Fukushima : l'OMS raisonne les doses de radiations

Dans un rapport rendu public hier, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) revient sur les doses de radiations mesurées suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima le 11 mars 2011. L'analyse des données récoltées pendant les six premiers mois après la catastrophe a été confiée à un panel de 30 experts mondiaux du nucléaire.

Ce document de 120 pages, qui s'appuie sur des mesures officielles et sur des simulations menées par ordinateur, est disponible uniquement en anglais sur cette page du site officiel de l'OMS (PDF / 1,85 Mo).

En substance, le document de l'OMS explique qu'en-dehors de certains spots de la zone dite "interdite" autour de la centrale Fukushima DaiIchi, la radioactivité n'a jamais dépassé 10 millisieverts (mSv) dans tout le Japon. Quant au reste du monde, l'impact est estimé à 0,01 mSv au maximum, soit un niveau très faible largement en deçà des normes admises.

Selon la synthèse de l'OMS :

Il peut être conclu que les doses estimées à l'extérieur du Japon sont en dessous (et souvent très en dessous) de doses considérées comme très faibles par la communauté en charge de la protection radiologique.

La question que beaucoup se posent encore est celle de savoir s'il est déconseillé de voyager en tant que touriste au Japon pour quelques semaines. Avec ce document, l'OMS vient ajouter une première pierre à leurs conclusions sur le risque sanitaire d'un voyage au Japon. Un second rapport, basé sur l'absorption des doses nucléaires par les personnes et l'impact sur leur santé, sera publié par l'OMS pendant l'été.

Dans le document, les statistiques montrent deux zones les plus touchées :

  • la petite ville de Namie dans la province de Futaba, à une dizaine de kilomètres au nord de la centrale
  • le village d'Itate dans la province de Soma, à environ quarante kilomètres au nord-ouest

Ces deux localités auraient reçu une dose comprise entre 10 et 50 mSv. Le rapport indique que le reste de la province de Fukushima, y compris dans la zone d'évacuation, n'a pas reçu de dose supérieure à 10 mSV. 57% de ces doses ont été reçues pendant le premier mois qui a suivi le 11 mars.

Rappelons que Tokyo se trouve à environ 250 km au sud-ouest de la centrale nucléaire Fukushima Dai-Ichi.

Je note également qu'en France, la dose annuelle moyenne reçue est de ~2,4 mSv/an/personne (selon Wikipédia). La limite de dose annuelle artificielle pour le public en France est de 1 mSv, elle est de 15 aux Etats-Unis (via).

Reste à savoir ce que l'OMS dira des populations évacuées autour de Fukushima, et des travailleurs qui nettoient la centrale et le site, dont la limite d'exposition annuelle est de 50 mSv (20 en France, 50 aux Etats-Unis). Le groupe de travail estime toutefois que les radiations au-delà d'un an après la catastrophe du 11 mars 2011, seront probablement inférieures à celles de Tchernobyl.

Le document de l'OMS propose également une analyse intéressante de produits alimentaires (riz, poisson, lait, oeufs, céréales, légumes et fruits...) en Bq / kg.

Un dernier mot pour rebondir sur mon article "Nucléaire : le risque radioactif d'un voyage au Japon" qui avait fait débat : comme dans toute autre prise de position, le rapport au nucléaire est soumis au biais de confirmation. Une donnée importante à prendre en compte, à mon sens, dans les discussions !

Doses nucléaires dans le Tôhoku, à Tokyo, au Japon et dans le monde
Publié le
50 commentaires
Publié par Gael
Fondateur / Rédacteur en chef
Gael est le responsable de Kanpai depuis sa création. Amoureux de la culture japonaise au sens large, il voyage au Japon régulièrement depuis 2003 et partage ses infos, bons plans et un certain regard sur le Japon.
Kanpai vous suggère également ces articles
Pour en apprendre plus sur le Japon, consultez les eBooks Kanpai

Les deux systèmes syllabaires appelés "Kana" sont à la base de l’écriture nippone et il est indispensable de les connaître sur le bout des doigts pour commencer à lire et écrire le japonais.

C’est pourquoi nous avons souhaité développer notre propre méthode précise et complète, qui vous permettra d’apprendre les Kana japonais rapidement et de bien les retenir sur le long terme.

50 commentaires sur cet article
ReyTan
24 Mai 2012
13:38

De bonnes nouvelles tout de même.
Merci pour cet article très intéressant, j'espère qu'en août quelques centrales seront remises en route
sinon on va souffrir sans clim...

Joc Lewon
18 Juin 2012
15:25

Bonjour
Je trouve le commentaire relatif à la remise en route des centrales pour permettre la climatisation totalement inconscient !!! Et ourquoi pas aussi pour faire marcher les escalators ou pour éclairer des autoroutes vides ??? Si vous ne voulez pas souffir de la chaleur n'allez pas dans un pays chaud. Le Japon est une véritable bombe nucléaire ne l'oubliez pas. S'agissant des données de l'OMS il faut les confronter à celles données par le réseau "Sortir du nucléaire" ça fera une bonne moyenne.
J'ai de la famille qui vit au Japon depuis plusieurs années et les infos transmises au public sur le nucléaire sont très sujet à caution.
Allez dormez bien tout va bien...

LaurentKo
01 Mars 2013
12:27

C'est normal que quand on a peur, on mette en doute les infos que l'on reçoit. Néanmoins, tout les spécialistes savent que les effets sanitaires à Fukushima sont et resteront très limitées (le rapport de l'OMS ne dit pas qu'il n'y a aucun problème, il dit même qu'il devrait y avoir une augmentation relative du risuqe de cancer pour certaines populations, heureusement très réduite). Le vrai problème, c'est la contamination et l'abandon d'une zone de territoire importante.
Sortir du nucléaire, pour faire la moyenne, vous rigolez. Auraient-ils des experts internationnaux en dosimétrie d'une part, en radiobiologie aussi, et en gestion des risques pourquoi pas?
Selon moi, il serait effectivement bon de relancer les réacteurs ayant montré qu'ils ne posent pas de problème particulier de sûreté après l'éclairage de l'accident de Fukushima, pas pour la clim (je n'aime pas ça, mais je ne passe pas l'été au Japon, donc je n'ai aucun avis sur la question), mais pour l'activité économique et le bien des personnes.

