Porco Rosso (analyse)

Porco Rosso (analyse)

Kurenai no Buta (Hayao Miyazaki - 1992)

Publié le 19/09/2012
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Gael est le responsable de Kanpai depuis sa création. Amoureux de la culture japonaise au sens large, il voyage au Japon régulièrement depuis 2003 et partage ses infos, bons plans et un certain regard sur le Japon.

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Du court manga au moyen-métrage, jusqu’au film de cinéma

Comme dans le cas de Nausicaä, l’histoire originale de Porco Rosso provient d’un manga réalisé par Miyazaki lui-même. Il s’agit d’une œuvre très courte intitulée Hikôtei Jidai (qui signifie « l’ère des hydravions ») et publiée en trois chapitres dans le magazine mensuel japonais de modélisme Model Graphix en 1989. L’histoire du manga est plus légère que celle du film : le passé de Marco n’est pas abordé, mais le squelette du scénario est déjà bien présent. D’abord, Porco Rosso sauve une fille des Mamma Aiuto, puis il se fait tirer dessus par l’Américain Donald Chuck (qui deviendra Curtis) et emmène son hydravion chez Piccolo à Milan. Fio, 17 ans, le lui rafraîchit et améliore le design, puis Porco défie Chuck pour Fio et l’honneur de l’Italie.

Il se dit que le film Porco Rosso était au départ une commande de la compagnie aérienne nationale Japan Airlines. Il devait s’agir alors d’un moyen-métrage divertissant de trois-quarts d’heure à l’attention des businessmen japonais. Au début de la production, les idées s’accumulèrent et un caractère mélancolique se dessina autour du film ; il fut donc décidé par le Studio Ghibli de le transformer un long-métrage destiné au marché plus classique du cinéma. Le titre original du film, Kurenai no Buta, signifie en japonais « le cochon pourpre ».

Dans le scénario initial du film, l’histoire devait se passer à Dubrovnik en Croatie. Lors de l’écriture, Miyazaki fut ému par la guerre civile dans cette ancienne Yougoslavie : la guerre d’indépendance croate qui démarra à l’été 1990. Le réalisateur choisit alors de situer toute l’action dans la mer Adriatique, entre l’Italie et la Croatie. La seule exception est le moment où Porco se rend à Milan pour acheter une nouvelle mitrailleuse et des munitions, puis pour faire reconstruire son avion.

La création de Porco Rosso a ceci de particulier que des femmes se trouvaient à tous les postes clés de l’équipe principale qui réalisa le film. Selon le producteur Toshio Suzuki, les femmes « travaillent consciencieusement et se démènent jusqu’à la fin ». Miyazaki, féministe convaincu, a tendance à les idéaliser dans ses films et Porco Rosso, qui n’y fait pas exception, en est un témoignage très fort sur lequel nous allons revenir ci-après.

Porco Rosso sera le dernier film de Miyazaki intégralement réalisé à la main, sans aucune production assistée par ordinateur (le suivant étant Princesse Mononoke). Le box-office japonais, avec ses trois millions d’entrées, a battu le record de l’époque du plus grand nombre de spectateurs au cinéma pour un film d’animation.

Pourquoi Marco se transforme en cochon

La première question qui se pose est le pourquoi de la transformation de l’humain en un cochon. Marco Pagot, le nom humain de Porco (donné en clin d’œil à un ami animateur italien avec lequel Miyazaki avait travaillé sur la série Sherlock Holmes), a rapidement eu un lourd passé à supporter. Miyazaki expliquait lors d’une interview que Marco devait se marier avec son amie d’enfance Gina, lorsque la Première Guerre Mondiale éclata. Comme la belle habitait sur une île appartenant au territoire autrichien, en tant que militaire, il dut choisir sa patrie et renoncer à épouser celle qu’il avait toujours aimée.

Lors d’une bataille de l’été 1918, Marco, alors pilote de 25 ans dans l’armée italienne, voit ses camarades tomber les uns après les autres. Son meilleur ami Berlini, qui s’est marié l’avant-veille avec Gina, fait partie des morts au combat. L’avion de Marco se retrouve sur une étrange mer de nuages, au-delà de laquelle semblent voler pour toujours les aviateurs décédés, que rejoignent Berlini et les autres sans que Marco n’y puisse rien. C’est la véritable charnière pour lui d’une perte de foi en l’humanité : entre la vacuité de la guerre, l’injustice des morts et la détresse qu’elle occasionne chez leurs proches, ou encore la prochaine montée du fascisme dans le gouvernement italien.

