
Bandeau sur le front. Fouet dans la main droite. Épée à la ceinture qui n’attend que d’être défourrée. Une frêle armure qui masque à peine une musculature imposante. Simon BELMONT débarque pour la première fois en 1986 sur Famicom Disk System, une NES très populaire au Japon qui fonctionne avec des disquettes. Bien décidé à vaincre les forces du mal, il arpente six niveaux (chacun divisé en trois parties) avant de rencontrer Dracula, Prince du Mal, Maître de Céans.
Sur son chemin, de nombreux opposants lui barreront la route. Chauves-souris, vampires, squelettes ne sont que quelques-uns des ennemis qui l’attendent. Car Dracula s’est entouré de monstres bien décidés à faire avaler son fouet à Simon : la Faucheuse alias la Mort, Frankenstein, Igor le Bossu, ou encore la reine Médusa. Pour les affronter, notre héros pourra utiliser couteau, hache, croix/boomerang, montre, et sa fiole d’eau bénite (une bombe dans la version originelle), alimentés par des cœurs qu’il ramassera au cours de son aventure.
Devant une difficulté toujours plus importante, et quelques raideurs de jeunesse dans la jouabilité (saut non contrôlable, fouet uniquement horizontal), les continue illimités ne sont pas de trop. Surtout qu’à chaque vie de perdue, toutes les upgrades accumulées disparaissent. Il faut donc profiter du sablier lors des affrontements, d’autant que c’est le seul Castlevania dans lequel cet item fonctionne contre les boss.
Qui a oublié aujourd’hui l’ambiance sonore d’Akumajô Dracula ? Cet opus propose pour la première fois des titres comme Vampire Killer, qui seront maintes et maintes fois remixés. Le Heart of Fire du stage final, malheureusement jamais repris, reste lui aussi absolument culte. Et l’on se souvient tous du grognement de Simon quand il se fait toucher par un ennemi, ou du bruitage des cœurs lorsque le joueur en attrape un. Konami avait réussi à imposer une certaine ambiance dès cet épisode, malgré un chip sonore de la Famicom forcément très limité.
À la fin de ce premier Castlevania, nous sommes en 1691 lorsque Simon met Dracula à terre (après un combat éprouvant par tant de difficulté), délivrant sa belle. Lorsque le Prince du Mal s’écroule, il maudit Simon et ses terres. La porte peut alors s’ouvrir pour une série qui deviendra mythique, et qui connaîtra tant d’adaptations sur de nombreuses consoles.