01 Mars 2013
13:23

"tout les spécialistes savent que les effets sanitaires à Fukushima sont et resteront très limitées".

> c'est absolument faux.

J'ai dernièrement pu assister à des interviews de médecins spécialistes de la thyroide, tant français (hopital de la Salpétrière, hopital cochin), que japonais : j'ai pu écouter l'avis de médecins cancérologues de la clinique de Fukushima (centre de soin et d'analyse, d'échographie de la thyroide):

tous ont clairement spécifiés qu'il était trop tôt pour donner quelques conclusions que ce soit pour le moment mais qu'au vu de la forte contamination de certaines zones, il était très important de surveiller l'état de santé des patients, notamment les enfants en bas âge à intervalle de 6 mois, justement parce qu'il y a des risques que des anomalies puissent survenir.

Sinon qu'en savez vous, du "bien des personnes"? Le peuple japonais est en majorité pour la sortie du nucléaire. Vous feriez mieux de respecter leur volonté et la démocratie. Il faut être stupide pour vouloir maintenir une telle technologie mortifère sur un archipel comptant nombres de failles sismiques et d'autres risques de tsunami.

LaurentKo
01 Mars 2013
13:38

Je ne suis pas du tout spécialiste du Japon et je ne suis venu sur cette discussion que parceque j'ai été interessé par cet article. J'ai quand même entendu dire qu'aux dernières élections, les écologistes basant leur discours sur la sortie du nucléaire n'ont pas fait un score miroborant, contrairement au parti qui a pris le pouvoir et qui annonçait clairement son soutien au programme nucléaire.
Quant à la thyroîde, encore une fois, il ne faut pas minimiser, l'OMS dit bien qu'il faut suivre les "sujets" identifiés, c'est dire les sujets essentiellments féminins exosés au stade de nourisson (au moment de l'accident) et résidents dans les zones les plus exposés. Ajouter à celà que si les enfants en question deviaent développer des cancers, on en guérit à plus de 90%. Donc, je le répète, pour la seconde catastrophe nucléaire au monde, cela reste très limité comme impact.

JocLewon
01 Mars 2013
13:56

"Selon moi, il serait effectivement bon de relancer les réacteurs ayant montré qu’ils ne posent pas de problème particulier de sûreté après l’éclairage de l’accident de Fukushima, pas pour la clim (je n’aime pas ça, mais je ne passe pas l’été au Japon, donc je n’ai aucun avis sur la question), mais pour l’activité économique et le bien des personnes".

Vous ne connaissez rien à cette histoire ni au pays ni aux risques du nucléire alors abstenez vous.

LaurentKo
01 Mars 2013
14:30

Vous y connaissez quoi au juste au nucléaire pour votre part ?

ReyTan
02 Mars 2013
16:26

Abstiens toi aussi, tu n'as pas l'air d'y connaître beaucoup plus.
Moi j'adore la clim et l'été très chaud au Japon et j'espère bien n que le Japon pourra se passer de gus de ton genre aussi longtemps que possible car ça me déplairai beaucoup d'en croiser des comme toi.

ReyTan
02 Mars 2013
16:22

moi je trouve votre commentaire assez pompeux et donneur de leçon.
je dis ce que j'ai envie et ce n'est pas ça qui m'empêche de voyager dans ce pays, 3 voyages depuis, alors vos leçons....

Mais si vous avez peur pour votre famille là bas, faites là revenir et laisser les autres y aller a leur guise.

Quand au Nucléaire, on en reparlera de vos belles paroles quand on reviendra au charbon, allez cher rêveur dormez bien aussi et arrêtez votre agressivité inutile.

Joc Lewon
05 Mars 2013
22:39

Rey Tan : Vous travaillez pour Tepco ou pour EDF ???? Ben oui il fait chaud au Japon mon garçon et aussi dans le sud de la France, c'est pas pour ça qu'il faut climatiser les parkings ou les marchés car ça bouffe de l'énergie et on peut s'en passer je me répète. C'est ce que disent les japonais eux mêmes mais vous avez certainement échangé avec eux à ce sujet... Ils sont régulièrement des dizaines de milliers à manifester à Tokyo pour un changement dans la politique énergétique de leur pays et accessoirement un peu moins de corruption, vous devez aussi le savoir même si aucune source d'info française n'en parle. Pour rafraîchir la mémoire des touristes en mal d'exotisme qui vont dans un pays comme on va à Dysneyland, hier il y avait sur LCP une redif d'un reportage sur Fukushima, je vous invite à le pod caster si vous en avez l'occasion. Vous verrez c'est vraiment charmant ces enfants qui se balladent avec leur dosimètre dans la cour de l'école et qui dans certaines zones reçoivent des doses égales à celles de Tchernobyl. C'est poilant ces employés qui "décontaminent" sans protection avec des jets d'eau des maisons en terre et des toitures irradiées. Et je pourrais multiplier les exemples. Pour conclure je précise que jamais je n'ai écrit qu'il ne fallait pas se rendre au Japon puisque je m'y rends... Par ailleurs ma famille et nombre de mes amis vivent à Tokyo et à l'instar des Japonais, ont des jugements beaucoup moins péremptoires qu'un certain nombre de forts en gueule qui, malheureusement, fréquentent ce blog par ailleurs fort intéressant. Le nucléaire est dangereux ne l'oublions pas et tous à la marche du 9 mars. (entre le charbon et le nucléaire il y des alternatives énergétiques, renseignez vous...)

