
1080° Avalanche : ouf !
Car 1080° Avalanche nous emmène clairement du froid, très froid au chaud, TRES chaud. La première fois que j'ai lancé le jeu dans ma GameCube, je me suis retrouvé face à une vidéo d'introduction plutôt séduisante, suivie du désormais traditionnel chalet de 1080. Après avoir sélectionné le mode championnat en novice, je me retrouve face à un choix des personnages où manque à l'appel Kensuke Kimachi, celui que je prenais dans la version N64. Je dois donc me rabattre sur un autre choix. Une fois ceci fait et le snowboard sélectionné, la course peut commencer. Les loadings sont plutôt longs mais accompagnés de jolies illustrations et offrent la possibilité de choisir sa musique parmi un assez large choix. Une fois sur la piste, les premières impressions ne sont pas aussi réjouissantes que prévu. Visuellement, c'est très beau, mais pas magnifique, comme pour quasiment tous les jeux signés Nintendô sur GC finalement. Le jeu tient cependant toutefois la comparaison visuelle avec ses "rivaux" que sont SSX 3 et Amped 2. Le jeu est très jouable et reprend partiellement l'excellent schéma de la version N64, avec une simplification des rotations. Il faudra toutefois un certain temps d'adaptation aux adeptes de SSX, compte tenu des nombreuses différences. L'ambiance sonore est également agréable, avec des bruitages de bonne facture, bien qu'un peu limités et un choix de bande son de plutôt bonne qualité. Mais, malgré ces quelques qualités, le gameplay n'est pas là. L'on descend les pistes de haut en bas en prenant deux ou trois virages sans trop de difficulté, sans trop de plaisir, avec une animation des plus étranges. En effet, plus votre rider prendra de la vitesse, et plus l'écran se mettra à trembler. Un effet bizarre, qui apporte dans un second temps un certain réalisme au jeu, une fois que l'on ne le confond plus avec d'atroces saccades de l'animation. Saccades d'ailleurs malheureusement parfois bien présentes sur certains circuits. A la fin de chaque compétition se trouve une course qui nous met face à la nature, en bravant une avalanche. Mais voilà, en Novice, le pathétique petit filet de neige qui coule derrière le rider n'est pas réellement trippante et c'est la mine défaite que se termine ce championnat.
Je décide cependant de m'accrocher et m'attaque au mode Hard, qui offre un léger mieux dans la manière de parcourir les tracés (on ne glisse presque plus droit en bas), mais malheureusement toujours une trop faible avalanche finale. De même, le niveau de difficulté est toujours ridiculement bas. Mais le dégoût s'estompe peu à peu, car rarement un jeu de snowboard n'aura été aussi confortable à jouer, et le côté très naturel de l'environnement offre de bonnes sensations au joueur. C'est donc avec une motivation renforcée que je pars sur le mode Expert. Passées quelques courses plutôt intéressantes, malgré un adversaire toujours autant faible, je suis tombé sur le circuit qui va bouleverser tout ce que je pensais de ce jeu. L'avalanche du mode Expert est sans aucun doute l'une des expériences les plus vibrantes qui m'aura été donnée de vivre dans un jeu de snowboard. On est vraiment face à une nature déchaînée, avec une immense coulée de neige pulvérisant tout sur son passage à nos trousses et l'obsession d'en sortir vivant. Mis en scène de manière à donner un maximum de sensations au joueur, cette première vraie avalanche fait désormais incontestablement partie d'un de mes plus beaux moments de jeux vidéo.
La persévérance est donc amplement récompensée. Mieux, en chemin, l'on se laisse prendre dans cet univers, charmé par le gameplay des plus agréable et les sensations procurées par la descente des différentes pistes. C'est donc avec une certaine joie que l'on s'attaque aux slaloms géants, aux compétitions de figures ou aux Time Attack, afin de débloquer quelques secrets.
Le bilan est donc au final des plus positifs. Comme Wave Race Blue Storm, NSTC nous offre un jeu qui ne plaira peut-être pas au premier feeling, mais dont l'investissement finit par payer. Et je vous rassure, il ne faut pas attendre très longtemps pour ça. On regrettera juste un character design plutôt mauvais et un niveau de difficulté un peu trop bas qui engendre une durée de vie plutôt courte. Mais c'est bien peu compte tenu des sensations qu'il peut procurer. Et rien que pour les revivre encore et encore, je suis sûr que tous les modes une fois pliés, on y reviendra inlassablement, comme le 1080° de la N64. Un très bon cru donc, peut-être pas accessible à tous, qui m'aura tout de même bien fait peur au début.
// Publié par Julien le 1 décembre 2003
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-pas de note/10
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