Love Hina fait partie de ces séries cultes au Japon. Au même titre que l'ont été Captain Harlock, Dr. Slump, Dragon Ball, Doraemon, Card Captor, Pocket Monsters, Hunter x Hunter et One Piece ou encore Tennis no Ôjisama. Preuve en est le marketing foudroyant développé autour de cette série : après les manga et l'anime viennent les jeux vidéo, les figurines, les tee-shirts et tout un tas de produits dérivés n'ayant de limite que l'imagination des créateurs. Rien d'étonnant, alors, que la mode actuelle n'ait pas épargné Love Hina : après la diffusion des vingt-quatre épisodes et en raison de leur succès, des inédits (voir plus bas) ont été réalisés puis diffusés sur le marché du DVD. Alors, qu'est-ce qui fait de Love Hina une série si plébiscitée ? Facile : sa bonne humeur constante, son scénario délirant, ses filles sexy, son anti-héros attachant ; soit le bon vieux panel représentatif de la série de japanimation prête à cartonner. Et on en veut encore !

Le synopsis prend place autour de Keitarô, jeune homme d'à peine vingt ans, désireux de rentrer à la Tôdai (l'université de Tôkyô) pour satisfaire une promesse réalisée avec une amie quinze ans auparavant. Toutefois, malgré son évidente bonne volonté, Keitarô a déjà raté deux fois le concours d'entrée. La série démarre sur un concours de circonstances qui va mener "Kei-kun" à s'occuper de la pension et des bains Hinata, lieu rempli bien entendu de... jeunes filles. Inutile de vous dire que Love Hina n'est qu'un enchaînement de situations toutes plus délirantes les unes que les autres. Rien de bien original dans les actions : Keitarô va tomber un nombre incalculable de fois sur les filles toutes nues, se prendre des coups de poing, de pied et autres uppercuts démesurés, va tomber amoureux d'une des pensionnaires, etc. Peu d'inédit également dans la batterie des protagonistes. Après tout, cela ne gênerait même pas si les situations n'étaient pas comme ici encore plus exagérément délirantes qu'elles ont pu l'être dans les précédentes séries de genre similaire. Néanmoins, l'anime parvient tout de même à gérer plus d'une dizaine de protagonistes dans une homogénéité impressionnante. Bel effort, suffisamment rare pour être souligné.

Musicalement, si la bande sonore se fait discrète et peu innovante, elle reste convenable. A noter le générique fabuleux, interprété par HAYASHIBARA Megumi, qui reflète parfaitement l'esprit de la série. Côté seiyû, on a affaire à un travail quasi-parfait, tant dans le choix des acteurs que dans leur interprétation. L'ambiance de la série doit beaucoup à ce doublage.

Love Hina est un franc régal. Un pur divertissement complètement décalé. Et s'il reprend sans surprise tous les canons du genre, il les manie avec une telle aisance que la recette fonctionne à chaque nouvel épisode. Un petit plaisir !

Les OAV : Christmas, Spring, Again

Au nombre de six, ils complètent la série en reprenant les volumes suivant le huitième manga. L'épisode 25 n'a de particulier que sa non-diffusion à la télé, puisqu'il ne fait pas progresser le scénario. Focalisé sur Motoko, il aurait logiquement dû trouver sa place dans le premier tiers de la série TV. Les X-mas et Spring Special sont des épisodes bonus de quarante-cinq minutes comme on en fait pour toutes les séries animées à succès au Japon. D'une qualité globalement identique aux vingt-cinq premiers épisodes, il s'agit tout simplement d'épisodes suivant la fin de la série animée et ne faisant pas évoluer énormément le scénario. Les trois OAV, en revanche, marquent (jusqu'à nouvel ordre ?) la fin de la série animée. Pour l'occasion, leur qualité graphique a été revue à la hausse, et le chara-design a subi un gros lifting. Le charisme des persos s'en ressent fortement, et leurs visages apparaissent absolument magnifiques. Love Hina prend presque une nouvelle dimension avec cette évolution graphique. Côté intrigue, les trois OAV -dont le scénario se suit de l'une à l'autre- apportent un nouveau protagoniste très intéressant, et tenteront par-là même de rapprocher enfin Naru et Keitarô.

Détail amusant, pour ces épisodes supplémentaires : dans la mesure où ils ont été produits pour le marché du DVD, les auteurs ont bénéficié de libertés plus importantes face à un public plus axé otaku. Résultat : les protagonistes féminins ont pris dix centimètres de tour de poitrine, elles apparaissent souvent nues et/ou dans des positions suggestives, et elles vont même jusqu'à se caresser les seins, voire plus bas... Agréable, certes, mais presque trop pour le bon esprit de Love Hina.

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