Ninja Gaiden II

Ca y est, le fantasque Tomonobu Itagaki fait ses valises. Il quitte la Team Ninja et laisse derrière lui une carrière atypique. D’abord, par ses frasques : on parlait déjà de son supposé harcèlement sexuel il y a quelques années, soldé par un non-lieu ; aujourd’hui, c’est son caractère dit insupportable qui indispose. Mais Itagaki laissera surtout une brochette de titres parfois controversés. On a pu se plaindre de leur difficulté (Ninja Gaiden sur Xbox, Dead or Alive 4) voire de leur quasi-total inintérêt (Dead or Alive Extreme Beach Volleyball et sa suite DoA Xtreme 2) mais ses jeux ont au moins fait couler de l’encre. L’homme aux lunettes noires claque la porte du studio peu après la sortie de son dernier bébé, Ninja Gaiden II, censé sonner comme un chant du cygne. C’est donc officiel, DoA5 se fera sans Itagaki.

Ninja Gaiden II ne devrait pas trahir les habitués. Mais face au récent Devil May Cry 4 qui joue plus ou moins dans la même cour, il devait pourtant garder la tête haute. Visuellement, pas d’inquiétude, le beat’em all est fidèle à la tradition du studio. Moins marquant que Dead or Alive 4 à son époque, Ninja Gaiden 2 flatte tout de même la rétine. C’est plutôt du côté de l’animation qu’on pourra tiquer. Dans les derniers niveaux, avec la recrudescence d’ennemis, les saccades se font ressentir. C’est d’autant plus gênant qu’elles sont accompagnées de chargements fréquents et surtout d’une caméra capricieuse. Les mouvements sont rigides et l’action se déroule parfois hors champ, ce qui est non seulement peu pratique, mais surtout énervant.

Heureusement Ninja Gaiden II se rattrape avec son gameplay, qui mise tout sur un système de combat plein de ressources. Varié, complet, ultra-violent et parfois jouissif, il centre l’action sur la boucherie des combats, masquant à peine une grande linéarité d’exploration qui pourra en énerver certains. La Team Ninja a fait un choix stylistique complet qui renvoie DMC4 à ses concours de danse. Cerise sur le gâteau : un mode de difficulté en plus, assimilé à « facile », qui permet aux néophytes ou aux joueurs casuals de participer à l’expérience sans s’arracher les cheveux. Enfin !

De là à y voir une renaissance du célèbre ninja, il n’y a qu’un pas. Bourré de classe (infiniment plus que dans Dead or Alive the Movie !), Ryu Hayabusa reprend les armes pour un concentré d’action sanglant, certes pas exempt de défaut, mais d'un niveau globalement très correct.

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