Le producteur Toshio Suzuki raconte qu’il voulait écrire sur l’affiche, au départ, « l’histoire d’un homme qui s’est jeté un sort et est devenu cochon ». Ce fut finalement supprimé de l’affiche, mais Miyazaki a étayé plusieurs fois cette explication depuis lors. Cette « malédiction », c’est Marco lui-même qui se l’est jetée : ne trouvant pas de sens dans le sacrifice pour son pays (alors que les aviateurs se retrouvent tous dans le même nuage quelque soit leur nationalité), plein de désillusions sur le genre humain, probablement empli d’une certaine haine de lui-même, il n’a plus souhaité rester un homme. L’image du nuage d’aviateurs décédés est empruntée à l’écrivain anglais Roald Dahl, connu pour Charlie et la Chocolaterie. Dans son recueil de dix nouvelles À Tire d’Aile, celle intitulée Ils ne Feront pas de Vieux Os parle d’une scène quasiment identique à celle dessinée par Miyazaki. Dahl a servi dans la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Marco peut alors, dans la peau de son alter-ego Porco, se laisser aller à la solitude, la cigarette et la boisson (la bouteille de vin rouge qui apparaît en bonne place sur un des premiers plans du film, le verre de vin blanc qu’il boit cul sec après avoir trinqué avec Gina, ou encore la commande « comme d’habitude » qu’il fait au bar de l’hôtel Adriano en sont des illustrations) et à des activités de chasseur de primes en apparence sans foi ni loi. La réalité est plus tempérée, en témoigne sa clémence avec les pirates de l’air, son manque d’autorité auprès de tous, ou son refus catégorique de tuer.

À noter que dans la version japonaise du film, Marco a une voix différente de celle de Porco, probablement pour une dualité plus marquée et montrer les impacts de ses excès d’alcool et de tabac. En version française, Jean Reno double les deux facettes du personnage.

La place du cochon

Mais le visage de Porco est peut-être moins une recherche de liberté qu’une fuite en avant, vers tout ce qui pourra l’isoler de cette terre et des humains. Lorsque son avion est détruit par Curtis et qu’il fait face à la privation, Porco exprime ce retour enchaîné à la terre par une image forte : 飛べねえ豚は只の豚だ, soit « un cochon qui ne peut pas voler (dans le ciel) est un simple cochon ». En prenant l’apparence d’un cochon, Marco s’est rendu encore plus dépendant de son avion.

L’un des points peut-être les plus étonnants est justement l’acceptation jusqu’à cette absence totale de surprise, qu’ont les autres protagonistes du visage de Porco. On ne se retourne pas sur lui, même dans une ville très peuplée comme Milan où il n’est pas connu comme le loup blanc. Et si on le dévisage, ce n’est pas pour ce trait étrange, mais pour d’autres raisons totalement indépendantes, liées principalement à son rôle : chasseur de prime d’un autre camp pour les pirates, potentiel fauteur de trouble pour la milice fasciste italienne, ou encore compétiteur à challenger pour Donald Curtis. Porco semble même avoir un certain succès auprès des femmes, comme le montre ce bref échange avec une cliente de l’hôtel Adriano, ou évidemment sa relation à Fio et Gina, sans que sa tête de cochon ne vienne l’entraver.

Porco redevient-il humain à la fin ?

L’action du film prend place dans l’entre-deux guerres, vraisemblablement lors de l’été 1929 ou 1930, au début de la Grande Dépression. La crise économique fait rage, ce qui explique le départ des fils du grand-père Piccolo dont il dit qu’ils sont partis chercher du travail ailleurs. Au contact de Fio, encore innocente, candide voire idéaliste et extrêmement talentueuse malgré ses 17 ans, Porco retrouve peu à peu un certain espoir en l’humanité.

Ce processus de ré-humanisation passe d’abord par une acceptation psychologique de sa capacité à redevenir un homme, à travers cette nouvelle sociabilisation que lui apporte Fio. Le potentiel retour physique au visage humain se déroule dans un second temps, avec apparemment un peu plus de flou. Nous allons voir qu’au contraire, tout est très clair.

Lorsque, encouragé par Gina, il remporte son duel avec Curtis à la fin, il permet à Fio d’échapper au mariage « forcé » qui rentrait dans les mises du pari ; il évite par-là même de rendre une autre femme malheureuse, ce qui lui redonne probablement un brin de confiance en lui. La jeune Fio, qui en pince probablement un peu pour Porco qu’elle voit comme un modèle, décide de l’embrasser comme elle le lui avait proposé, pour voir si la légende de La Princesse Grenouille (蛙の王女) se réalise. C’est ce qu’elle fait à son insu, et à partir de ce baiser on ne verra plus le visage de l’aviateur. Le spectateur s’interroge alors de savoir si Porco est redevenu Marco.

