alan-wake

Alan Wake, le Heavy Rain de la Xbox 360 ?

⏱ 3 minutes

Petit à petit, les arlésiennes du jeu vidéo 🎮 finissent par sortir. Avec un peu de chance, il se pourrait même qu'on voie vraiment Gran Turismo 5 sur PS3 (et non sur PS4). Alan Wake peut être rangé dans cette catégorie de jeux longuement attendus, puisqu'il a été annoncé pour la première fois à l'e3 2005. Mais tout vient à point à qui sait attendre, et le voici qui débarque enfin sur Xbox 360.

On doit cet Alan Wake aux Finlandais de Remedy, déjà responsables de Max Payne au début des années 2000. Ici, moins d’action que dans leurs précédents titres, mais un vrai travail sur l’atmosphère, la mise en scène et les jeux de lumière et d’ombre. On lui trouve alors des accents de Silent Hill évidemment (dans l'ambiance) et des derniers Resident Evil dans le gameplay et l'architecture de l'action. Et parfois une pointe de Luigi Mansion, sur une trame beaucoup moins comique, il va sans dire.

J’insiste vraiment sur l'atmosphère, fabuleuse, qui participe énormément de la qualité d’Alan Wake. Le son est également parfaitement travaillé. Il n’y a rien de nouveau dans le déroulement du récit de thriller psychologique, mais l’efficacité est là. Résultat : manette en main, la montée en puissance interactive est très prenante. Certaines bonnes idées viennent l’accompagner, comme le fait que le protagoniste décrive les évènements et ses ressentis au fur et à mesure, alors qu’il a déjà écrit l’histoire. Et pour appuyer l’ambiance, on retrouve une « black smoke » omnipotente, comme inspirée de Lost (ici appelée « dark présence ») avec les mêmes bruits, et beaucoup de paternes en commun.

Malheureusement, cette mise en scène de qualité peine à masquer un gameplay relativement limité et vite redondant dans ses schémas d'exploration et d'action. Alan Wake tente de camoufler sa linéarité avec des environnements globalement assez vastes, même si un seul passage est accessible. Il n’évite pas, toutefois, une tendre obsolescence malgré de bonnes idées de bases dans l’intervention du joueur.

On s’arrêtera plutôt, alors, sur un scénario très construit et bien amené pour le comparer au récent Heavy Rain. On pouvait lui reprocher un dirigisme exacerbé, mais sa recherche de gameplay est sans pareille avec celle vaguement hiératique d’Alan Wake. Ce-dernier reste, malgré tout, un excellent jeu d’atmosphère.

DLC "L'écrivain"

Mise à jour du 02.11.2010

Je voyais Alan Wake comme un excellent one-shot, mais il semblerait que Remedy et Xbox souhaitent en faire une série. Dans cette optique, 2 contenus téléchargeables sont sortis depuis la rentrée. Je vais m'attarder sur le dernier d'entre eux, L'écrivain, censé clôturer un scénario qui se terminait de manière très ouverte.

Autant être prévenus de suite, ce ne sera pas le cas. L'écrivain ne conclut rien de plus que le jeu original. Il offre en revanche une superbe replongée dans l'atmosphère étouffante de l'univers Alan Wake, comme magnétisé et irréel.

Cet épisode est un melting-pot habité de certaines séquences déjà fréquentées, bousculées dans un level-design très inspiré. Sérieusement, il élève un gameplay un brin plan-plan au rang de survival de génie.

Autant le jeu en boîte, développé de longue date, souffrait de l'obsolescence d'un game-design qui n'avait su évoluer sur sa date de sortie, autant ce DLC semble libéré de toute contrainte et propose des séquences incroyables.

Et si un éventuel Alan Wake 2 reprend les schémas de level-design de L'écrivain, il risque de bousculer dans le bon sens le genre survival horror. En attendant, ces 2-3 heures de jeu, sauf pour le fainéant twist final, valent clairement leurs 560 MS points.

Mis à jour le 16 septembre 2015