Marisa Kirisame - Gokokuden

Entrée fracassante ! Marisa Kirisame de Gokokuden vient de débarquer sur nos étagères et je promets que ça dépote ! Mais avant de nous emballer, faisons les choses en règle et présentons dans les règles de l'art cette petite sorcière tout en fracas et en décharge d'énergie !

Impression générale

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'arrivée de la plus populaire des magiciennes de Touhou Project ne passe pas inaperçue ! Package stylisé d'un rouge pur, qui s'ouvre comme un livre et découvre le phénomène face à face avec son illustration d'origine, l'effet est plus proche d'une découverte de trésor que d'un déballage en règle de la figurine ! La réalisation est magnifique, et fidèle en de nombreux points à l'illustration originale ! L'énergie et la poussée du mouvement est tangible, d'autant plus qu'ils sont habilement soulignés par la chaussure amovible qui tient du bout des doigts sur la pointe des pieds de Marisa !

C'est d'ailleurs un cauchemar si vous déplacez la réalisation, car elle tombe très facilement et est difficilement retrouvable -c'est d'ailleurs pour cela que la photo a été faite sans : elle nous avait échappé >x< Mais je vous rassure, on a remis la main dessus après des heures de recherches acharnées :)

Le chapeau a également une place important car à peine tenu par sa main et placé sur un équilibre très scientifiquement contrôlé. En plus du mouvement, la finesse des détails est à couper le souffle, surtout au détour de ses mèches et sur les découpages de ses jupons, mais promis, nous y reviendrons ! En fait, cette Marisa nous explose littéralement à la figure ! Mais voyons d'un peu plus près si elle est aussi parfaite qu'elle en a l'air...

Un peu plus près

A vrai dire, il y a vraiment quelque chose qui ne colle pas avec l'illustration originale, et c'est très visible. Et oui, ce sont les couleurs.

Marisa, loin d'arborer des couleurs flamboyantes, montre des couleurs plutôt lunaires, une peau très blanche mais sans travail d'ombrage, des cheveux rouillés, qui étrangement, eux,font l'objet d'un ombrage.... entre le brun et le bleu poussiéreux ! Cet effet n'est pas aussi flagrant lorsque l'on remet le chapeau à sa place, c'est plus harmonieux : l'ombre semble être due aux rebords du chapeau. Les ombrages sont d'ailleurs absents de sa peau, ce qui est en rupture avec le travail sur les cheveux et sur les vêtements, qui ont également eu droit au filet de bleuté, notamment visible sur son tablier. Du reste, ces ombrages ne sont pas agressifs et trouvent leur place sur Marisa. Quant à l'absence d'ombrage sur la peau, ce choix peut se comprendre, car ils pourraient être en contradiction avec les ombrages réels de la figurine. De plus, cela permet de souligner encore plus la pâleur naturelle de la magicienne.

En revanche, niveau mise en couleur, on peut facilement -et c'est bien ça le pire- observer des tâches de couleurs sur les mèches couvrant le front de la magicienne. Et oui, non seulement c'est visible, mais en plus c'est placé dans un endroit pour le moins important ! En passant, on peut clairement voir que seul un angle a été clairement bossé : ici on est complètement à l'opposé de cet angle et la finition semble beaucoup plus crue, très rudimentaire, voire bâclée. Les autres jointures sont plus discrètes et surtout cachées, comme celle sous la chaussure amovible ou encore sous la manche de la main qui tient le chapeau, mais ici on est quand même au niveau du visage...

Heureusement, le regard ambré et profond attire l'œil et détourne habilement l'attention. Il faut dire que ce regard semble l'essence même de cette Marisa : doré, plein de vie et de lumière, c'est à lui que revient le difficile rôle d'apporter ce qu'il faut de malice et de vie pour illustrer la plus populaire des personnages de Touhou Project. A mieux regarder, les cils ont été mis en relief, et la pupille semble peinte à la main : les formes sont irrégulières, les couleurs semblent s'organiser en aplats et l'ensemble est mat.

D'ailleurs, le fait que les couleurs soient mates enlève un peu de cette lumière que le regard est censé porter. Mis à part cette partie, il y a vraiment peu de défaut : j'en ai relevé 4, dont un qui est plus de l'ordre du design que de la finalisation. Il s'agit des petits agglomérats du tablier, un raté sur la jambe gauche -une toute petite tâche au dessus du genoux-, un peu de crachouillage sur les extrémités du tablier et un poignet gauche qui semble un peu trop large par rapport à l'autre

Côté underground, on a l'impression tout de même que la robe de Marisa est un peu biaisée, car son mouvement se fait selon une direction bien définie. Le mouvement s'étire en grande partie sur cet axe, et tire un peu sur la gauche de Marisa. Drôle d'impression, mais qui passe lorsque l'on reprend de la hauteur. En fait, cette disposition semble dictée par un choix de faciliter la pose de Marisa sur son balai. En favorisant l'axe du balai, il est alors plus aisé de mettre en place la magicienne. Enfin, le balai est ma foi assez sympathique et semble composé d'énorme fibres de paille, carrées, agglomérées de façon cohérente. Il y a même 2 de ces fibres qui ne sont pas moulées dans le gros mais distinctes, souples et manipulables à souhait.

Conclusion

Marisa Kirisame de Gokokuden reste une excellente figurine, toute en mouvement, en vie et en malice. Malgré tout, à cause d'un mauvais polissage et des finitions quelque peu bâclées, elle ne vaut clairement pas son prix d'origine (8000 Yens). C'est d'ailleurs vraiment dommage car le concept est très bien ficelé et se prête parfaitement au personnage.

Malgré tout, les fans seront comblés par cette représentation explosive de la sorcière, et pourront toujours se rabattre sur des solutions moins onéreuses comme Mandarake pour l'acquérir à un prix plus décent :)

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