ReyTan
06 Mars 2013
05:53

Monsieur, vous présentez les dangers du nucléaire, c'est bien, mais apportez vous d'autres solutions?
NON !!
Alors encore une fois, donner des leçons est facile mais pour du concret plus personne.

Sachez Monsieur, que je me suis inscrit au mois d'aout 2011 pour aller à Fukushima comme bénévole, mais je n'ai pas été pris car à l'époque, les Japonais avaient surtout peur qu'il ne s'agisse que de voyeurisme.
Ca m'a fais un choc, alors je vous défend de dire que je vais au Japon comme à Disneyland, j'y vais pour apporter ma contribution, même si elle n'est que financière, elle est là.

Ceci sera mon dernier message en réponse à ce gars qui est beaucoup trop intelligent pour moi et qui sait décidément trop de choses.

Gunter
24 Mai 2012
13:40

Ca montre qu'on a eu bien raison de ne jamais annuler nos voyages au Japon.
Et on n'est pas près de s'arrêter. Hein Rey?

ReyTan
24 Mai 2012
13:44

T'as raison Gun !!!

Le Roux
10 Mars 2013
00:42

ReyTan: Pour clore la polémique (positivement...) vous n'ignorez pas que les solutions alternatives au nucléaire existent, mais les gens qui les promeuvent ont beaucoup moins de moyens qu'Areva pour se faire entendre, je vous invite donc à prendre connaissance d'un résumé du manifeste Négawatt ci dessous et à faire un tour sur leur site. http://www.negawatt.org/association.html
En ce moment il y a la centrale nucléaire de Krsko, copropriété de la Croatie et de la Slovénie qui est sur le point de pèter. Elle a été arrêtée en 2008 et en 2011 pour des questions liées au refroidissement, et remise en route aprés des "assurances " de sa sûreté. Le gouvernement autrichien demande sa fermeture. J'espère qu'il l'obtiendra sinon y'aura besoin de bras aussi là bas ... Lueur d'espoir le projet de centrale qui devait être construite en Bulgarie a été abandonné grace à la seule volonté du parlement car la population consultée avait voté pour, avec une très faible participation, mais quand même...Et je ne vous parle même pas de l'EPR dont l'ardoise voisine les 9 miliars d'€ payés par nos impôts...

Le Manifeste négaWatt

Se chauffer, s’éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent : l’énergie est au cœur de nos vies à tel point que nous n’en percevons pas les limites et que nous vivons dans l’illusion d’un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques, les catastrophes écologiques (Amoco Cadiz ou Tchernobyl hier, Deep Water Horizon et Fukushima aujourd’hui) sont autant de signaux d’alerte qui ne laissent plus la place au doute : il est nécessaire et urgent de changer notre manière de consommer et de produire l’énergie
Depuis plus de dix ans, vingt-cinq experts et praticiens de l’énergie (architectes, ingénieurs, sociologues, économistes, responsables associatifs, ...) engagés dans la recherche d’un avenir énergétique durable ont mis en commun leurs connaissances pour élaborer et publier tout d’abord en 2003 puis en 2006 le « Scénario négaWatt », l’une des propositions les plus novatrices pour repenser la politique énergétique de la France.

Nourri par une longue expérience de terrain, cet exercice prospectif se fonde sur une méthodologie rigoureuse qui s’appuie sur trois piliers fondamentaux : sobriété - efficacité - énergies renouvelables. Ce triptyque fondateur offre une grille de lecture simple et solide pour repenser notre rapport à nos propres besoins énergétiques.

Revue en profondeur et complétée, la version 2011-2050 du Scénario négaWatt intègre les liens étroits du modèle énergétique avec l’urbanisme, l’alimentation et la mobilité. Il démontre qu’il est possible en France de diviser par 16 nos émissions de CO2 d’origine énergétique et d’éliminer presque complètement notre dépendance aux énergies fossiles d’ici 2050, tout en se passant totalement du nucléaire en à peine plus de deux décennies.

S'adressant à tous ceux que l’avenir interpelle, du simple citoyen aux décideurs politiques et économiques, le Manifeste négaWatt ne se contente pas d'expliquer de manière aussi pédagogique que possible la méthode et les résultats de cette nouvelle version du scénario. Après une description des enjeux et une analyse du contexte énergétique français, il détaille un ensemble cohérent de 10 mesures à prendre rapidement pour engager la France dans la voie de la transition énergétique, et en explicite les immenses bénéfices économiques et sociaux.

Boussole pour l’action, guide méthodologique et pratique pour tous ceux qui souhaitent contribuer à l’élaboration d’un nouveau paysage énergétique soutenable et désirable, le Manifeste négaWatt est aussi un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, et une invitation à s’engager, avec volonté et lucidité, dans la construction d’une société réconciliée avec elle-même et avec son environnement.

ReyTan
10 Mars 2013
07:19

Merci, je vais le lire.

01 Mars 2013
14:07

@LaurentKo : Tant mieux que vous puissiez vous intéresser au sujet et en apprendre plus sur le Japon par la même occasion. Pour ce qui concerne les dernières élections, il faut savoir que la majorité des personnes ayant voté pour les nationalistes l'ont fait parce qu'ils s'inquiétaient pour l'économie, et parce que la thématique nucléaire (à coup de propagande du tout va bien) est passée pas mal au second plan.

Mais les manifestations antinucléaires n'ont pas cessé pour autant au Japon. Il est d'ailleurs illusoire de penser que le gouvernement d'Abe fera miraculeusement reprendre la croissance : le Japon est depuis des lustres dans une crise économique, et comme le dit si bien Olivier Delamarche, ce n'est pas en s'autorisant des Q.E illimité, en faisant fonctionner à plein régime la planche à billet pour imprimer du Yen, qu'ils vont se dépêtrer de cette situation. Surtout qu'appliquer ainsi des QE n'est pas sans conséquence : à force, ils vont finir par dévaluer tellement la monnaie que ça ne vaudra plus rien.

