Kyouran Kazoku Nikki - Midarezaki Kyouka

Même si la parution originale de Midarezaki Kyouka date de pas mal de temps (Mai 2009), son arrivée sur mes étagères est très récente !

Il s'agit d'un petit bout de fille (chat ? Non alien :) d'environ 20 cm qui semble vouloir conquérir le monde. Sa pose, un bras en avant n'est d'ailleurs pas sans rappeler Suzumiya Haruhi, qui appréhendait le monde d'une façon bien à elle.

J'ai eu de très bons retours de l'anime, avec des qualificatifs alléchants tels que "totalement déjanté", du coup je me suis promis d'aller jeter un coup d'oeil ! Tout ça pour dire que je ne connaissais pas le personnage ni son histoire avant (et toujours pas maintenant, mais ça va venir !).

Avant tout il faut préciser que la figurine ne vient pas toute seule. En effet, il s'agit d'un package regroupant elle et deux nendoroids petits, mais patience ! Je détaille plus bas :)

Pose, Panties and colors

Comme vous pouvez le constater, Midarezaki Kyouka prend une pose de conquête du monde, ce qui confère à la figurine, en dépit de sa taille, une impression de grandeur dispropotionnée et frappante.  Cette pose, appuyée par un regard coupant, mat. C'est d'ailleurs assez étrange de trouver une finition mate sur les prunelles de la figurine, alors que, de nos jours, elles ont toutes ou presque une finition type stickers, ce qui rend la capture du regard un poil plus difficile compte tenu du retour de lumière de la surface trop plastifiée.

Certains auront déjà tilté, mais le perso est en robe et ne fait pas particulièrement attention à ce qui pourrait se passer si on modifiait un peu notre angle de vue, ce qui signifie que forcément, il y a une culotte sous tout cet attirail. Et bien ceux-ci en auront pour leurs frais : bah oui, ce qui compte quand on veut conquérir le monde, ce ne sont pas les dessous. Ici, rien de plus classique : une culotte blanche et puis c'est tout. Bon ok, on pourra se consoler sur les oreilles et la queue de chat, et surtout les grelots ! Soit dit au passage, la finition reste très clean, approche par les couleurs et les textures ce que l'on pourrait attendre du matériau dans la vraie vie.

Pour faire court, la réalisation table sur les contrastes. En effet, même la robe qui frôle quand même bien les tons pastels agresse un poil l'oeil et impose sa note rose brique, ce qui souligne drastiquement le sombre des bas et du visage du personnage. D'ailleurs, que dire de plus mis à part que la couleur complémentaire du rose / majenta est le vert ? Les 2 couleurs aidant, le regard et la présence de la figurine est d'autant plus porté en avant, d'où cette impression de prise d'espace. Etrangement, les couleurs épousent parfaitement ce que l'objet est censé être, et l'on se retrouve avec une impression de texture très fidèle. Cette impression est visible sur des éléments atypiques, comme nos fameux grelots, mais aussi sur les boutons de la robe.

Textures

Un autre aspet de la figurine est important : les textures ! On peut voir clairement que la texture de la robe est légèrement rugueuse. En effet, comme je le mentionnais plus haut, le jeu est double : la couleur et la texture. Par exemple, le toucher des grelot n'a rien à voir avec celui de sa robe. Ajouter à cela son aspect mat et vous obtenez une impression de nette différence, un peu comme si votre Kyouka s'était réellement détachée de notre écran et envahi votre étagère.

Evidemment, tout n'est pas parfait, mais le niveau est tout de même proche du nickel ! On commence par les détails. C'est parti ! De haut en bas !

Au niveau des cheveux, j'ai beaucoup apprécié le fuselage des mèches de cheveux, malheureusement imcomplet puisque visible qu'au bout de ses mèches. En effet, le reste de la coiffure semble moulé tel quel, et puis on observe un détachement et un travail léger au niveau de la frange, mais décidément loin du niveau de finesse du tombé de la nuque. Ca pique, ça fait mal, c'est sympa :)

Pour ce qui est de la tête, un petit point de déception touchera plus les fans de Nekomimi (oreilles de chat) : oui, les oreilles de Kyouka sont plates, manquent de volume et de finesse. Pas découpées, pas travaillées, bref, avec une queue de chat honorable et des détails remarquables, on se serait attendu à plus d'effort sur le haut de la tête. Parfaitement d'accord : les oreilles de chat, c'est critique ! Allez, pas grâve, on a une queue décente, c'est déjà ça. Mis à part ça, outre le fait que l'expression est totalement d'accord avec la posture (et la manière d'être du personnage), le véritable plus du visage se situe au niveau du regard.

