Apprendre le japonais

La langue japonaise (en japonais, on dit 日本語 nihongo) attire et intrigue par son système de caractères spécitiques : hiragana, katakana et kanji. Dans le même temps, elle interroge à cause de son éloignement de nos racines latines. Comme toutes les langues qui ne partagent pas ou très peu de lien avec le français, et surtout qui ne fonctionnent pas sur un alphabet, la langue nipponne peut laisser pantois. Pourtant, son apprentissage n'est pas si compliqué qu'on pourrait le supposer. Certes, à l'écrit, il va falloir passer beaucoup d'heures de par-cœur pour maîtriser les kanji, ces fameux caractères. Mais la compréhension orale contrebalance l'exercice. Par-dessus tout, apprendre le japonais est une dynamique absolument passionnante, qui mérite vraiment qu'on s'y attarde. 

Les différents peuples nippons utilisent leur langue depuis plus de quarante millénaires, mais ils n'ont pu l'écrire qu'au cours du IVe siècle, lorsqu'ils commencèrent à emprunter les idéogrammes chinois, en modifiant certaines de leurs prononciations. Depuis, l'écriture japonaise a naturellement beaucoup évolué et a subi plusieurs grandes réformes de modernisation au cours de son histoire. Les plus importantes ont pris part en 1945 et 1981. Aujourd’hui, c’est une langue composée de caractères sino-japonais. Il y a deux grands systèmes d’écriture : les kana (46 hiragana + 46 katakana), simples et indispensables mais qui restent indissociables des kanji. Ces derniers sont au nombre d'environ 2.000 officiels (les « jôyô kanji ») mais il y en aurait environ 50.000 selon certaines sources. Les kanji sont constitués de clés (quelques dizaines au total) et leur tracé suit un ordre et des règles précises. Chacun d’entre eux représente une idée, et peut se lire de différentes manières (lectures kun / on) selon sa fonction ou encore sa position. À noter que les jeunes savent écrire de moins en moins de kanji ; avec l’informatisation, on n’écrit plus beaucoup à la main et vous verrez souvent des Japonais vérifier l’écriture d’un caractère dans leur smartphone ou sur un ordinateur.

Le fonctionnement général du japonais obéit à des règles précises et fait preuve d’assez peu d’irrégularités, en comparaison avec le français. En bref, il n’y a pas d’espace entre les mots. La lecture se fait de gauche à droite, mais traditionnellement de haut en bas et, dans ce cas, les colonnes se suivent se droite à gauche. Dans sa construction, on peut rapidement préciser qu’elle évite les pronoms personnels et que les verbes se situent généralement en fin de propositions. Il n’y a pas de réelle conjugaison (au sens où on l’entend en français) mais plutôt des séries de déclinaisons relativement simples, liées en particulier aux structures temporelles et aux niveaux de langue. Car le japonais répond à des critères de politesse assez précis (selon l’âge, le sexe, le groupe social, etc.) qui modifient, non pas la structure de la phrase, mais la forme des mots et leurs déclinaisons. Il faut ajouter également l’utilisation essentielle des particules qui, pour le coup, articulent les différents éléments d’une phrase. Sans elles, le japonais n’existe pas.

À travers cette catégorie, sont regroupés tous nos articles et informations qui s'attardent sur l'apprentissage du japonais pour bien débuter et progresser.

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En japonais
日本語を学ぶ (Nihongo o manabu)
Ressources

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Les deux systèmes syllabaires appelés "Kana" sont à la base de l’écriture nippone et il est indispensable de les connaître sur le bout des doigts pour commencer à lire et écrire le japonais.

C’est pourquoi nous avons souhaité développer notre propre méthode précise et complète, qui vous permettra d’apprendre les Kana japonais rapidement et de bien les retenir sur le long terme.