Bref, ils sont tous dans une logique de fuite en avant. Et c'est la meme chose pour tous ceux qui osent minimiser les conséquences de Fukushima. Sachant en plus le déversement massif d'eau hautement contaminé dans l'océan pacifique, sachant aussi que les rejets de radio-éléments dans l'atmosphère sont toujours constant, il est stupide de dire que les dégats seront limités. C'est parler à l'aveugle que de dire ça.

Tchernobyl a fait l'objet d'étude, et les scientifiques soutenu par l'académie des sciences de New York ont annoncé près d'1 million de victimes en un peu plus de 20 ans. Là bas, 70% de la population est atteinte de maladies diverses et variées, l'espérance de vie a massivement chuté après Tchernobyl. Le lien avec la radioactivité est indéniable.

Pour Fukushima on ne sait pas encore toute l'ampleur de la gravité de Fukushima. Mais au lieu de se rassurer à minimiser, il vaudrait mieux encore une fois par précaution, prévoir plus sérieusement les dommages collatéraux. Parce que ce n'est pas en se rassurant qu'on se prépare à réagir en cas de besoin...

LaurentKo
01 Mars 2013
14:39

"Tchernobyl a fait l’objet d’étude, et les scientifiques soutenu par l’académie des sciences de New York ont annoncé près d’1 million de victimes en un peu plus de 20 ans"
Cette "étude" parue dans le bulletin de l'académie des sciences de New York a au contraire été largement critiquée même par la dite académie. Plus qu'une étude, il s'agit d'un calcul coin de table qui consiste avec une règle de trois à appliquer la règle de 5% de risque par mSv sur l'ensemble du rejet de Tchernobyl, ce qui est complètement irréaliste. Essayer donc d'appliquer cela à la population française pour voire le réalisme : 60 et quelques millions de français exposé à 3,4 mSv (naturel + médical) = 10500 morts par ans !! première cause de décès en France (ça marcherait partout ailleurs). Il y en a à l'académie de New york qui se mrodent les doigts d'avoir laissé passer cela...

01 Mars 2013
14:49

Sauf que vous conviendrez que le nombre de victimes données officiellement par l'AIEA/ OMS, s'élevant à peine à :

"56 morts – 47 secouristes et 9 enfants victimes d’un cancer de la thyroïde. Estimation des décès dus à l’exposition aux radiations : 4000 personnes."

C'est bien trop peu. Surtout lorsque l'on sait qu'il a été comptabilisé rien que chez les liquidateurs, 125 000 morts, et que l'on sait qu'il a été mobilisé près de 600 000 liquidateurs au total par le gouvernement ukrainien.

Ces déclarations de l'OMS / AIEA n'ont pas non plus tenu compte de 2eme et 3eme générations d'enfants victimes des morbidités ayant trouvés prématurément la mort, ni de l'affaissement massif de l'espérance de vie en Ukaine, Belarus, et toute la région.

On sait aussi qu'en amont, de nombreux documents ont été falsifié par le gouvernement ukrainien, comme le non recensement de bien des cas de morts de liquidateurs.

Pour être honnête, il faudrait reprendre tous les calcules depuis le départ.

Sorata Mangasanctuary
24 Mai 2012
17:44

Bah voilà tout est dit... Merci pour cette article intéressant. J'avais en vain essayer de convaincre les fabricants de peurs dans votre précédent article sur le sujet. Et je suis vraiment ravi de voir que le pire a été évité!
PS: je reviens tous juste de mon premier voyage au japon et c'était magnifique!!!!

25 Mai 2012
09:33

@Gael : L'OMS est un organisme affilié à l'AIEA et qui par conséquent, est non indépendant. De nombreux organismes dénoncent des rapports minimisés de la part de l'OMS. Avant pousser les gens à se sentir rassuré et de les encourager à croire tout ce qu'ils publient, il faudrait comparer avec les données d'autres organismes internationaux et indépendant de radioprotection.

Etrangement, je constate quand même que sur Kanpai, sont surtout publiés des liens qui ne font que rassurer , et sans réelles comparaisons des données, ni confrontation des points de vus scientifiques : dernièrement avait été posté le lien du colloque à l'université de médecine de Fukushima présidé par Shinichi Yamashita, quant bien même il n'est un secret pour personne que Shinichi Yamashita est un des plus controversé scientifique ayant la main sur la situation sanitaire de Fukushima. Toutes ses déclarations ont été scandaleuses, mensongères et douteuses.

Maintenant le résultat de l'OMS; Pour être parfaitement objectif , il faudrait que tu puisses étudier la rapport du Forum de radioprotection organisé par le collectif de scientifique IndependantWHO, qui a eu lieu à Genève, le rapport de la CRIIRAD, le rapport du comité d'enquête des scientifiques japonais sur la catastrophe de Fukushima (Independent investigation commission (RJIF), le rapport de l'AIPRI (Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants). Au Japon, avec les professeurs Koide , Kodama, (notamment ce dernier qui est un expert non seulement en étude sur les faibles doses ), Kimura...etc. Il y a aussi des organismes indépendants en Allemagne et en Autriche, en Ukraine, qui sont extrêmement réactifs quant aux recherches. Il y a aussi tout un réseaux de scientifiques américains, notamment des laboratoires indépendant de radioprotection de Boston, qui mériteraient d'être vu.

@Sorata Mangasanctuary : le pire n'a pas été évité. Le pire s'est produit : il y a eu fusion de 3 coeurs de réacteur et c'est un peu facile et naif de penser que tout va bien dans le meilleur des mondes actuellement.

LaurentKo
01 Mars 2013
12:16

Vous êtes sérieux ? La CRIRAD, avec son ingénieur expert en tout nucléaire qui se bat en duel avec lui même. Non, faut arrêter les délires. Vous pouvez penser ce que vous voulez, mais le complot permanent de l'OMS et IAEA réuni, il a bon dos. Les scientifiques "indépendants" ayant oeuvré à ce rapport sont quand même d'un autre niveaus que vos associations militantes...

