The Legend of Zelda Twilight Princess

Avertissement : Ce texte contient des spoilers mineurs pour le joueur qui n'est pas encore arrivé au troisième temple du jeu.

Le dernier-né de la grande série Zelda sera finalement arrivé avec un retard d’environ un an. Mais il a ses raisons. Oh, à vrai dire, juste un petit caprice de jeunesse. Twilight Princess voulait simplement sortir sur deux machines… et être le jeu de lancement de l’une d’entre elles. Pour se faire pardonner il propose, dans sa version Wii, une maniabilité un peu revue. Pas grand-chose certes. Les sauts sont toujours contextuels et le lock, dans les combats, fait son retour. En fait, cet épisode est déjà le quatrième, et supposément le dernier, à se baser sur le schéma d’Ocarina of Time. Pas de surprise de ce côté-là. Non, juste que, pour la première fois, un Zelda s’apprivoise manette en mains. Vous sortez votre épée d’un mouvement sec de la Wiimote. Vous bandez votre arc en appuyant sous la télécommande et en visant votre cible à l’écran. Vous faites tournoyer Excalibur en mimant le mouvement au Nunchaku. Tout ça est d’autant plus immersif que la Wiimote vous abreuve d’informations, par le haut-parleur ou les vibrations. Et si, en plus, Twilight Princess prend le meilleur de chaque épisode de sa grande lignée, que manque-t-il pour que la magie opère à nouveau ?

La légende est bel et bien de retour.

Prenez le lac Hylia par exemple. Un des classiques de la saga. Vous y arrivez en passant par le viaduc qui le surplombe. Descendez d’Epona, votre fière jument, et grimpez sur le rempart du pont. Admirez la vue : des falaises monumentales s’étendent autour de vous, laissant apercevoir un crépuscule menaçant. Baissez légèrement la Wiimote et Link se penchera pour découvrir l’immensité du lac qui l’attend. De l’eau à perte de vue, mais aussi de la végétation, des constructions en bois sur les berges, des habitations autour du lac, des grottes creusées entre l’eau et la roche. Allez-y, jetez-vous, n’ayez pas peur ! Link commence un plongeon majestueux et s’enfonce, quelques dizaines de mètres plus bas, dans l’eau bleutée d’Hylia. Avec sa tunique bleue, aucune crainte de se noyer. Il peut nager à loisir, croiser des poissons, découvrir des coffres contenant quelques rubis, saluer quelques Zoras, jusqu’à atteindre l’entrée du temple caché dans les profondeurs du lac.

Tout, dans ce Twilight Princess prend des proportions gigantesques. Sans Epona, vous mettrez de longues minutes pour rallier le château d’Hyrule depuis votre village natal. La citadelle du château, elle, n’est plus la simple place du marché que l’on connaissait dans Ocarina. Il y a désormais trois entrées, pour autant de grands pont-levis. La place principale laisse découvrir des arcades sous lesquelles les marchands hèlent les clients. Dans les artères bondées, les villageois discutent et se promènent entre les boutiques. Moins en évidence, les ruelles sombres abritent des tavernes où se complotent des plans secrets. Si vous parvenez aux égouts de la citadelle, vous découvrirez un raccourci vers le cœur du château.

Il y a mille choses à faire dans ce Zelda. Les donjons recèlent des trésors d’ingéniosité et des boss impressionnants. Les secrets à découvrir se comptent par centaines. Les quêtes annexes vous donneront du fil à retordre. Mais, surtout, la découverte des lieux est un plaisir infini et les arpenter vous emplit d’un souffle épique. Le monde d’Hyrule ne vous appartient pas : vous n’êtes que Link, courageux aventurier certes, mais qui doit faire face à l’immensité d’un monde qu’il ne maîtrise plus. C’est elle, la différence marquante avec les précédents jeux de la série. On ne s’approprie plus Cocorico, la plaine d’Hyrule ou les temples. On les foule, on les découvre, on les explore, on les respecte parce qu’ils interviennent comme un monde vivant et cohérent. Alors les critiques sur la supposée qualité graphique médiocre, elles se la ferment face à un ensemble plastiquement si cohérent qu’il fait trembler la quasi-totalité des productions actuelles.

La Princesse du Crépuscule semble s’être construit comme un gigantesque hommage. À Ocarina of Time bien sûr, mais aussi à Okami, à Shadow of the Colossus ou encore à Lord Of The Rings. Curieusement, au sein de références aussi fortes, il est parvenu à se constituer une identité propre et un charisme inégalé. Et si l’on regrette l’attention parfois portée aux musiques, on chérit tout le reste, notamment la scénarisation par l’image. Les amoureux de Zelda ne peuvent que fondre devant tant de génie. Les autres doivent tout de même s’y jeter pour découvrir, sans aucun doute, l’un des meilleurs softs de l’histoire du jeu vidéo. Rien que ça !

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