Windy Tales

Fûjin Monogatari

Quand une société de production française se lance dans la japanimation avec We Anime, elle débute avec 3 titres : Himawari, Moonlight Mile et ce Windy Tales. Ca ne vous dit rien ? C’est à peu près normal, et d’ailleurs à moi non plus. Sauf que le dernier des trois est quand même le bébé d’une équipe technique assez solide : les Production IG responsables de Jin Roh, Kigeki ou encore la séquence d’animation de Kill Bill.

Mais la liste ne s’arrête pas là. Windy Tales a comme parrain Mamoru Oshii et comme compositeur Kenji Kawai (Ghost in the Shell ou Avalon), comme directeur artistique Shichiro Kobayashi (Le Château de Cagliostro, Utena), et comme chef animateur Nobutoshi Ogura (FLCL). Un casting de rêve avec lequel la courte série, diffusée en 2004, ne pouvait a priori que cartonner.

Pourtant, comme on l’a dit plus haut, Windy Tales n’a pas vraiment percé. On le range volontiers parmi la brouette d’animés qui sont diffusés chaque semaine à la télé nipponne, et d’ailleurs je ne sais même pas s’il a été fansubbé. Car cet animé est un peu à part, en prenant parfois le contrepied des schémas habituels et codes de la japanimation. L’histoire n’est pas prépondérante (une vague histoire de maîtres du vent qui contrôlent les courants à leur guise) et Windy Tales s’attache plutôt à détailler un quotidien et à mettre en valeur la nature.

Ces choix sont appuyés par un habillage graphique très stylisé, proche de certains des animés cités ci-avant. Couleurs saturées, utilisations d’effets assistés par ordinateur, ombrage crayonné… Le style peut donner l’impression qu’on est restés à des brouillons juste colorisés. Tout cela est très contemplatif et pourra perturber les mangeurs de shônen classique. Les autres, prêtez à Windy Tales une attention si vous appréciez l’angle onirique lancinant, parfois proche du style 4°C voire de certains Miyazaki.

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