01 Mars 2013
12:57

C'est vous qui délirez : la Criirad, tout autant que l'Acro, en France sont des organismes respectés et efficaces. Ils sont régulièrement commandités par l'état français lui même, par les régions, les préfectures, par les tribunaux de grandes instances, par le parlement européen, et par de nombreux commanditaires issus de grands groupes privés. ça prouve bien que vous n'y connaissez rien! S'il y a une chose pour lequel ils militent, c'est la transparence et la sécurité sanitaire : et ils ont bien raison de saisir les tribunaux chaque fois qu'ils détectent des anomalies.

LaurentKo
01 Mars 2013
13:26

La Crirad a réussi à se faire acrédité son labo de mesure. Elle se forme entre autre à l'INSTN (qui dépend du CEA). Il n'empèche qu'elle n'a aucun spécialiste en dosimétrie, ni en radiobiologie. Elle n'a aucun programme de recherche digne de ce nom. Pas de spécialiste mondiale reconnu, pas de publication dans des revues scientifiques à comité de lecture. Je veux bien que Bruno Chareyron soit compétent en radioprotection (même si ces interventions dans les médias laisse beaucoup à désirer, au moins sur la partialité), mais d'ici à en faire un spécialiste en tout...
Quant aux études commandité à cet organisme, elle tiennent plutôt de la complaisance. Suivant la couleur de tel ou tel conseil, il faut bien ménager les écolos, et donc demander une petite étude à la CRIRAD ne fait pas de mal. mais soyons réaliste, comment voulez-vous que ces associations militantes puissent apporter une véritable expertise en face d'organisme gréés comme l'IRSN ou le CEA ?

01 Mars 2013
13:50

@LaurentKo: Mais justement, j'ai des contacts aussi à l'IRSN, dont un chercheur qui était parti faire des étude sur la faune et la flore à Fukushima l'été dernier: il ne nie absolument pas le travail d'analyse qui est effectué par la CRIIRAD ou l'ACRO! Par ailleurs, ils se respectent bien souvent.

Dans tous les domaines, vous avez des spécialistes, et on ne peut pas reprocher à Bruno Chareyron de ne pas être radiobiologiste! Ce que vous dites est absurde...

car grâce à leurs interventions, de nombreuses familles japonaises parviennent à ne pas manger des produits contaminés, de nombreux restaurants japonais parisiens aussi, font analyser les produits importés pour se rassurer qu'il n'y a pas de radionucléides dans les produits qu'ils servent à leur clients.

De plus, la CRIIRAD s'est impliquée dès le début pour la protection de la population et a formé des citoyens japonais de Fukushima à la radioprotection ainsi qu'à l'analyse, au calibrage des machines, à l'utilisation de scintillateurs de becquerels.

C'est grâce à la CRIIRAD si un organisme citoyen de radioprotection comme le CRMS a pu voir le jour sur place. C'est aussi grâce au don de toutes les machines onéreuses qu'à fait généreusement la CRIIRAD, que les gens de Fukushima ont des associations vers qui se tourner pour parler de tous ces problèmes cruciaux.

Alors au lieu de fustiger la CRIIRAD et Bruno Chareyron, vous feriez mieux de respecter un peu tout le travail de prévention et d'aide qu'ils ont amené à une population en détresse. Tout ce qu'ils parviennent à faire, alors qu'ils ne sont qu'une petite structure est formidable et ça prouve tout le mal qu'ils se donnent par éthique et humanisme.

Comment pouvez vous ainsi vous montrer aussi méprisant quand on sait qu'à côté de ça le gouvernement japonais n'a jamais rien fait pour protéger sa population? Quand on sait aussi qu'ils ont engagé des gens comme le Dr Yamashita qui ose clamer au lendemain de l'accident que "sourire vous protège des radiations"?

Je suis désolée, mais j'ai eu l'opportunité de rencontrer Bruno Chareyron en personne, et c'est une personne concernée, impliquée pour sauver des vies. Je lui serai toujours reconnaissante de ce qu'il fait pour mon pays.

jpnn80
25 Mai 2012
09:52

Je rejoins Aizen sur le fait qu'il faut prendre avec un grain de sel l'étude de l'OMS, vu ses liens avec les industriels pour définir des normes de sécurité sur la présence de pesticides dans l'alimentation, et qui sont révélés dans cet article d'une journaliste très connue pour ses reportages diffusées sur les chaînes publiques pour dénoncer des scandales sanitaires :
http://www.notre-ecole.net/notre-poison-quotidien-produits-chimiques-dan...

Cecile
25 Mai 2012
09:53

Grossière erreur (involontaire ?) sur wikipédia et sur cet article : dose moyenne reçue en France serait de 2,4mSV... Alors que la dose limite "acceptable" dans les normes est de 1 mSV. En clair, on nous a tous évacué et on s'en est même pas rendu compte...
Une erreur grossière qui prouve que l'auteur de l’article ne maitrise pas du tout la question. Et qu'il n'a toujours pas compris que ces mesures ne sont là que pour nous faire oublier le danger de la contamination interne !

LaurentKo
01 Mars 2013
12:08

Grossière erreur de votre part vous voulez-dire !
Aussi étrange que cela vous paraisse, l'exposition naturelle moyenne est de 2,4 mSv/an, mais parfois beaucoup plus dans certaines régions. A celle-ci, il faudrait rajouter aussi 1 mSv/an en moyenne dû aux usages de rayonnements ionisants en médecine, ce qui représente plus de 90% de la part d'exposition à des rayonnements "artificiels". Malgré cela, la limite pour le public est bien de 1 mSv/an. En effet, celle-ci ne considère que la part rajoutée par une "activité nucléaire".
Avant de faire le malin, on se renseigne !!

