore : le jeu m’a « freezé » une fois dans les doigts pour une raison que j’ignore encore…

Difficile de se plonger avec attention dans un titre qui sent le « pas bien fini ». Pourtant, PDZ régale les mirettes. Du moins, certaines. La plupart des décors sont très impressionnants, avec une vue très lointaine et aucun clipping. Le revers de la médaille, car il en a un comme pour tout titre de lancement, ce sont ces ralentissements détestables. Certaines rotations rament méchamment, et les saccades se pointent vite dès que les ennemis affluent et que les balles fusent. Un peu décevant pour une console de cette trempe. Techniquement donc, le jeu présente un bilan en demi-teinte, malmené par les plusieurs portages entre hardwares.

Malheureusement, il en va de même pour le plaisir de jeu. L’on sent bien que PDZ a mûri techniquement, mais le gameplay semble n’avoir pas bougé depuis le premier opus. Du coup, après une masse d’autres FPS plus ou moins innovants, celui-ci semble vite obsolète. Joanna récupère sa vie automatiquement au bout de quelques secondes sans se faire toucher. Du coup, je me contente bien souvent de foncer dans le tas comme un bourrin, de suivre un script relativement ridicule et les petites flèches bleues qui m’indiquent le chemin à suivre. Bref, PDZ est chiant à jouer, autant le dire. Dans tout cela, seuls un bon usage de la couverture et le Live en coopération peuvent offrir une expérience intéressante.

Ce nouveau Perfect Dark se présente donc d’une manière étonnamment contradictoire. Derrière une belle technique se cache un univers particulièrement fade et de mauvais goût (le design « rétro-futuriste » est très critiquable, en particulier ses personnages). Quant au gameplay il n’offre qu’une progression d’un autre âge sans aucune tactique, donc rapidement insipide à parcourir. Cruelle déception…

Mis à jour le 09 septembre 2015