Futurama The Game

« Good news, everyone ! », c’est bien sûr la première phrase qui m’est venue à l’esprit lorsque j’ai pu mettre la main sur une version plus que bradée de Futurama sur Xbox. Grand amateur de la série animée, j’avais hâte de vérifier si la conversion vidéoludique du petit chef-d’œuvre d’animation était aussi passable qu’on veut bien l’avouer. En lançant donc la galette dans ma 360, je décroche mon premier sourire : le thème musical de Futurama me rappelle immédiatement aux cinq fabuleuses saisons. Et une fois « New Game » choisi, l’on retrouve effectivement l’esprit et l’univers de la série : humour, décors, doublage, construction des scènes… l’introduction est très drôle et met dans le bain immédiatement.

Les premières minutes de prise en main suivent cette optique : le petit jeu de plate-forme / action proposé nous fait déambuler dans les locaux de Planet Express et l’on y retrouve de nombreux éléments connus. Entre autres réjouissances, il faut boire des canettes de Slurm pour remonter son énergie, ou les écrans de chargement montrent des publicités vues au cours de la série. Seul petit regret de cette première approche : les protagonistes qui ne ressemblent pas à grand-chose. Il leur manque des bouts de contours, les cheveux violets de Leila sont mystérieusement devenus roses ou encore, de profil, ils semblent avoir été dessinés sous un vulgaire Paint.

Mais curieusement, malgré cet aspect technique en demi-teinte, mes premières impressions ont été plutôt bonnes. Le plaisir de retrouver le petit monde de Futurama n’y était sans doute pas étranger, certes, mais le jeu ne me paraissait pas si mauvais. Très vite pourtant, je me suis rendu compte des raisons pour lesquelles sa réputation est si médiocre. Le titre est difficile et ne laisse pas le droit à l’erreur, d’autant que les check points ne sont pas si fréquents que ça. Comme à l’ancienne dans les jeux de plate-forme, oui, je vous sens venir. Sauf que dans Super Mario Bros. ou Crash Bandicoot, c’était de notre faute, alors qu’ici c’est à cause d’un gameplay beaucoup trop imprécis. Et à partir de là, tout s’enchaîne : les niveaux répétitifs et un peu bancals, les faux remix aux airs de midi, les phrases de jeu répétitives, etc.

Au final, ce Futurama est bourré de bons sentiments, mais l’on découvre vite le pot au rose : tout ce qui vient des équipes de GROENING est excellent, mais tout ce qui vient de l'équipe de développement du jeu est médiocre, voire franchement mauvais. Reste l'épisode bonus fourni en filigrane (écrit par J. Stewart BURNS, dieu merci), mais mérite-t-il qu'on se prenne autant la tête pendant une dizaine d’heures sur ces niveaux infernaux ? À vous de juger suivant votre degré de fanatisme de la série.

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