JocLewon
01 Mars 2013
14:16

Laurent Ko est un blaireau, il ne raconte que des Ko nneries !!!

LaurentKo
01 Mars 2013
14:22

quelle connerie ?

Open Minded
26 Mai 2012
12:00

Comme plusieurs l'ont déjà soulevé, l'innocuité de l'exposition radioactive - à part pour les liquidateurs - est effectivement scientifiquement défendable. Mais c'est un nuage de fumée pour écarter le danger de la contamination par les particules chaudes (aucune mentions sérieuses dans le document de l'OMS). Pourquoi cette publication de l'OMS? Vivant à Tokyo, je suis vraiment triste que cet organisme ne puisse pas se libérer de la nébuleuse nucléaire pour pouvoir apporter les vrais réponses aux questions légitimes du peuples japonais et d'ailleurs.

rames
27 Mai 2012
09:30

ce rapport est un tissu de mensonge m'est d'avis...
Par contre je reste sur ma position. Des essais nucleaires sont toujours d'actualité. et meme si Fukushima est un desastre, je doute qu'un voyage a Tokyo soit d'un risque incroyablement gigantesque. Apres, faire un voyage touristique sur la zone sensible.. bon c'est autre chose.

mohamed keit@ un fan du japon!
07 Juin 2012
02:37

Trop cool! Bonne nouvelle pour les persones capables!! J'vous souhait un bon voyage vu que c'est relancé... Bon nous? On a encor pas mal de truc a faire pour espéré y être un jour!! En tout cas j'tenai a félicité les japonais pour leurs courages. . . ^_^ ! Que j'aimerai tan y être moi aussi? Mais a chaque fois j'ai l'impression que ses genres de choses ne sont pas faites pour moi. . .

mohamed keit@ un fan du japon!
07 Juin 2012
02:42

Mais j'garde la foie. . . ^_^

SETH
07 Juin 2012
06:27

"le pire a été évité", pas vraiment, car pour les gens le plus directement impactés, le "pire" s'est bel et bien passé....
Et, la situation qui pourrait être encore plus catastrophique, pour toute la planète, reste, et de loin, peu sereine en ce qui concerne le danger potentiel que représente la centrale en l'état actuel des choses...

LaurentKo
01 Mars 2013
12:12

Si le pire est passé, c'est que le pire n'était pas si méchant que ça au final... en tous les cas nettement moins méchant que notre bonne vieille pollution au gaz de combustion en tout genre !!

01 Mars 2013
12:44

@LaurentKo : Vos interventions me font un peu pitié, je vous avoues. Vous semblez n'être au courant de rien et certainement pas assez documenté sur tout ce qui concerne la radioprotection, ou les conséquences de la radioactivité. Moi même je suis des dossiers graves en ce moment sur les apparitions de nodules et de kystes à la thyroide des enfants de Fukushima, et jamais je ne pourrais me permettre de dire comme vous le faite, "que le pire n'était pas bien méchant".

Votre comportement, c'est exactement ce que font les lobbies criminels de ce monde en agissant envers mépris : minimiser les conséquences, voire faire du négationnisme.

En ce moment même, des chercheurs du monde entier travaillent pour faire des études épidémiologiques sur les effets du cumul des faibles doses. Des études abouties et qui donnent un panel très inquiétants des maladies, dégénérescences engendrées par la radioactivité il y en a déjà depuis Tchernobyl. On sait par exemple que le cesium se concentre dans le coeur, provoquant par là même des risques de maladie cardio-vasculaire. Les cancers, les leucémies ne sont pas en reste non plus.

Même l'OMS, ces derniers jours, a changé de stratégie en revenant sur ces déclarations passées : maintenant ils confirment clairement un risque d'augmentation des cancers dans les régions proches de la centrale de Fukushima. Reste à observer ce qu'il va réellement se passer. Il faut savoir que les effets des radiations n'apparaissent qu'à retardement dans bien des cas. Personne à ce jour n'est, s'il est un scientifique sérieux, en mesure de dire que Fukushima n'a pas de conséquences ou que les conséquences ne sont pas graves.

Tout fait présumer que par principe de précaution, il faut mettre les populations, notamment les enfants et les femmes enceintes à l'abris des sources émettrices de rayons ionisants.

Quant à la Criirad, permettez moi de vous souligner : elle a été une des seules organisations qui a appliqué dès le départ le principe de précaution, en donnant les directives pour protéger les populations au Japon. Le gouvernement japonais ne l'a jamais fait.

Quand au pire, il y a 2 phases : la phase de critique de crise nucléaire et les souffrances engendrée par le chaos/ la perte d'équilibre de vie/ l'évacuation etc. Puis il y a la phase d'apparition des maladies/ morbidités. Le pire est donc à venir.

LaurentKo
01 Mars 2013
13:00

Vous qui prétendez être documenté, vous êtes vous documenté sur les risques due à l'inhalation des gaz de combustion en tout genre, sur les risuqes des particules fines ddues à nos véhicules. Il ne semble pas.
le rapport de l'OMS est très clair ! Il ne prétend pas qu'il n'y a aucun risque, il parle au contraire d'augmentation "relative" du risque de cancer. Le problème avec les antinucléaire, c'est qu'ils ne comprennent pas ce que veut dire relatif. En l'occurence, le rapport de l'OMS parle d'une augmentation "relative" possible du risque de cancer chez "les sujets de sexe féminins exposés au stade de nourisson" dans la zone la plus exposée par exemple de 70% pour le cancer de la thyroïde ... le faisant passer d'un risque de 0,75% sur la vie entière de la personne à un risuqe de 1.25%. Il n'est pas question de minimiser ces risques, mais reconnaissez que pour la seconde catastrophe mondiale du nucléaire, cela reste très limité !!
pour info, vous trouverez le résumé du rapport de l'OMS en français sur http://www.who.int/phe/publications/risk_assessment_radiation_japan_2013... . 4 pages, facile à lire.
Sinon, je suis assez d'accord avec vous sur les conséquences des accidents nucléaires dans leur composente non due aux rayonnements ionisants.