Pour beaucoup, ce point n’est pas clair, la faute à une traduction approximative du dernier monologue de Fio, aussi bien dans les sous-titres que dans le doublage. Elle donne pourtant un point de détail crucial à la compréhension du final, très explicite en japonais. Dans le doublage français, Adèle Carasso, la voix de Fio dit : « Porco n’a jamais donné signe de vie ». Alors que dans la version originale, Akemi Okamura est plus précise : « ポルコは姿を見せてくれなかった », qui signifie plutôt « Porco n’est plus jamais revenu montrer sa figure » ce qui n’exclut absolument pas qu’ils l’aient revu en tant que Marco.

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Cette thèse est corroborée par plusieurs petits indices. D’abord, lorsque l’on voit Fio survoler l’hôtel Adriano des décennies plus tard, le Savoia pourpre de Marco est garé derrière, pas au « parking » public, mais proche du jardin privé (voir photo). Ensuite, concernant son pari que Gina a confié à Fio, la dernière scène montre son jardin vide en plein après midi, alors qu’elle les passait tous à attendre que Marco s’arrête à l’hôtel Adriano pour lui déclarer son amour. Enfin, il y a un dernier petit clin d’œil, dans la séquence du nuage : l’avion de Berlini, premier mari de Gina, portait le numéro 1. Celui de Marco, le numéro 4. Gina explique au début du film que la carcasse de l’avion de son troisième mari a été retrouvée ; je vous laisse deviner ce à quoi le numéro 4 peut faire référence !

Qu’un doublage / sous-titrage change à ce point l’interprétation de la fin est assez édifiant. Pourquoi « Porco [n’aurait-il] jamais donné signe de vie » alors que son avion est manifestement garé à l’hôtel Adriano ? Plus que jamais, la version originale est indispensable !

Un univers où les femmes décident et agissent

Il existe dans cette aventure d’un été sur l’Adriatique une vigueur incroyable émanant des femmes. Au contraire, la plupart des hommes du film, Porco y compris, semblent s’entretenir dans une guéguerre routinière pas franchement méchante (sans morts, sans balles incendiaires) à l’écart des vraies questions et problèmes tels que ceux du gouvernement fasciste ou de la crise économique. D’autres, tels les fils de Piccolo, ont carrément fui. Quant aux pirates du ciel, ils portent le nom italien de « Mamma Aiuto », qui signifie « maman à l’aide ! ». D’ailleurs, la plupart des hommes du film portent des lunettes ou tout accessoire qui leur cache les yeux, comme s’ils souhaitaient se voiler la face. C’est encore plus marquant avec Porco : la seule fois où l’on aperçoit brièvement ses yeux, c’est dans un miroir, à demi-fermés, alors qu’il vient de se débarbouiller.

Celles qui sont les vraies décisionnaires, qui mettent la main à la pâte dans le film, ce sont les femmes. Ce sont elles et uniquement elles qui conçoivent le nouvel hydravion de Porco, du design à la fabrication. Elles encore qui, comme Gina, assument leur amour et respectent le choix peut-être idiot d’un homme qui le partage mais ne veut pas se l’avouer, et Gina qui, ouvertement, chante la nostalgie de ses amours perdus avec Le Temps des Cerises. Elles toujours qui, comme la classe d’écolières de 5 ans à peine, voient une aventure trépidante dans le fait de se faire enlever par des pirates, bousculant alors les rôles comme dans un syndrome de Stockholm inversé lorsqu’elles barbotent autour des hydravions.

Il y a une sorte d’infantilisation naturelle des hommes dans Porco Rosso. La peur de Porco de blesser les femmes en assumant son amour pour Gina. Curtis qui tombe amoureux et demande en mariage chaque femme qu’il croise ou presque. Les Mamma Aiuto qui deviennent doux comme des agneaux au contact de Gina, ou qui prennent Fio en amour et en respect alors qu’elle est à peine adulte. Le grand combat de Porco et Curtis qui se finit en vaste blague où ils se lancent des clés à molettes et se bagarrent à coups de poing comme dans un Tex Avery. De grands enfants qui ont gardé leur loisir de jeunesse, l’aviation (lorsque Marco faisait voler Gina pour la première fois dans l’Adriano) et en ont fait leur vie quotidienne. Porco Rosso, c’est un regard sur la place d’une femme forte, au-delà de la typologie des personnages féminins de Miyazaki, mais aussi sur leur rôle italien dans un pays de l’entre deux-guerres qui se cherche et suffoque, soumis à de graves bouleversements économiques et politiques.

Fio en particulier, en retapant l’avion fatigué de Porco, va être l’adversaire qu’attendait sa misanthropie et lui permettre de redevenir humain, pour finir des jours heureux entouré de Gina et des « vieilles connaissances », comme elle dit, entre l’hôtel Adriano et son hydravion.

La suite : Porco Rosso 2 ?

