Burnout Paradise

Je ne suis pas spécialement fan des jeux Burnout. J’ai bien joué à deux ou trois des épisodes précédents à l’occasion, chez des amis, mais je n’ai jamais réellement accroché au concept. Electronic Arts a dû craindre un essoufflement de la série puisque son dernier épisode prend un environnement ouvert, Paradise City, comme grand terrain de jeu. Oui, à la Need For Speed Most Wanted ou à la Test Drive Unlimited. En gros, vous déambulez dans la ville en toute liberté et déclenchez des évènements (placés à chaque croisement) dès que vous le souhaitez. Ces épreuves sont de différents ordres : course, Road Rage (à base de Takedowns), traque (course d’échappées), Burning, cascades ou Showtime – ce dernier qui remplace malheureusement le mode Crash.

Criterion a mis le paquet sur l’environnement artistique de cet épisode : toute la DA est très stylée, avec un traitement des couleurs et des tons généraux très intelligent selon les environnements et actions. L’un des points marquants est également la gestion des accidents. Ceux-ci, mis en scène avec force effets de style, sont d’un réalisme hallucinant et presque inquiétant. La physique des voitures est juste parfaite. Vous l’aurez compris, non seulement Burnout Paradise est visuellement à la hauteur, mais en plus son frame-rate ne faiblit jamais. Pas de ralentissement, très peu de clipping, des temps de chargement invisibles : voici ce qui complète une copie technique juste excellente. Les petits malins reprocheront l’absence d’éléments humains (pilotes, piétons), mais ils feront vraiment du mauvais esprit…

C’est donc sur le gameplay que ce dernier épisode devait parachever le pari. Contre toute attente, Paradise s’en sort très bien. Il a de bonnes sources d’inspiration, certes, mais l’environnement libre offre un nouveau souffle à la série et sa maniabilité efficace y est plutôt bien transposée. Il faudra donc gérer avec une vitesse ébouriffante, notamment pendant les courses, pour parvenir au point d’arrivée. L’itinéraire conseillé par des indications discrètes (visuelles et sonores) n’est pas de trop, tant si on lâche la route des yeux une demi-seconde, on file à l’accident. Criterion a préféré ne pas laisser recommencer les épreuves afin que l’on pioche dans toute la ville de nouvelles missions. Ce choix se discute, il peut s'avérer parfois frustrant mais il a également ses avantages et on sent que c'est avant tout un choix de développeur.

C’est en revanche plutôt dommage que la progression soit aussi répétitive : avec 120 épreuves au total, il faut globalement refaire 2 fois chaque épreuve. Cela est dû au fait que le permis (et donc les missions) se remet à zéro régulièrement… un peu pénible à la longue. Heureusement, le mode multi rattrape le tout. Ce passage online est un véritable modèle d’intégration : sans chargement, sans bouger de la ville, par une simple pression sur la croix directionnelle. I-dé-al ! Alors coupez la voix de cette niaise de DJ Diabolika (qui ferait mieux de bosser son accent anglais insupportable) et filez dans les rues de Paradise City. Avec de l’arcade aussi pure et variée, on n’est pas loin du sans faute.

Ajout des motos

Mise à jour du 19/09/2008

Elle est annoncée depuis un bout de temps, cette mise à jour. Criterion n’a en effet pas lâché son Burnout Paradise une fois sorti. Car le suivi en ligne tient visiblement à cœur chez EA, qui propose rien de moins qu’un nouveau permis pour son jeu de course. Cette fois, ce sont les motos qui sont à l’honneur avec ce téléchargement. 4 bécanes sportives prêtes à arpenter à toute allure les avenues de Paradise City. Et avec elles, des nouvelles épreuves et un cycle jour/nuit plus esthétique qu’interactif.

Une fois les 500 Mo téléchargés, c’est quasiment un nouvel habillage qui s’offre au joueur. Le logo a été retravaillé et la page d’accueil nous distille pas mal d’informations. Mais c’est surtout la prise en main des brêlons qui chatouille. Très vite, on retrouve les sensations de Burnout Paradise à motos. La position du pilote (homme ou femme) est celle d’un coureur. On nous autorise les wheelings mais, malheureusement, pas les stoppies (ou alors je n’ai pas trouvé). L’ambiance est bonne et, ce que l’on perd en épreuves (logiquement, on oublie les takedowns et, en local, on est un peu esseulés), on le compense par de bonnes impressions. La vitesse notamment, ainsi que les sensations, sont là. C’est juste dommage que Criterion n’ait pas bossé de vues supplémentaires car l’absence de guidon et de cadrans en interne fait assez cheap.

Mais j'avoue, je fais la fine bouche pour une mise à jour qui, rappelons-le, est totalement gratuite (bien que réservée, pour l’instant, aux membres Gold du Xbox Live). Comparé à PGR4, par exemple, on a beaucoup plus de sensations mais moins de choix. Ce n’est clairement pas la même approche. En tout cas, cette update relance vraiment le jeu pour ceux qui l’ont déjà fini depuis de longs mois. Il y a pas mal de nouvelles heures de gameplay supplémentaires. On craignait que les mises à jour dans les jeux vidéo sur console servent à corriger des bugs et plantages de titres sortis en catastrophe. Avec Burnout Paradise, on a un contre-exemple idéal et gratuit. L’initiative est clairement à saluer.

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