01 Mars 2013
13:30

Mais justement : on n'est pas entrain de parler des particules dues à vos véhicules, mais à des particules radioactives. Cessez de faire du hors sujet, cela nous fera gagner du temps.

Ensuite, concernant l'étude de l'OMS : ce n'est pas une étude définitive, car les recherches épidémiologiques n'ont pas encore été faites pour comparer, par exemple, tous les cas des sujets de Fukushima, avec le même matériel médical de pointe, et faire des tests dans d'autres régions pour pouvoir analyser les différences.

L'étude de l'OMS ne fait pas office de vérité absolue. De plus, il y a déjà plusieurs cas de cancers chez des enfants de Fukushima (3 ou 4) depuis peu, et le but est de chercher à déterminer si cela est du à la radioactivité.

LaurentKo
01 Mars 2013
13:51

@ Aizen
On va presque finir par être d'accord.
L'étude de l'OMS est une estimation du risque possible (le risque enveloppe). Aucune étude épidémiologique n'est possible pour le moment puisqueles temps de latences sont de l'ordre de 5 ans (pour le cancer de la thyroïde). Donc pour le moment, il faut travailler sur les pupulations de références non exposés...
Quant à savoir si vos cas de cancers chez les enfants de Fukushima sont lié à l'accident nucléaire, impossible de le dire, ce n'est pas marqué dessus. Seul une étude épidémiologique pourra dire s'il y a augmentation, mais dans l'étéat de nos connaissance, il est impossible de dire la cause d'un cancer individuel. Néanmoins, tout ce que l'on peut dire, c'est que cela semble un peu tôt, moins de 2 ans après l'accident.
Ensuite, vous ne voulez pas entendre parler d'autres sources de polution. Je pose quand même la question, faut-il mieux vivre dans une région contaminée radioactivement au niveau de la province de Fukushima mais qui serait au final exempt d'autre pollution, ou dans une grande ville polluée (qu'en est-il de Tokyo, je ne sais pas je pose la question). Au final, la réponse ne va pas forcément dans votre sens...

JocLewon
01 Mars 2013
14:19

Qu'est ce que fout ce pauvre Laurent Ko dans le débat ?? c'est de la provoc ou du délire ?? Inquiètant !!! Tous à la marche contre le nucléaire civil et militaire samedi 9 mars.

LaurentKo
01 Mars 2013
14:24

Pourquoi le débat me serait interdit. Ai-je dit des choses qui ne serait pas argumentées ?

01 Mars 2013
14:24

@LaurentKO : En fait, pour les analyses épidémiologiques, il faut d'un côté suivre très scrupuleusement les enfants de Fukushima, en les soumettant à des WBC, analyse de sang pour dépistage de léucémie/ diabête, en scannant leur thyroides aux ultrasons tous les 6 mois pour faire la comparaison des impression échographique : le but est de détecter les nodules/ les kystes et de voir s'ils ont grossi ou non, s'ils se sont multipliés ou non.

Actuellement 43% des sujets examinés ont des nodules, et sont défini comme étant "A2" depuis l'accident. J'ai moi meme pu voir de mes yeux des scanners, et certains médecins (notamment le cancérologue spécialiste de la thyroide) était très inquiet du nombre d'enfant déjà actuellement présentant des anomalies.

Mais les études peuvent démarrer sans attendre les 5 ans, car il y a toutes les phases de préparation. Mais la question qui me taraude, c'est que les seuls pour le moment qui oeuvrent pour faire en premier ces études épidémiologique est menée par le fameux Yamashita (connu pour être un grand négationniste des effets des basses doses).

Donc, ce qui me rend soucieuse, c'est l'objectivité des résultats. Il faudrait que d'autres études puissent être menée en parallèle par d'autres hopitaux/ université / chercheurs indépendants pour avoir matière à comparaisons.

Les mensonges de l'état japonais étant maintenant que trop courant, nous ne pouvons évidemment plus leur faire confiance pour des travaux qui sont directement commandité par les officiels.

Ensuite, concernant les autres pollutions, il faut en effet en prendre compte, mais les cancers n'étant pas les seuls risques de maladies pouvant se développer, il sera certainement possible de détailler bien d'autres anomalies (comme les augmentations des maladies cardiovasculaire) > fort heureusement, il est possible de se dépister en faisant des tests d'urine pour la contamination interne (au cesium, strontium, uranium, etc)

Il faudrait aussi comptabiliser le nombre de fausse couche, d'anomalie de l'embryon, de dégénérescence chez le nouveau né.

Tous ces facteurs devront être pris en compte.
Mais le Japon étant un des pays ayant eu jusqu'à présent une espérance de vie des plus longues, sans trop d'anomalies sur la santé des enfants, les effets de Fukushima, seront je pense à un moment clairement visibles.

LaurentKo
01 Mars 2013
14:47

Les fameux 40% d'nomalies de la thyroïde sur 100000 enfants moins de deux ans après l'accident ne vous interroge pas plus que ça ? Vous n'êtes pas très critiques. Je serais pour ma part curieux d'avoir une étude comparative. je rappel cependant que l'étude précoce de ces populations n'avait par pour but de trouver des effets précoces des rayonnements, mais au contraire de faire un point zéro avant ceux-ci. Si maintenant vous les transformez en effets liès aux rayonnements, sans plus d'arguments de dose, on a pas finis les débats...

01 Mars 2013
14:56

Il est important de chercher les effets précoces, car c'est le seul moyen de faire de la prévention au cas où les choses tourneraient mal. Détecter au plus vite, pour traiter le plus tôt possible est nécessaire. Donc oui, il faut rester sur le qui vive.
De nombreux tests doivent être menés pour répondre au besoin d'une étude épidémiologique et à la fois de soin envers la population touchée. Concernant les doses, il est possible d'en faire une moyenne en signalant le lieu initial où l'on se trouvait lors de l'accident, le temps que l'on a passé au meme endroit/ ou s'ils ont évacué ou pas, le niveau de contamination interne des autres organes pouvant être touché (autrement que la thyroide).