Depuis quelques années, diverses sources affirment que Miyazaki travaillerait chez Ghibli à une suite de Porco Rosso. Fantasme de fan ou réalité, toujours est-il que l’on en sait désormais plus sur le prochain film du maître. Il ne s’agirait pas d’une suite à proprement parler, mais d’un nouveau film à la thématique proche, basée sur la vie d’un pilote d’avion de chasse : le bombardier léger « Zero » . Il y a très peu de chance que l’on retrouve Marco / Porco ou encore l’univers dans lequel se déroule Porco Rosso. Le titre de ce prochain film pourrait être « La Dernière Sortie » .

Mise à jour : il semblerait que les rumeurs pointaient plutôt vers Le Vent se Lève.


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9 commentaires
  1. Par fr4nz
    le 19 septembre 2012 à 14:28

    Ouh j’attendais cet article, et je ne suis pas déçu ^______^. milles merci pour toutes ces précisions et ces détails sur les personnage, j’avoue que personnellement je regarde ce film presque que pour son ambiance et son esthétique.
    Ca m’a bien donné l’envie de le revoir en tout cas :)

  2. Par Chototoro
    le 19 septembre 2012 à 14:50

    Bravo pour cet analyse à nouveau très complète et détaillée. Et merci de m’avoir appris qu’on voyait l’avion de Porco/Marco dans la dernière scène, je n’avais jamais remarqué !

  3. Par Olivier
    le 19 septembre 2012 à 17:17

    Je ne sais pas par ou commencer.

    J’ai découvert, Porco Rosso en 95/96 lors de sa diffusion sur canal +, mon premier Ghibli est de loin mon préférer.
    Acheté en Vhs quelques années plus tard, et ce fut mon 2eme dvd d’animation, voir 2eme dvd tout cours,.

    Je l’ai vu et revu un nombre incalculable de fois., toujours en Version française, bizarrement je n’ai jamais tenté la version japonaise…. J’ai toujours eu la meme nostalgie a la fin du film. Que devient Porco… il a tout pour être heureux et il ne serai jamais revenu…
    Je n’avais jamais reperé le savoiya amarré au poton a la fin du film…
    Grace a toi j’ai un élément de réponse, quasiment 17 ans apres mon 1er visionnage…
    Merci Gael

  4. Par Heydoh
    le 16 mai 2013 à 21:39

    Je n’ai découvert Porco Rosso qu’aujourd’hui et c’est sur un fort sentiment que je reste au moment du générique de fin.

    Même si l’histoire parait simple et enfantine, j’ai eu tout le long du film une très forte sensation de profondeur, sans pouvoir me l’expliquer.

    Étant resté un peu sur ma faim après celui-ci (notamment sur le dernier sous-titre) j’ai immédiatement cherché des analyses sur le sujet et je suis tombé sur ce site. Je te félicite beaucoup Gael. Cette analyse est très pertinente et m’a permis d’en savoir plus sur ce film et ce qui en faisait une oeuvre profonde.

    J’espère que tu continueras à nous faire découvrir l’animation japonaise de cette manière. En tout cas, pour ma part, je vais immédiatement à la découverte de tes autres articles.

    Bonne continuation,

  5. Par Greg
    le 30 octobre 2013 à 22:35

    Comme Olivier, j’ai découvert Porco Rosso sur C+ il y quelques années maintenant.
    Je l’ai revu ce soir sur Arte et la fin m’a encore laissé « triste »… l’impression que quelque chose m’échappait. Merci pour cet article qui me permet (enfin) d’y voir un peu plus clair!

  6. Par Max
    le 30 octobre 2013 à 23:28

    Tout comme Greg j’ai revu ce film ce soir sur Arte que j’avais déjà vu il y à trois ou quatre ans et qui m’avais moi aussi laissé très perplexe et sur une impression de manque de réponse..mais grâce a toi et je t’en remercie tout s’éclaire et je suis content que ce film finisse mieux que je me l’étais imaginé

  7. Par Vincenzo
    le 7 novembre 2013 à 10:22

    Je découvre ce genre de film (Porco et Mononoke) et suis étonné par la poésie étrange, mystérieuse et différente de ce qu’un esprit européen pourrait produire. L’analyse me paraît juste, quoiqu’un peu simple, mais surtout, BRAVO pour la rectification qui change du tout au tout la fin de Porco ! Bien que ne comprenant rien à rien au japonais, je regarde ces films en vo doublée ; j’imagine avec terreur la voix de Jean Réno…

  8. Par RoccoPusso
    le 20 janvier 2014 à 17:44

    À propos de la ré-humanisation : à la fin, quand Porco Rosso et Curtis remontent dans leurs avions à l’arrivée de l’armée de l’air, Curtis dit à Porco Rosso quelque chose comme « ton visage ! » (même en vf)

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