Family Compo

Family Compo

Avec City Hunter et Cat’s Eye, le plus récent et plus court Family Compo est considéré comme le troisième bijou de Hôjô. Pas celui de famille, bien qu’il s’y agisse plus (de famille comme de leurs bijoux) que de panthères qui en un éclair savent bondir sans un bruit, ou d’une voiture qui surgit, un coup de frein, des pneus qui crient, voire un coup de feu qui retentit.

En effet, loin des détectives privés et des scènes d’action retentissantes, Family Compo la joue plus intimiste en mettant en scène l’intégration de Masahiko, un jeune homme de dix-huit ans, au sein d’une famille de travestis dans laquelle la mère et le père ont échangé leurs sexes.

Ainsi, l’histoire se basera plutôt sur les malentendus et situations rocambolesques issues de ce couple pas comme les autres, ou sur la relation de plus en plus ambiguë qui s’installe progressivement entre Masahiko et sa cousine de seize ans, Shion, fille des amusants travestis.

Si le script sort de l’ordinaire, et ça fait du bien quelque part, la mise en scène n’en décroche pas. Ainsi, bien que le tout soit géré et raconté avec une certaine justesse et un humour plutôt bon enfant, l’ensemble me paraît malheureusement un peu trop enrobé de bonnes intentions et de morale, et peut-être même pas assez sexy.

Toutefois, c’est un sujet pour le moins délicat qui a le mérite d’être traité sur le ton de l’humour, appui sur lequel Hôjô a vite trouvé ses marques grâce à ses notes très présentes dans Cat’s Eye et plus encore City Hunter. On ne pourra, à ce titre, que faciliter la capacité d’adaptation de l’auteur qui passe d’histoires de détectives à des sujets très graves (ses courts sur la Guerre de ’40), puis ici à des aventures beaucoup plus légères et romantique.

Le trait impeccable de l’auteur facilite d’ailleurs énormément la lecture et contribue à son intérêt tant, dans un autre style que Katsura, Hôjô saura dessiner la beauté séraphique des visages et corps de ses protagonistes féminins (saisissez l’ironie). Cela ne permet pourtant pas de supplanter Katsura sur ses plantes-bandes où il est tout aussi à l’aise graphiquement, et sans doute plus dans la mise en scène des situations amoureuses.

Alors malgré quelques petites longueurs et redondances chroniques, Family Compo reste un manga très agréable pour l’œil, facile à lire et relativement divertissant. Il touche un tout autre style que ses précédentes créations, mais constitue tout de même une œuvre fort intéressante, bien qu’à mon goût un poil en-dessous du niveau de ses autres productions.

Family Compo

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Posté le par Gael
Catégorie : Manga - Animé
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