L'état japonais possède les informations liés au logiciel speedi : il peut retracer aisément les conditions météorologique de la période souhaitée, et faite le comparatif avec les niveaux d'iode 131 mesuré au fur et à mesure de l'évolution de la crise nucléaire au tout début (pour la thyroide). Pour le reste (cesium, strontium, et autres radionucléides), les recherches doivent aussi être menée.

LaurentKo
01 Mars 2013
14:21

@ Aizem à propos de votre commentaire sur la CRIRAD et B.C.
je n'ai en aucun cas fustiger Bruno C. J'ai même dit qu'il était relativement compétent en radioprotection !! (même si je lui reproche son manque de partialité devant les caméras, on se souvient de son intevention il y a plus d'une dizaine d'année sur un quai de gare quand il faisait couiner son SPP2 et dénonçait une contamination de wagons de marchandise, alors que le balaste suffisait à faire déclencher son appareil !!, et il y en a d'autre la liste serait longue.) Et justement, comme vous, j'ai dit qu'il ne peut pas être spécialiste de tout. Donc, pour ce qui est d'une estimation des conséquences sanitaires, je préfère m'en remettre à la brochette d'expert internationnaux de l'OMS.

01 Mars 2013
14:33

Je pense que vous donnez trop de crédit et de confiance (aveugle?) à l'OMS; n'oubliez pas qu'ils ont signé une charte avec l'AIEA et qu'ils ne sont pas libre de tout dire. Des médecins émérites comme le Dr Michel Fernex, le Dr Yablokov, le Dr Nesterenko, le Dr Bandazhevski (grandement impliqué pour sauver la vie des enfants de Tchernobyl et spécialiste des effets du cesium) ont condamné le silence criminel de l'OMS pendant de longues années. Les recherches sur les basses doses d'un chercheur japonais compétent, comme le professeur Kodama de la Todai vont dans le sens de ces avis précédents. Beaucoup de recherches sérieuses ne collent pas avec les conclusions de l'OMS sur Tchernobyl. Je n'ai donc qu'une très RELATIVE CONFIANCE en les rapports de l'OMS.

Mais je me fais un plaisir de les lire et de les décortiquer, bien évidemment.

JocLewon
01 Mars 2013
15:17

Parfait et maintenant une petite soupe et à la sieste mon Laurent!! En réalité il faut que vous sachiez qu'il y'a un complot anti OMS si, si si, et que les japonais font exprés de choper des cancers de la thyroïde alors que selon toutes les études prospectives de ladite OMS, ILS NE DEVRAIENT PAS MOURIR, de même que selon les étude de TEPCO les centrales installées sur des failles ne DEVRAIENT PAS EXPLOSER en cas de tremblement de terre, et ne parlons pas des nuages radioactifs qui ne DEVRAIENT PAS DERIVER vers ici ou vers là bas. Enc.... les mouches technologiques dans un débat fait de copié/collé pris n'importe où ne sert pas à grand chose. Le nucléaire est dangereux tout le monde peut s'accorder la dessus. Pour bien connaître le Japon je peux témoigner de la gabegie gigantesque et insensée que représentent les dépenses d'énergie dans ce pays, qui a aussi démontré qu'il était possible de se passer du nucléaire en effectuant simplement des économies (je répète meilleure gestion de la clim , (il y en a partout même dans d'immenses halls ouverts à tout vent) des escalators,(il y en a des milliers de KM) de l'éclairage non stop des parkings déserts, d'autoroutes, de terrains de base ball, de halls d'immeubles, de parcs, etc...). Ces économies n'ont pas "impacté" l'activité économique.
C'est pas quand ça pète qu'il faut s'écharper sur les dosimètre comme dans ce débat mais avant.
Y'en a marre d'entendre les prospectives sur les morts à venir et les maladies qui vont les décimer, élaborées par des officines tout aussi incompétentes que celles qui ont évalué les risques. Comme on dit chez nos amis anglo saxons tout va bien tant que tout cela se passe loin :"Not in my back yard". En France on est dans le back yard, nous avons du nucléaire civil mais aussi nous sommes champion du monde du nucléaire militaire. (si l'Ile Longue au large de Brest péte il va falloir courir vite les amis!!)
Renseignons nous sur www.sortirdunucleaire.org/ et puis bonne chance à tous.

01 Mars 2013
14:39

PS: Pour le cas de Bruno Chareyron : sachez toutefois qu'en radioprotection, il vaut mieux trop que pas assez. Je ne vais pas lui reprocher de faire couiner son matériel, car je préfère qu'il y ait des gens comme lui, soucieux de détecter de possible fuites ou contamination, que tous ces criminels qui ferment les yeux et colmatent les fissures de façon dilletante. Je vous conseille le très intéressant documentaire de Alain de Halleux à ce sujet : "RAS : rien à signaler". Il est allé à la rencontre des ouvriers du nucléaire en France, et réussi à faire délier les langues. Il a été témoin de beaucoup de colère et d'indignation sur le terrain, de confession et de preuves accablantes aussi pour les employeurs du nucléaire.
Tout cela est bien triste.

LaurentKo
01 Mars 2013
14:50

Puissiez-vous avoir la même vigilence pour nombre de problèmes bien plus préoccupant.

01 Mars 2013
15:00

On peut être parfaitement multi-tâches dans la vie. On ne va pas commencer à énumérer toutes les choses préoccupantes de ce monde à la suite des commentaires de cet articles. Je n'en vois pas l'intérêt. Et il y a légitimité à se préoccuper des problèmes liés à la radioactivité au Japon. Il n'y a rien d'anormal à cela.

Ajouter un commentaire