Beautiful Katamari

Après deux versions PS2 et un Me & My Katamari sur PSP, c’est déjà la quatrième itération de Katamari Damacy sur consoles. 4 ans également que le concept est né dans l’imagination fertile de Keita Takahashi. C’est pourtant sans son approbation artistique que les suites ont vu le jour. Le créateur est d’ailleurs parti vers de nouvelles horizons, Noby Noby Boy pour ne pas le citer. Cette version 360 de Katamari se devait donc d’être un (dernier ?) hommage fidèle à l’idée originelle.

Fidèle, c’est l'idée... Beautiful Katamari se paye le luxe (ou le culot, c’est selon) d’une quasi-copie carbone des opus précédents. Le Roi du Cosmos et sa famille déjantée sont donc de retour, et le Prince Ôji (oui, comme le Prince du Tennis) rempile donc en poussant des Katamaris pour former des étoiles. Le concept est certes intact pour les néophytes de l’univers – et on les imagine nombreux sur X360, une console traditionnellement plus habituée à des clones de Gears of War qu’aux bizarreries bobos. Pour ceux qui ont déjà joué à un Katamari Damashii cependant, le copier-coller est au contraire, plutôt grotesque.

Lorsque j’ai lancé le jeu la première fois, j’ai halluciné. J’avais vraiment l’impression d’avoir transféré l’écran de ma PSP sur la télé. Les graphismes n’ont quasiment pas bougé depuis. Certes, le design ne réclame pas des effets spéciaux de haute volée, mais il y a un minimum, même pour Katamari. Quand on voit la pauvreté des textures et le faible nombre de polygones, il y a de quoi râler. Pas qu'on soit dans une compétition technique sur ce genre de jeux (cf. Rez HD), mais quand même... L’affront de cet épisode va jusqu’à montrer des ralentissements assez fréquents ; intolérable sur une console qui fait tourner Resident Evil 5.

Je préfère ne même pas parler de la musique (habituellement un point fort et délirant, ici réduite à de la soupe de conbini) ni du manque d'inspiration des environnements, déjà vus et revus. Beautiful Katamari est clairement un portage du par-dessus la jambe. Gros coup de gueule à Namco Bandai pour le coup. Des suites qui ne se fatiguent pas, on en connaît, mais à ce point c’est se foutre ouvertement de la gueule des joueurs.

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