Les prunelles sont mates. Cette matitude et le sombre des pupilles pose cette prestance dans la portée du regard que mes autres conquêtes n'ont pas. Le point blanc servant à simuler le reflet de l'oeil est présent, mais pas d'un blanc éclatant, plutôt gris même, ce qui confère au regard une impression de prédation.

Si l'on regarde un peu les mains et tout ce qui va avec, on peut voir que les grelots ont également fait l'objet de pas mal de travail, mais je vous épargne les redondances. En revanche, les mains restent dans l'esprit anime : peu voir pas détaillées, elles relèvent d'autant plus par contraste la finesse des détails des accessoires qui les ornent. On est donc face à un choix délibéré puisque la contrainte technique n'est pas rencontrée sur des détails encore plus petits.

Au final, ce n'est pas vraiment dommage puisque porter du vernis sur la main d'une moe nekomimi-san serait une faute grâve de goût à mon sens. La remarque des grelot est également valable pour le reste, à savoir la robe, dont les plis et les boutons sont très vraisemblables et présentent une netteté exemplaire au niveau de la coloration, et les baskets, qui ont été modelés de sorte qu'on a l'impression que l'on peut sortir Kyouka de ces dernières, même si du coup, elles semblent un peu fines pour courir. Les lacets font partis du package et posés et peints sans bâvure flagrante (oui, vous avez vu, ça bâve un peu sur la limite blanc/rouge, mais bon on ne voit rien de face).

Nendoroid petits

Un autre aspect décisif dans l'achat de Kyouka a été qu'elle a à ses côtés, 2 petits semblables à elle. Ces deux-là sont au format nendoroid Petit, donc peu voir pas articulés, et surtout seuelemnt un visage chacun. Mais voilà, ces visages sont vraiment poilants ! Ces deux petits sont donc assez figés niveau position, et, le visage mis à part, identiques. Comme le montre la photo, un semble résigné tandis que l'autre aborde un air très choqué, du genre "emergency danger ! run away" ! Rien que cela suffit pour faire de bonnes photos de contexte et c'est d'ailleurs pour cela que je me suis permise de les kidnapper :)

Soit dit en passant, les joints / moulures qui permettent normalement de passer un visage d'un nendoroid (petit ou non) à un autre sont très spécifique sur ces 2 là, d'où impossibilité de passer uniquement l'expression, il faut également la tête entière avec si l'on veut jouer un peu. C'est d'ailleurs très rigolo, parce qu'une fois le visage enlevé, on s'aperçoit que la partie opposée du visage -enfin l'intérieur de la boite cranienne, est en fait composée de 2 parties -indissociables par la force, sûrement collées après coup.

Ces 2 parties délimitent chacune une zone où, en bas les mèches de cheveux pointent. Je pense pour le coup que c'est la même astuce qui a été développée pour la Kyoka principale. Hop, petit coup pour détail du dos des nendoroids :)

Les couleurs parlent d'elles-mêmes : on reste sur des tons assez vifs : un tenue (donc la majeure partie du nendoroid) jaune ligné de noir, puis le reste sur le modèle de Kyoka : violet puis vert.

Sur ces petites, il y a également un grelot attaché à leur cou. Aucune bâvure, tout est net, le détail est perceptible, même si le niveau de rafinement est plus adapté à la condition de nendoroid petit, donc très simplifié. Un travail propre et poussé somme toute.

Conclusion

Midarezaki Kyouka est vraiment une très bonne figurine, avec une quantité phénoménale de peps et de mégalomanie à revendre et ce, malgré le fait qu'elle date tout de même de 2 ans presque tassés ! Elle a été assez difficile à trouver, et pourtant j'ai pu l'avoir à son prix de base : 7 800 Yens. Bon peut-être que je l'ai eu à 7 000, mais ça reste le même ordre de grandeur.

Il existe une version nendoroid de ce personnage mais, bien que les visages sont assez sympathiques, je trouve que sa version nendoroid est, même si cela se joue à peu, en deçà de la version 1/8.

Pour autant, si la version nendoroid repasse à ma portée pour un prix raisonnable (actuellement elle zone au prix de Kyoka version 1/8, donc comptez 7 000 Yens au moins sur Mandarake), je ferais peut-être un add cart, mais pour le moment, je suis pleinement satisfaite de celle-ci, et encore, je n'ai pas encore eu le temps de jouer avec les petites :)

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